Le gouvernement britannique maintiendra le Pubs Code en Angleterre et au pays de Galles.

La CAMRA a accueilli la décision avec prudence, estimant que la réforme promise doit donner à davantage de locataires liés le pouvoir de contester les règles d’approvisionnement en bière.

lundi 14 septembre 2026

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Le gouvernement britannique maintiendra le Pubs Code en Angleterre et au pays de Galles.

Le gouvernement britannique a décidé de maintenir le Pubs Code en vigueur en Angleterre et au pays de Galles et de le renforcer, suscitant un accueil mesuré de la Campaign for Real Ale, ou CAMRA, qui a déclaré lundi que cette mesure répond à certaines préoccupations de longue date concernant le beer tie, mais reste en deçà des changements plus larges qu’elle souhaite voir.

Le président de la CAMRA, Ash Corbett-Collins, a déclaré que le groupe de consommateurs était satisfait de voir le code maintenu, estimant qu’il reste nécessaire sur un marché où les grands brasseurs et les principaux groupes propriétaires de pubs exercent une influence considérable sur la bière qui arrive dans les pubs et sur les conditions dans lesquelles elle y parvient. Il a indiqué que la CAMRA souhaite désormais voir le détail des changements prévus par le gouvernement, en particulier sur la question de savoir si davantage de locataires de pubs liés pourront contester le beer tie.

Le Pubs Code constitue le principal ensemble de règles régissant la relation entre les grandes entreprises de pubs et les locataires de pubs sous contrat en Angleterre et au pays de Galles. Dans un dispositif lié, le locataire doit généralement acheter tout ou partie de la bière, et parfois d’autres boissons, auprès de l’entreprise de pubs ou de sa chaîne d’approvisionnement agréée. Les défenseurs du système estiment qu’il peut réduire les coûts d’entrée pour les locataires, mais ses détracteurs disent qu’il peut limiter le choix et faire grimper les coûts de gros. Le code est donc important non seulement pour les exploitants de pubs, mais aussi pour les brasseurs, les distributeurs et les consommateurs, car il peut influencer l’accès aux robinets et aux frigos, la gamme de bières vendues dans les pubs et les marges disponibles dans l’ensemble du circuit on-trade.

La CAMRA a estimé que les consommateurs ordinaires se voient refuser le choix et le rapport qualité-prix par les brasseurs mondiaux qui dominent le marché britannique de la bière, y compris par la manière dont la bière est fournie aux pubs. Ash Corbett-Collins a déclaré que le marché actuel reste « piloté par l’offre » et a soutenu que les exploitants, les brasseurs indépendants et les consommateurs sont tous perdants lorsque l’accès aux pubs est strictement contrôlé par de grands fournisseurs.

La réaction du groupe montre que l’annonce du gouvernement, bien qu’accueillie favorablement, devrait continuer à exercer une pression sur les ministres pour aller plus loin. La CAMRA a déclaré vouloir des « réformes plus audacieuses », notamment des droits à proposer une bière invitée pour les locataires liés. Une telle évolution pourrait permettre à davantage de pubs sous contrat de proposer au moins une bière provenant d’un approvisionnement extérieur à leur accord lié, une mesure qui, selon les militants, pourrait élargir le choix des consommateurs et créer de nouveaux débouchés pour les petites brasseries. Si elle était adoptée, elle pourrait affecter la concurrence dans le commerce de la bière en ouvrant davantage d’espace aux producteurs indépendants et en modifiant l’équilibre du pouvoir de fixation des prix dans les accords d’approvisionnement des pubs.

La CAMRA a également exhorté le Department for Business à publier les conclusions d’un examen distinct sur l’accès au marché de la bière pour les brasseurs indépendants. Cette demande met en lumière une question plus large que la seule protection des locataires : savoir si les petites brasseries peuvent concurrencer équitablement pour les affaires des pubs sur un marché où les contrats d’approvisionnement, les réseaux de distribution et les structures de propriété des pubs peuvent rendre difficile l’obtention de listings.

Les projets détaillés du gouvernement n’ont pas été précisés dans la déclaration de la CAMRA, et l’on ignore encore quelles modifications juridiques ou réglementaires seront apportées pour renforcer le code, dans quelle mesure les nouveaux droits s’appliqueraient, ou quand ils entreraient en vigueur. Ces détails auront de l’importance pour les locataires liés qui cherchent à savoir s’ils disposeront de davantage de poids dans les litiges d’approvisionnement, et pour les brasseurs qui tentent d’évaluer si de futures réformes pourraient améliorer l’accès aux comptoirs des pubs.

Cet examen est également important parce que le beer tie est au cœur de la manière dont la bière circule dans le secteur des pubs. Toute modification des règles peut avoir une incidence sur les prix payés par les pubs, sur les produits qu’ils sont autorisés à vendre et sur la rentabilité des tenanciers comme des producteurs. Pour une industrie des boissons déjà marquée par des marges serrées et la concurrence pour l’espace en rayon et au comptoir, même des ajustements réglementaires modestes peuvent avoir des effets plus larges sur la distribution et l’accès au marché.

La CAMRA a présenté la décision du gouvernement comme une première étape plutôt que comme une réponse définitive. Le groupe a déclaré attendre de voir si le renforcement promis du code se traduira par de nouveaux droits concrets pour les locataires et si les ministres agiront également sur la question distincte de l’accès des brasseurs indépendants au marché.

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