Lark Distilling enregistre son premier recul trimestriel des ventes en huit trimestres, après des retards de lancement en Chine

Les ventes nettes de Lark ont reculé de 4,5 %, à 3,5 millions AUD, après des retards d’expédition vers la Chine et d’autres marchés asiatiques

mercredi 28 octobre 2026

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La série de hausses trimestrielles des ventes de Lark Distilling a pris fin au cours des trois mois clos en septembre, les retards en Chine et sur d’autres marchés asiatiques ayant pesé sur les exportations, selon un article publié mercredi 28 octobre par Food & Drink Business, qui cite la dernière mise à jour commerciale du producteur australien de spiritueux.

L’entreprise basée en Tasmanie a indiqué que ses ventes nettes du premier trimestre de l’exercice 2026/27 avaient baissé de 4,5 % sur un an, à 3,5 millions AUD. Ce recul met fin à huit trimestres consécutifs de croissance et marque un net changement par rapport à la hausse de 44 % sur un an enregistrée au trimestre clos en juin.

La principale pression est venue de l’étranger. Lark a indiqué que ses ventes internationales totales avaient reculé de 37,7 %, à 0,6 million AUD. Les ventes à l’exportation se sont établies à 50 000 AUD, contre une contribution bien plus importante au même trimestre un an plus tôt, lorsque l’entreprise avait expédié une première commande destinée à constituer des stocks. Selon des propos rapportés par Food & Drink Business, le directeur général de Lark, Stuart Gregor, a déclaré que le lancement en Chine avait pris plus de temps que prévu, l’entreprise intégrant un nouveau partenaire de distribution. Lark a également indiqué que les expéditions de réapprovisionnement vers d’autres marchés asiatiques avaient été retardées.

Ces éléments semblent indiquer un problème de calendrier de distribution plutôt qu’une baisse équivalente et avérée de la demande des consommateurs. Le trimestre en demi-teinte reflète le rythme de mise en place du circuit de distribution chinois et d’acheminement des produits sur le marché, et non un simple effondrement de l’intérêt de fond pour la marque. Cette distinction est importante pour une entreprise qui cherche à renforcer sa présence en Asie tout en poursuivant sa croissance sur son marché domestique.

Tous les circuits internationaux n’ont pas connu de ralentissement. Lark a indiqué que ses ventes dans le commerce de détail hors taxes à l’échelle mondiale avaient progressé de 32,3 %, à 0,6 million AUD, grâce notamment à de nouveaux points de distribution, dont l’aéroport Changi de Singapour. Cette amélioration a en partie compensé la faiblesse des exportations, sans toutefois empêcher le recul global de l’activité de l’entreprise à l’étranger.

Les ventes en Australie ont été plus solides. Les ventes nettes domestiques ont augmenté de 7,9 %, à 2,9 millions AUD sur le trimestre, montrant que le marché intérieur de l’entreprise a continué de croître malgré le ralentissement des expéditions internationales. Les ventes directes aux consommateurs, qui comprennent les revenus des établissements de Lark et de ses activités de commerce électronique, ont progressé de 16,4 %, à 2 millions AUD. Les ventes interentreprises ont reculé de 7,5 %, à 0,9 million AUD. Lark a attribué cette baisse au calendrier des expéditions au distributeur Spirits Platform, après une forte fin d’exercice 2025/26.

La mise à jour fait également état d’une évolution contrastée des flux de trésorerie. Lark a indiqué que les encaissements provenant des clients étaient passés à 6,9 millions AUD, contre 4,8 millions AUD au trimestre clos en juin, l’entreprise ayant encaissé des ventes importantes comptabilisées vers la fin de l’exercice 2025/26, notamment celles réalisées auprès de The Whisky Club. Dans le même temps, les paiements liés à la production et à l’exploitation ont plus que doublé, à 3,4 millions AUD. L’entreprise a expliqué cette hausse par le paiement des droits d’accise et des fournisseurs, lié à un important solde de dettes fournisseurs au 30 juin, ainsi que par des achats de stocks et d’emballages.

Les dépenses d’exploitation du trimestre se sont élevées à 1,16 million AUD. Les dépenses publicitaires et marketing sont restées stables à 1,5 million AUD, Lark ayant continué à soutenir sa gamme Signature. Gregor a déclaré que les indicateurs de consommation en Australie s’étaient améliorés au cours des six derniers mois : la notoriété assistée de la marque est passée de 8 % à 10 %, et la considération de 3 % à 5 %.

Lark a clôturé le trimestre avec 12,9 millions AUD de trésorerie, contre 14,3 millions AUD auparavant. L’entreprise disposait également d’une ligne de crédit de 5 millions AUD non tirée auprès de National Australia Bank. Son stock de whisky en cours de maturation restait d’environ 2,4 millions de litres, un indicateur clé pour un distillateur, car il reflète les volumes en maturation disponibles pour de futures mises en marché.

L’entreprise a entamé le nouvel exercice après avoir réalisé 18 millions AUD de ventes nettes en 2025/26, soit une hausse de 15 %. Lark est surtout connue pour son whisky, mais produit également du gin. Son ancrage en Tasmanie a contribué à façonner son identité sur le marché australien des spiritueux haut de gamme, mais le dernier trimestre a montré à quel point ses résultats à court terme restent sensibles au calendrier de la distribution internationale, en particulier en Chine et dans le reste de l’Asie.

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