L’activité Champagne de LVMH est repartie à la hausse au premier semestre 2026

Une hausse organique de 7 % du chiffre d’affaires en Champagne et vins laisse penser que les acheteurs aisés reviennent en Europe et au Japon après le recul de 2025.

28-07-2026

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L’activité Champagne de LVMH est repartie à la hausse au premier semestre 2026

LVMH a fait état d’un rebond de son activité Champagne et vins au premier semestre 2026, offrant un rare signal positif pour le marché du vin haut de gamme après une année 2025 plus faible.

Le groupe de luxe français a indiqué que sa division Champagne et vins avait enregistré une croissance organique de 7 % par rapport à la même période un an plus tôt. Le chiffre d’affaires publié pour cette activité est passé à 1,42 milliard d’euros, contre 1,39 milliard d’euros au premier semestre 2025. L’amélioration a été portée en grande partie par un redressement du Champagne, en particulier en Europe et au Japon.

Ce résultat marque un retournement par rapport à 2025, lorsque la division avait terminé l’année en baisse de 2,9 % par rapport à 2024. Pour une activité qui réunit certains des noms les plus connus du vin de luxe et du Champagne, ce retour à la croissance suggère que la demande sur le segment le plus haut de gamme du marché n’a pas disparu, même si consommateurs et producteurs continuent d’évoluer dans un environnement mondial difficile.

Le portefeuille Champagne et vins de LVMH comprend Moët & Chandon, Krug, Ruinart, Dom Pérignon et Veuve Clicquot, ainsi que des domaines tels que Cheval Blanc, Château d’Yquem, Domaine des Lambrays, Cloudy Bay, Bodega Numanthia, Terrazas de los Andes et Ao Yun.

Dans son activité plus large vins et spiritueux, qui comprend aussi des marques comme Hennessy, Glenmorangie et Ardbeg, LVMH a indiqué que le chiffre d’affaires organique avait progressé de 5 % au premier semestre et que le résultat opérationnel courant avait augmenté de 11 %. Le chiffre d’affaires de cette division plus vaste a atteint 2,59 milliards d’euros, pour un résultat opérationnel courant de 582 millions d’euros.

La société a indiqué que les cuvées de prestige en Champagne montraient des signes encourageants. Elle a également souligné la poursuite de la dynamique du cognac Hennessy en Chine après la période du Nouvel An lunaire, le lancement aux États-Unis de cocktails prêts à servir sous la gamme V.S. de Hennessy, ainsi que les progrès continus des vins rosés de Provence. LVMH a précisé que la discipline sur les coûts, l’attractivité des marques et l’innovation restaient des priorités centrales pour l’activité.

Pour le secteur des boissons, ces chiffres comptent car LVMH constitue l’un des indicateurs les plus clairs des tendances de consommation dans les alcools premium à l’échelle mondiale. La croissance du Champagne et des grands vins au sein d’un groupe de cette taille peut signaler une demande plus ferme de la part des acheteurs aisés sur les marchés clés, tandis que les gains dans le cognac, les cocktails prêts à boire et le rosé montrent où les grands groupes de boissons voient encore des marges de progression.

Ces résultats ont été publiés alors que LVMH annonçait un chiffre d’affaires total de 38,6 milliards d’euros pour le premier semestre 2026, dans ce qu’il a décrit comme un contexte de marché difficile ayant plus largement pesé sur le luxe.

Bernard Arnault, président-directeur général de LVMH, a déclaré dans un communiqué que le groupe avait démontré sa résilience et l’efficacité de sa stratégie. Il a indiqué que ses maisons étaient restées concentrées sur la qualité des produits et que certaines menaient des efforts de renouvellement créatif qui continuaient de renforcer leur attractivité. Il a ajouté que, tout en restant très attentif aux marges, le groupe abordait le second semestre avec une confiance renouvelée dans le potentiel à long terme de ses marques et de ses équipes.

Le rebond du Champagne devrait retenir l’attention des régions viticoles et des circuits de distribution, car il intervient après une longue période de prudence dans certaines parties du marché des boissons premium. LVMH a cité l’Europe et le Japon comme des zones où le Champagne s’est amélioré, ce qui suggère que des marchés matures bien établis contribuent à soutenir la croissance, même si les conditions restent inégales ailleurs.

Cette tendance pourrait être particulièrement pertinente pour les producteurs qui observent si les consommateurs reviennent vers les catégories festives après que l’inflation, le ralentissement de la croissance économique et l’évolution des habitudes de consommation ont pesé sur les volumes ces dernières années. Dans les boissons de luxe, où le pouvoir de fixation des prix est souvent plus fort que dans les segments de masse, même une stabilisation modeste des volumes peut avoir un effet disproportionné sur le chiffre d’affaires et les marges.

LVMH n’a pas communiqué de chiffres détaillés sur les expéditions de Champagne ni sur les volumes de vin dans son communiqué sur les résultats semestriels. Mais l’accent mis sur les cuvées de prestige indique que les étiquettes à plus forte valeur restent un moteur important de la performance. Cela correspond à une tendance plus large dans les boissons premium, où les entreprises ont misé sur les produits haut de gamme, les éditions limitées et les expériences de marque pour préserver leur rentabilité pendant les périodes plus faibles.

Les commentaires de la société sur l’innovation soulignent également la manière dont les grands groupes de boissons cherchent à concilier marques patrimoniales et formats plus récents. Le lancement aux États-Unis de cocktails prêts à servir sous l’étiquette V.S. de Hennessy montre comment les maisons de spiritueux établies tentent de capter la demande de consommateurs en quête de praticité sans renoncer à l’image premium.

Dans le même temps, la poursuite des gains du rosé de Provence suggère que les styles de vin plus légers, fortement positionnés sur le mode de vie, conservent leur dynamisme au sein des portefeuilles internationaux. Pour les producteurs et les importateurs, ce mélange de reprise dans des catégories de luxe classiques comme le Champagne et de croissance dans des segments premium plus accessibles pourrait orienter les décisions d’investissement jusqu’à la fin de l’année.

La mise à jour de LVMH ne lève pas l’incertitude plus large qui pèse sur la consommation ou sur les conditions du commerce mondial. Mais après le recul de l’an dernier dans sa division Champagne et vins, la hausse du premier semestre offre l’un des signes les plus nets à ce jour que certaines parties du haut de gamme du vin retrouvent de l’élan.

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