29-06-2026

Le président Donald Trump a menacé d’imposer des droits de douane de 100 % sur les marchandises en provenance de tout pays qui adopte une taxe sur les services numériques visant les entreprises américaines, aggravant ainsi un différend commercial avec l’Europe qui pourrait de nouveau mettre en péril les exportations de vin français.
Dans un message publié vendredi sur les réseaux sociaux, Trump a déclaré que plusieurs pays européens se rapprochaient de la mise en place de taxes sur les grands groupes technologiques américains et a averti que toute telle mesure déclencherait une réponse immédiate de Washington. « Tout pays qui impose une telle taxe se verra immédiatement appliquer un DROIT DE DOUANE de 100 % sur tous les biens envoyés aux États-Unis d’Amérique », a-t-il écrit.
Trump a également déclaré que cette nouvelle menace tarifaire primerait sur les accords commerciaux existants ou en attente avec les États-Unis. Cette déclaration a ravivé l’incertitude autour de l’accord commercial entre les États-Unis et l’Union européenne conclu l’an dernier, qui plafonnait les droits de douane américains sur les biens européens à 15 % en échange d’une baisse à zéro des droits de douane des pays de l’UE sur les biens industriels américains.
Cet avertissement est intervenu un jour après que les pays de l’UE ont respecté la date limite du 4 juillet fixée par Trump pour réduire les droits de douane sur les biens américains, selon Reuters. Il a également suivi de nouvelles tensions avec la France au sujet de sa taxe sur les entreprises numériques, une question qui a à plusieurs reprises débordé sur des secteurs très éloignés de la technologie, notamment le vin et d’autres boissons.
Avant de se rendre à un sommet du Groupe des 7 en France, Trump avait déjà ciblé le vin français, affirmant que les États-Unis n’auraient « pas d’autre choix » que d’appliquer des droits de douane de 100 % si Paris ne supprimait pas sa taxe numérique. Cette menace antérieure a remis l’attention sur l’un des segments les plus exposés de l’économie exportatrice française : les expéditions de vin vers le marché américain.
Pour les producteurs, importateurs et distributeurs, le différend compte parce qu’une guerre tarifaire autour de la fiscalité numérique pourrait rapidement renchérir les bouteilles françaises vendues aux États-Unis, comprimant les marges tout au long de la chaîne d’approvisionnement et faisant monter les prix de détail. Même en l’absence de droits de douane, la seule menace peut déstabiliser les commandes, les plans de tarification et les décisions de gestion des stocks des entreprises du vin qui dépendent d’un accès stable au marché américain.
Le président français Emmanuel Macron a déclaré la semaine dernière, avant de rencontrer Trump au sommet du G7, que la France ne céderait pas à la pression de Washington et n’abandonnerait pas sa taxe numérique sur les grandes entreprises technologiques américaines. La France applique cette taxe depuis 2019.
La mesure française impose un prélèvement de 3 % sur les revenus générés en France par certains services numériques, notamment les places de marché en ligne et la publicité, lorsque les entreprises réalisent plus de 25 millions d’euros de chiffre d’affaires en France et plus de 750 millions d’euros dans le monde. L’an dernier, des parlementaires français ont proposé de doubler ce taux à 6 %, accentuant les tensions avec Washington.
Depuis des années, l’Office of the U.S. Trade Representative soutient que les taxes sur les services numériques ciblent injustement les entreprises américaines, qui dominent une grande partie du secteur technologique mondial. L’agence a menacé d’imposer des droits de douane de représailles non seulement contre la France, mais aussi contre la Grande-Bretagne, l’Autriche, l’Espagne et d’autres pays européens qui envisagent ou appliquent des taxes similaires.
Le dernier avertissement de Trump élargit cette pression en précisant que tout pays adoptant une telle taxe pourrait être confronté à des droits de douane généralisés sur l’ensemble de ses exportations vers les États-Unis. Cela constituerait une réponse bien plus large qu’un ciblage de produits sélectionnés et renforcerait les inquiétudes des exportateurs européens déjà confrontés à l’évolution de la politique commerciale américaine.
Pour la France, le vin reste l’un des produits les plus sensibles politiquement dans tout différend tarifaire avec Washington, car il s’agit à la fois d’une exportation majeure et d’un symbole de l’industrie nationale. Un droit de douane de 100 % réduirait fortement la compétitivité des vins français aux États-Unis en doublant de fait les coûts d’importation avant l’ajout des marges de distribution et de détail.
Ce risque dépasse les seules exploitations viticoles de Bordeaux, de Bourgogne ou de Champagne. Les importateurs, acheteurs de la restauration, détaillants et grossistes en boissons aux États-Unis pourraient eux aussi subir des perturbations si les droits de douane les contraignent à remplacer des étiquettes françaises, à renégocier des contrats ou à absorber des coûts plus élevés. Les vins effervescents, les vins tranquilles et les spiritueux haut de gamme français pourraient tous être sous pression si les représailles commerciales dépassent le stade des déclarations.
À un niveau plus large, la menace de Trump ajoute une nouvelle couche de tension aux relations économiques transatlantiques à un moment où les deux parties tentaient de stabiliser les règles commerciales après des mois de négociations. L’UE avait engagé ce que Reuters a décrit comme un long processus législatif pour honorer ses engagements au titre de l’accord de l’an dernier, après que Trump avait auparavant menacé de rétablir un droit de douane de 25 % sur les importations en provenance d’Europe, y compris les voitures.
Le différend s’est désormais recentré sur la fiscalité numérique, une question que les gouvernements européens considèrent comme faisant partie de leur effort pour taxer les grandes entreprises technologiques multinationales là où elles génèrent des revenus, tandis que Washington voit dans ces mesures une discrimination à l’encontre des entreprises américaines.
Aucun nouvel ordre tarifaire n’avait été annoncé dimanche au-delà de la menace publique de Trump. Mais ses propos ont signalé que si les gouvernements européens vont de l’avant avec des taxes sur les services numériques, des secteurs comme le vin pourraient une fois de plus devenir des dommages collatéraux dans un conflit né de la politique technologique et étendu au commerce, à l’agriculture et aux boissons.
Fondée en 2007, Vinetur® est une marque déposée de VGSC S.L. qui a une longue histoire dans le secteur du vin.
VGSC, S.L., dont le numéro de TVA est ESB70255591, est une entité inscrite au registre du commerce de Saint-Jacques-de-Compostelle, Spagna.
Email: [email protected]
Sede e uffici a Vilagarcia de Arousa, Galice.