14-08-2026

Le Brésil a importé davantage de vin au premier semestre 2026, le vin conditionné représentant presque toute la hausse, selon les données commerciales de la SECEX Brésil analysées par le groupe espagnol de la filière vitivinicole OIVE.
Les importations ont atteint 79,4 millions de litres de janvier à juin, en hausse de 9,1 % par rapport à la même période un an plus tôt. En valeur, les achats ont grimpé à 234,3 millions d’euros, soit +5,9 %. Le prix moyen a reculé de 2,9 % à 2,95 euros le litre. Par rapport au premier semestre 2025, le Brésil a acheté 6,6 millions de litres de vin importé supplémentaires et dépensé 13,1 millions d’euros de plus, tout en payant en moyenne environ 9 centimes d’euro de moins par litre.
La hausse a été principalement portée par le vin conditionné, qui demeure de très loin la catégorie dominante dans le mix des importations brésiliennes. Ce segment a totalisé 76,6 millions de litres, en hausse de 10,3 %, et 216,1 millions d’euros, en hausse de 6,6 %. Il a représenté 96 % du volume total importé et 92 % de la valeur totale des importations au cours des six premiers mois de l’année.
Le Chili a consolidé son avance en tant que premier fournisseur étranger de vin du Brésil, en valeur comme en volume. Les expéditions chiliennes ont augmenté de 9,7 % en valeur, à près de 93 millions d’euros, et de 11,9 % en volume, à 39,2 millions de litres. C’est aussi le fournisseur qui a enregistré les plus fortes hausses absolues sur la même période de 2025, avec 8,2 millions d’euros de ventes supplémentaires et 4,2 millions de litres de plus. Malgré cela, le prix moyen du vin chilien vendu au Brésil a diminué de 2 % à 2,37 euros le litre.
L’Argentine a conservé la deuxième place, avec des exportations vers le Brésil d’une valeur de 39,9 millions d’euros, en hausse de 1,7 %, et un volume de 13,5 millions de litres, en hausse de 14,5 %. Le Portugal a suivi de près en troisième position, avec 36,6 millions d’euros, en hausse de 11,8 %, pour 13,2 millions de litres, en hausse de 6,2 %.
La France s’est classée quatrième en valeur, avec 27,5 millions d’euros, en baisse de 0,8 %, mais seulement sixième en volume, avec 3,1 millions de litres, en baisse de 1,6 %. L’Italie occupait la cinquième place en valeur, à 19,7 millions d’euros, en hausse de 7,2 %, et la quatrième en volume, à 4,8 millions de litres, en hausse de 2,2 %.
L’Espagne, qui cherche à renforcer sa position au Brésil, est tombée à la sixième place en valeur et à la cinquième en volume. Les exportations espagnoles de vin vers le Brésil ont reculé de 7,2 % en valeur, à 10,1 millions d’euros, et de 8,6 % en volume, à 3,5 millions de litres, au premier semestre. L’OIVE a indiqué que ce repli s’expliquait en grande partie par des ventes de vin effervescent plus faibles. L’Espagne a exporté 0,9 million d’euros de vin effervescent de moins vers le Brésil qu’un an plus tôt, soit une baisse de 31,3 %, tandis que le volume a reculé de 0,35 million de litres, ou 35,5 %, à 0,6 million de litres. Cela a ramené les exportations espagnoles de vin effervescent à 1,9 million d’euros et lui a fait perdre la première place en volume au Brésil, où la France est passée devant.
Les résultats de l’Espagne ont été plus solides pour le vin conditionné, sa principale catégorie au Brésil. Les ventes dans ce segment ont progressé de 1,3 % en valeur, à 8,1 millions d’euros, et de 1 % en volume, à 2,9 millions de litres, ce qui suggère que le recul plus large s’est concentré sur le vin effervescent plutôt que sur l’ensemble des segments.
Parmi les autres fournisseurs, l’Allemagne a affiché les plus fortes hausses au premier semestre, mais à partir d’une base faible. Les exportations de vin allemandes vers le Brésil ont bondi de 118 % en valeur et de 150,5 % en volume, faisant de l’Allemagne le neuvième fournisseur en valeur et le 10e en volume. Parmi les moins performants figuraient les États-Unis, dont les exportations ont reculé de 23 % en valeur et de 30 % en volume, ainsi que la Nouvelle-Zélande, qui a enregistré une chute particulièrement marquée de 47 % en volume.
Les chiffres du premier semestre s’inscrivent dans une tendance plus large d’expansion des importations de vin du Brésil. Sur une base glissante de 12 mois jusqu’en juin 2026, couvrant la période de juillet 2025 à juin 2026, les importations ont atteint 464,9 millions d’euros, en hausse de 3,1 %, et 171,7 millions de litres, en hausse de 6,1 %. Cela représente une augmentation de 14,1 millions d’euros et de 9,9 millions de litres par rapport aux 12 mois précédents.
L’analyse de l’OIVE sur la tendance de long terme montre que la valeur des importations de vin du Brésil a poursuivi sa progression et a atteint un niveau record sur les 12 mois jusqu’en juin 2026, à environ 465 millions d’euros. En volume, le tableau est plus contrasté. Les importations ont fortement augmenté sur les 12 mois clos en juillet 2021, lorsqu’elles ont atteint un record de série à 172,5 millions de litres, puis ont reculé à 145,4 millions de litres sur les 12 mois clos en février 2024. Depuis, les volumes se sont redressés à 171,7 millions de litres.
Ce rebond aide à expliquer pourquoi le Brésil reste étroitement surveillé par les pays exportateurs et les producteurs de vin. Au cours de la dernière décennie, il a été l’un des marchés d’importation de vin à la croissance la plus rapide. En comparant 2025 à 2015, le Brésil a augmenté ses importations de vin de 229,4 millions d’euros en valeur et de 83,2 millions de litres en volume, ce qui en fait une cible plus importante pour les fournisseurs d’Amérique du Sud et d’Europe, alors qu’ils se disputent des linéaires et des ventes en restauration dans la plus grande économie d’Amérique latine.
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