L’OIV ouvre ses bourses de recherche viticole 2026, jusqu’à 50 000 €

Le programme cible la résilience climatique, la production durable, les pressions commerciales et les risques sanitaires dans l’ensemble du secteur vitivinicole mondial.

22-06-2026

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L’Organisation internationale de la vigne et du vin a ouvert les candidatures à son programme de bourses de recherche 2026, qui finance des projets liés aux principaux défis scientifiques, environnementaux et de marché du secteur vitivinicole mondial. Les candidatures doivent être déposées avant le 12 juillet et envoyées à [email protected].

L’OIV a indiqué qu’elle proposera deux types de bourses dans le cadre de son plan stratégique : des bourses de recherche à court terme d’une durée de six à quinze mois, avec un financement pouvant aller jusqu’à 15 000 €, et des bourses de recherche de trois ans pouvant atteindre 50 000 €. Le programme vise la formation postuniversitaire et la recherche, y compris les travaux doctoraux et postdoctoraux.

Les candidats éligibles doivent être titulaires d’un master ou avoir effectué au moins cinq années d’études universitaires sanctionnées par un diplôme, et être âgés de 40 ans ou moins. Ils doivent également être capables de lire et d’écrire dans l’une des langues officielles de l’OIV. Pour les bourses de trois ans, le candidat ne peut pas être salarié d’une entreprise.

L’OIV a précisé que le nombre de bourses attribuées dépendra de son budget annuel. Elle a également indiqué que les candidats doivent présenter un budget de recherche complet, incluant les dépenses prévues et les autres sources de financement, car le soutien de l’OIV peut couvrir seulement une partie ou la totalité des coûts du projet dans la limite des plafonds indiqués. Les bénéficiaires devront prouver qu’ils ont obtenu tout financement complémentaire nécessaire avant que les versements de l’OIV ne soient effectués.

L’organisation a indiqué que le programme est soutenu non seulement par ses propres fonds, mais aussi par un consortium d’entreprises vitivinicoles composé de Masi Agricola en Italie, Sogrape au Portugal, Viña Concha y Toro au Chili et Yalumba Family Winemakers en Australie. Elle a ajouté que les bourses de recherche dans le domaine de la santé seront sélectionnées, évaluées et financées exclusivement par l’OIV, sans intervention de tiers.

Les priorités 2026 couvrent quatre grands domaines. Le premier porte sur le changement climatique ainsi que sur la gestion de l’eau, des sols et de la biodiversité en vitiviniculture durable. Les thèmes incluent des indicateurs de biodiversité pour les écosystèmes viticoles, des outils pour améliorer la résilience face aux événements météorologiques extrêmes, l’agriculture de précision, des systèmes de prévision fondés sur l’IA, des techniques de réduction des gaz à effet de serre et de nouvelles méthodes de protection des plantes telles que la technologie RNAi, la biocontrôle et la lutte intégrée contre les ravageurs avec une moindre dépendance aux intrants chimiques, y compris le cuivre.

Un deuxième domaine est centré sur les avancées technologiques dans l’analyse du raisin et du vin, la transformation et le conditionnement. L’OIV recherche des travaux sur des procédés de production plus durables, l’emballage et l’acceptation par le marché pour des produits tels que les vins désalcoolisés et partiellement désalcoolisés. Parmi les autres thèmes figurent les transports à faible empreinte carbone et les matériaux d’emballage, les bouteilles en verre ultra-légères et les alternatives au verre, les modèles d’économie circulaire, les méthodes d’analyse du cycle de vie, l’analytique verte, ainsi que les systèmes numériques de traçabilité et de certification.

Un troisième ensemble de thèmes concerne la résilience sur l’ensemble de la chaîne de valeur du vin. L’OIV a cité la disposition des consommateurs à payer pour des attributs liés à la durabilité, les stratégies de communication autour du premiumisation, le rôle des vignobles dans les économies rurales et l’œnotourisme, le développement régional et la préservation des paysages. Elle a également inclus les obstacles commerciaux tels que les droits de douane, les restrictions non tarifaires, les règles d’étiquetage, les exigences en matière d’information sanitaire, les restrictions marketing, les indications géographiques, les marques et l’évolution des règles internationales en matière de durabilité.

Le quatrième domaine traite de la sécurité des consommateurs, de la nutrition, de la santé et de l’information. Les thèmes incluent les risques de contamination liés aux matériaux en contact avec l’emballage tels que les plastiques, les revêtements et les PFAS ; les substances chimiques toxiques et les microplastiques dans les produits vinicoles ; l’amélioration des normes d’emballage ; ainsi que les méthodes d’évaluation des risques. L’OIV a également invité à mener des recherches sur les effets de la consommation de vin et de produits dérivés du raisin sur des indicateurs sanitaires tels que la mortalité toutes causes confondues, le poids corporel, la longévité, les polyphénols et les maladies gastro-intestinales, ainsi que sur les habitudes de consommation d’alcool, les normes sociales, les recommandations en matière d’alcoolisation modérée ou non modérée selon le contexte local (drinking guidelines), les avertissements sanitaires sur l’étiquette (warning labels) et leurs implications politiques connexes.

Les candidatures doivent comprendre un formulaire dûment rempli avec une photographie, une description du centre de recherche d’accueil, un curriculum vitae détaillé, une proposition scientifique d’une à deux pages liée au plan stratégique de l’OIV, un budget global du projet ainsi qu’un projet prévisionnel de budget pour la bourse, une preuve d’identité, des copies des diplômes et trois références. Pour les projets de recherche, une référence doit provenir du directeur scientifique.

Selon le règlement de l’OIV, la priorité sera donnée aux projets soutenus par un centre de recherche. Les candidats doivent travailler sous la responsabilité directe d’un directeur scientifique, tandis que l’OIV désignera un référent scientifique issu d’un de ses organes pour suivre le projet avec l’institution d’accueil. Les candidats retenus devront présenter des résultats intermédiaires et finaux dans l’une des langues officielles de l’OIV lors des réunions officielles fixées par le secrétariat général et remettre un rapport final susceptible d’être publié par l’organisation.

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