L’Irlande du Nord ouvre un deuxième examen statutaire des réformes des licences
La consultation recueille des avis jusqu’au 9 novembre 2026 sur les horaires prolongés, les licences de cinéma, les licences pour producteurs, les licences occasionnelles et les événements pour mineurs.
mercredi 16 septembre 2026
Le Department for Communities d’Irlande du Nord a ouvert le deuxième examen statutaire des réformes introduites dans le cadre du Licensing and Registration of Clubs (Amendment) Act (Northern Ireland) 2021, lançant un nouveau cycle de consultation sur des règles qui concernent les pubs, les clubs et d’autres établissements titulaires d’une licence dans toute la région.
L’examen porte sur des mesures entrées en vigueur les 6 avril et 1er juin 2022. Le département a indiqué que la loi de 2021 avait été mise en œuvre par étapes, d’où un processus d’examen mené par étapes. La législation a modifié à la fois la Licensing (Northern Ireland) Order 1996 et la Registration of Clubs (Northern Ireland) Order 1996, en actualisant une partie du cadre qui régit les établissements titulaires d’une licence et les clubs enregistrés.
En vertu de l’article 43 de la loi de 2021, le département doit examiner, dans les trois ans suivant leur entrée en vigueur, la mise en œuvre de chaque disposition et son efficacité. Les rapports issus de ce travail doivent ensuite être déposés devant l’Assemblée d’Irlande du Nord et publiés.
Ce deuxième examen comprend une démarche de participation du public destinée à recueillir les réactions des personnes et organisations touchées par les changements. Le département a lancé une série d’enquêtes en ligne et sollicite les réponses des titulaires de licences, des responsables de clubs et d’autres parties prenantes ayant une expérience directe de la manière dont les réformes fonctionnent dans la pratique.
Parmi les mesures évaluées figurent les pouvoirs permettant au département de désigner des grands événements suscitant un fort intérêt public. Ces pouvoirs peuvent servir à autoriser des prolongations temporaires des horaires d’ouverture autorisés. L’examen portera aussi sur l’introduction de nouvelles catégories de licences de débit de boissons pour les cinémas et pour les producteurs locaux de boissons alcoolisées.
D’autres dispositions examinées concernent la procédure de licence occasionnelle. Dans le cadre des réformes, la police peut assister aux audiences judiciaires sur ces demandes et demander au tribunal d’imposer des conditions précises. L’examen porte aussi sur les règles qui permettent à certains établissements titulaires d’une licence de demander à accueillir des événements pour des personnes de moins de 18 ans.
L’issue pourrait avoir des répercussions sur l’ensemble du secteur des boissons en Irlande du Nord, même si aucun changement de politique n’a été annoncé à ce stade. Les règles relatives aux horaires prolongés, aux événements spéciaux, aux licences occasionnelles et aux licences spécifiques aux producteurs peuvent influer sur la manière dont les pubs, les clubs, les brasseries, les distilleries et les autres entreprises du secteur des boissons alcoolisées planifient leur activité, leurs effectifs, leur conformité et leur calendrier d’événements. Si l’examen débouche finalement sur des changements, il pourrait modifier la façon dont les établissements et les producteurs structurent leurs opérations et les options qu’ils peuvent offrir à leurs clients.
Pour les cinémas, l’examen pourrait aider à déterminer si la nouvelle catégorie de licence fonctionne comme prévu et si elle a créé une voie pratique pour la vente d’alcool dans ce cadre. Pour les producteurs locaux de boissons alcoolisées, il pourrait aussi montrer si la catégorie de licence distincte a amélioré l’accès au marché ou réduit les obstacles administratifs. Ces questions devraient être suivies de près par les petites entreprises du secteur des boissons qui dépendent des ventes directes, des événements ou de l’activité liée au tourisme.
L’examen pourrait aussi attirer l’attention des établissements qui utilisent des licences occasionnelles pour des festivals, des événements privés ou des opportunités de vente ponctuelles. La participation de la police aux audiences judiciaires, ainsi que la possibilité d’assortir les licences de conditions spécifiques, peuvent influer sur la manière dont les exploitants préparent leurs demandes et gèrent les risques. Pour les clubs titulaires d’une licence et les exploitants de l’hôtellerie-restauration, la disposition relative aux événements pour mineurs constitue un autre domaine sur lequel le département semble chercher des éléments sur la façon dont les règles ont fonctionné depuis leur entrée en vigueur.
Le département a indiqué que les enquêtes resteront ouvertes jusqu’au 9 novembre 2026 via sa plateforme de consultation Citizens Space. Il encourage également les organisations à diffuser les informations relatives à la consultation auprès de leurs membres, en particulier les titulaires de licences de débit de boissons et les responsables de clubs enregistrés, afin que l’examen final reflète un large éventail de points de vue de la part des personnes touchées par les réformes.
De plus amples informations et l’accès aux documents de l’enquête sont disponibles sur la page de consultation du Department for Communities.