Sula Vineyards affirme que ses vins premium ont fait progresser de 2 % le chiffre d’affaires de ses marques propres en Inde

Les gammes Elite et Premium ont porté leur part des ventes à 78 %, après un recul de 10,5 % des gammes Economy et Popular

10-08-2026

Sula Vineyards a indiqué que son activité de vins de marque en Inde avait légèrement progressé au cours du trimestre d’avril à juin, mais ce faible gain de revenus masquait un changement plus marqué dans les achats des consommateurs. Le chiffre d’affaires net des marques propres de la société est passé à 104,3 crores de roupies, contre 102,3 crores de roupies un an plus tôt, soit une hausse de 2 %, selon un rapport trimestriel non audité publié le 6 août.

Le principal moteur a été la meilleure performance des vins les plus chers. Le chiffre d’affaires des gammes Elite et Premium de Sula a augmenté de 6,2 % à 81,2 crores de roupies, tandis que celui des gammes Economy et Popular a reculé de 10,5 % à 23,1 crores de roupies. L’écart entre ces deux tendances atteignait 16,7 points de pourcentage, signe d’un net glissement vers des bouteilles plus onéreuses au sein du portefeuille de l’entreprise.

Ce basculement a modifié de façon visible la structure des ventes. Les vins Elite et Premium représentaient 78 % du chiffre d’affaires des marques propres de Sula sur le trimestre, contre 75 % un an plus tôt. La hausse de 310 points de base laisse penser que la premiumisation se poursuit sur le marché indien du vin, du moins pour ce producteur, même si la demande sur le segment d’entrée de gamme s’affaiblit.

Sula est l’une des sociétés viticoles les plus suivies en Inde, si bien que ses résultats trimestriels sont souvent perçus comme un signal du comportement plus large des consommateurs dans la catégorie. Les derniers chiffres suggèrent que certains acheteurs sont encore disposés à monter en gamme, mais que la société perd du terrain sur les segments d’entrée de gamme. Le résultat est une activité qui progresse en valeur, mais seulement légèrement, tout en devenant plus dépendante des produits à plus haut prix.

L’évolution du chiffre d’affaires sur le trimestre montre comment cela s’est produit. Les gammes Premium et Elite ont ajouté 4,7 crores de roupies de ventes par rapport à l’année précédente. Les gammes Economy et Popular ont perdu 2,7 crores de roupies. L’effet net a été un gain de 2 crores de roupies pour les marques propres de Sula. Cela aide à expliquer pourquoi la croissance totale est restée limitée, même si les vins du haut de gamme ont affiché une hausse soutenue.

La société n’a pas publié les caisses ni les litres vendus par segment, si bien que le document ne permet pas de distinguer les effets du volume, des prix et du mix produit. Sans ce niveau de détail, il n’est pas possible de savoir dans quelle mesure la croissance des revenus premium est venue d’un plus grand nombre de bouteilles vendues, de prix plus élevés ou d’une autre combinaison de gammes au sein du portefeuille.

Même avec un meilleur mix de ventes, la hausse des coûts a pesé sur la rentabilité. Sula a indiqué que le coût consolidé des ventes a augmenté de 24 % sur le trimestre, à 35,5 crores de roupies contre 28,5 crores de roupies un an plus tôt. La marge brute consolidée a reculé de 5,5 points à 68,5 %. La société a précisé qu’environ 150 points de base de ce repli provenaient d’un coût moyen des raisins plus élevé.

Ce détail est important, car la montée en gamme soutient souvent les marges. Un producteur qui vend davantage de vin haut de gamme peut généralement améliorer son prix de vente moyen et, dans bien des cas, sa rentabilité. Dans le cas de Sula, le déplacement vers les vins Premium et Elite a amélioré le mix de ventes, mais n’a pas entièrement compensé la hausse des coûts des matières premières. La société a pointé les raisins, un intrant central de la production de vin, comme source de pression.

Les chiffres de marge doivent aussi être lus avec prudence. Sula présente sa marge brute sur une base consolidée, et cette ligne inclut son activité d’œnotourisme et d’autres activités, pas seulement les ventes de vin en bouteille. Cela signifie que la marge brute de 68,5 % ne reflète pas uniquement le vin, même si le principal changement commercial du trimestre concernait le mix de vin de marque vendu.

Pour le marché indien du vin, le rapport met en évidence une fracture de la demande. Les vins haut de gamme semblent tenir bon et gagner des parts au sein du portefeuille de Sula. Les vins moins chers évoluent dans le sens inverse. Cette tendance peut aider le chiffre d’affaires à se maintenir ou à progresser, mais elle peut aussi exposer les producteurs si les coûts agricoles continuent d’augmenter plus vite que les consommateurs ne sont prêts à les absorber par des hausses de prix.

Sula a communiqué ces chiffres dans un communiqué de l’entreprise et un rapport trimestriel datés du 6 août. Les résultats couvrent le trimestre d’avril à juin 2026 et ne sont pas audités.