Les étiquettes des vins de l’UE se dotent de QR codes sur les bouteilles néerlandaises

De nouvelles règles imposent d’indiquer l’énergie et les allergènes sur la bouteille, tandis que les ingrédients et les informations nutritionnelles passent en ligne

18-05-2026

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Les étiquettes des vins de l’UE se dotent de QR codes sur les bouteilles néerlandaises

Les nouvelles règles européennes d’étiquetage du vin commencent à transformer ce que voient les consommateurs sur les bouteilles dans les magasins néerlandais : les producteurs doivent désormais faire figurer la valeur énergétique et les informations sur les allergènes sur l’étiquette physique, tandis que la liste complète des ingrédients et les données nutritionnelles sont renvoyées derrière un code QR.

Ces règles, entrées en vigueur le 18 mars dans le cadre du règlement (UE) 2026/471, s’appliquent aux vins nouvellement produits et s’inscrivent dans un ensemble plus large destiné à harmoniser les étiquettes de vin dans l’ensemble du bloc. En rayon, cela signifie qu’un petit symbole noir « E » pour l’énergie, ainsi que les mentions relatives aux allergènes, doivent désormais apparaître directement sur la bouteille. Pour les vins effervescents, la teneur en sucre doit également être indiquée. Pour le vin désalcoolisé, la date de durabilité minimale est ajoutée à l’étiquette.

Le reste des informations est numérique. Un code QR doit conduire les consommateurs vers la déclaration nutritionnelle complète, comprenant matières grasses, glucides, sucres et protéines, ainsi que la liste des ingrédients et des additifs. La Commission européenne a indiqué que ce système vise à offrir davantage de transparence aux acheteurs sans encombrer l’étiquette de détails techniques. Le code QR ne peut pas être utilisé à des fins publicitaires ni pour le suivi des données personnelles.

Ces changements introduisent également quatre catégories harmonisées pour les vins à faible teneur en alcool et sans alcool dans l’ensemble de l’UE. Selon ces nouvelles définitions, « sans alcool » peut être utilisé pour des vins titrant au plus 0,05 % d’alcool par volume. L’expression « vin désalcoolisé » s’applique aux produits titrant moins de 0,5 % vol. « Vin partiellement désalcoolisé » couvre les vins dont le titre alcoométrique est compris entre 0,5 % et le minimum requis pour leur catégorie, tandis que « allégé en alcool » désigne des vins contenant au moins 30 % d’alcool en moins que la teneur standard de ce type de vin.

Cette harmonisation compte pour les producteurs qui commercialisaient jusqu’ici des vins faiblement alcoolisés ou sans alcool sous différentes appellations nationales. Des marques comme French Bloom et Leitz Eins-Zwei-Zero disposent désormais d’un cadre juridique plus clair à l’échelle du marché unique.

L’un des changements les plus importants est que les noms européens protégés du vin peuvent désormais être utilisés pour des produits désalcoolisés. Avant cette modification, un vin bénéficiant d’une appellation d’origine protégée pouvait perdre ce statut s’il était désalcoolisé. Un Chianti ne pouvait pas légalement rester Chianti après suppression de l’alcool, et un Champagne à 0,0 % n’était pas autorisé dans l’ancien cadre. Le nouveau règlement permet aux vins AOP et IGP d’être désalcoolisés sans perdre leur protection géographique, à condition qu’ils soient correctement étiquetés et qu’un accès par QR code aux informations nutritionnelles et aux ingrédients soit prévu.

Pour les détaillants et importateurs néerlandais, l’effet immédiat est opérationnel. Les nouveaux stocks doivent se conformer au format actualisé, tandis que les bouteilles plus anciennes produites avant le 8 décembre 2023 peuvent continuer à être vendues au titre des dispositions transitoires jusqu’à épuisement des stocks. Les consommateurs devraient donc voir pendant quelque temps des rayons mixtes, avec d’anciennes étiquettes côtoyant des bouteilles portant le nouveau symbole « E » et le code QR.

Ce changement modifie aussi la manière dont les importateurs gèrent leurs ventes multilingues en Europe. Un seul code QR peut servir plusieurs marchés, réduisant certains coûts de réétiquetage pour les entreprises expédiant vers l’Allemagne, la Belgique et d’autres pays de l’UE. Mais la mise en conformité continue d’exercer une pression sur les lignes de conditionnement et la documentation produit, en particulier pour les petits importateurs qui ne disposent pas de grandes équipes réglementaires.

La refonte de l’étiquetage n’est qu’un volet d’un ensemble vitivinicole plus large qui traite aussi de l’adaptation au climat, de la surproduction et de la restructuration du vignoble. Ce paquet comprend un soutien accru de l’UE aux investissements climatiques dans les vignobles ainsi qu’un financement pour des mesures de crise telles que l’arrachage de vignes dans les régions en situation de surabondance. Les règles relatives aux droits de plantation ont également été prolongées par un examen périodique plutôt que par une date butoir fixe.

Pour les consommateurs néerlandais, toutefois, le changement le plus visible est déjà sur la bouteille : un symbole « E » là où il était auparavant plus difficile de trouver l’information calorique, un code QR pour les ingrédients et la nutrition, et des termes plus clairs pour les vins avec peu ou pas d’alcool.

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