La récolte 2026 de raisin de cuve en Californie pourrait être achevée à 80 % fin septembre, compliquant les négociations de contrat.

Ciatti a indiqué que des rendements inférieurs à la moyenne ont entraîné des achats ciblés de remplacement, mais que la faiblesse des ventes de vin et l’abondance de raisins non contractualisés continuent de limiter la demande.

lundi 14 septembre 2026

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La récolte 2026 de raisin de cuve en Californie progresse plus vite que d’ordinaire et les rendements sont globalement inférieurs à la moyenne, ce qui incite certains acheteurs de raisin à acheter avec prudence alors que le marché du vin dans son ensemble reste sous pression, selon un rapport de marché de septembre publié vendredi par Ciatti Company et Robert Selby.

Le rapport indique que le rythme précoce des vendanges s’est poursuivi dans tout l’État et que plus de 80 % de la récolte pourrait être achevée d’ici la fin septembre. Les viticulteurs, les caves et les courtiers disposeraient alors de moins de temps que d’habitude pour s’adapter à l’évolution des estimations de récolte et combler les manques d’approvisionnement avant la fin de la campagne.

Ciatti a indiqué que certains acheteurs de raisins sont entrés sur le marché pour remplacer des volumes manquants à mesure que la faiblesse des rendements, inférieurs à la moyenne, se précise. Mais le rapport a établi une distinction entre une récolte plus légère et une récolte réellement déficitaire. Il a indiqué qu’il est encore possible de trouver des raisins de remplacement, car une grande quantité de raisins reste sous contrat.

Cette dynamique importe, car elle suggère que la seule baisse des rendements n’a pas suffisamment tendu le marché pour éliminer un problème plus large de surabondance qui s’est installé dans le vin californien. Selon Ciatti, le problème de fond du secteur reste la faiblesse des ventes de vins en bouteille, qui continue de peser sur les contrats, les prix et la demande globale de raisins et de vin en vrac.

Le rapport décrit l’activité des acheteurs comme prudente plutôt qu’agressive. Il indique que des pertes à la récolte ou des tonnages inférieurs aux attentes ont poussé certains acheteurs à rechercher du raisin, mais il relève aussi que d’autres signaux de marché ne pointent pas vers un redressement marqué. L’activité sur le vin en vrac, les niveaux de contractualisation pluriannuelle et les prix montrent tous que le déséquilibre fondamental entre l’offre et la demande n’a pas changé de manière significative, précise le rapport.

Ciatti a relié ce déséquilibre aux ventes lentes au niveau des consommateurs. Le rapport indique que les volumes de ventes négatifs de produits finis restent le principal problème du secteur. Il fait également référence aux dernières données SipSource sur les sorties des grossistes américains et soulève la question de savoir si des signes de stabilisation commencent à apparaître, bien que l’aperçu envoyé par courriel ne fournisse pas de chiffres précis sur les sorties.

Le calendrier de la récolte cette année ajoute de l’urgence aux négociations en cours dans les vignes. Comme le dit le rapport, les discussions entre acheteurs potentiels et viticulteurs doivent être claires à ce stade de la saison. Ciatti a indiqué que les parties doivent s’accorder sur l’état dans lequel la parcelle doit se trouver avant la contractualisation du raisin, ainsi que sur le fait que le prix proposé couvre les derniers travaux culturaux encore nécessaires avant les vendanges.

Cet avertissement reflète les limites pratiques d’un accord conclu tardivement. Lorsqu’un acheteur intervient peu avant les vendanges, des questions peuvent rester sans réponse sur l’irrigation, la gestion de la canopée, la charge en raisins, l’état du fruit et le coût des dernières interventions dans la vigne. Avec moins de temps restant dans la saison, des désaccords sur ces détails peuvent rapidement peser sur la conclusion d’un accord.

Le rapport n’indique pas que des rendements plus faibles aient créé une rareté généralisée en Californie. Il suggère plutôt une situation plus nuancée. Certains acheteurs sont actifs parce que leurs hypothèses initiales de volume se sont révélées trop faibles, mais la quantité de fruits encore disponible et non engagée signifie que l’offre peut souvent être remplacée sans grande difficulté. La principale contrainte, a dit Ciatti, n’est plus seulement la disponibilité. C’est le calendrier.

Ce calendrier façonne aussi l’attention au-delà de la récolte 2026. Alors que les vendanges avancent rapidement vers leur achèvement et que le dernier trimestre de l’année approche, le rapport indique que le marché commence déjà à se tourner vers 2027. Ciatti a averti que les arrachages de vignes l’an prochain pourraient dépasser le volume arraché cette année si la demande en raisins ne s’améliore pas de manière significative d’ici la fin du premier trimestre.

Cette perspective souligne à quel point le ralentissement a été durable pour de nombreux viticulteurs. Si les caves et autres acheteurs n’augmentent pas leur demande avant vendange, davantage d’hectares pourraient être retirés de la production à mesure que les viticulteurs réagiront à des retours faibles et à des débouchés incertains. Le rapport présente ce risque comme une possibilité réelle plutôt que comme un scénario lointain.

Ciatti a également utilisé ce rapport pour encourager les acteurs du marché à faire connaître leurs positions tôt. Le cabinet a invité les viticulteurs à lui communiquer les raisins dont ils disposent et a demandé aux fournisseurs de vin en vrac d’inscrire leurs vins et de soumettre des échantillons afin que l’intérêt des acheteurs puisse être mis en relation rapidement au fur et à mesure qu’il se manifeste. La société de courtage a également demandé aux acheteurs potentiels de raisins d’enregistrer à l’avance leurs besoins potentiels afin que les viticulteurs puissent en être informés.

Le message du rapport renvoie à un marché actif, mais pas encore sain. Des rendements plus faibles créent des opportunités d’achats ciblés et pourraient soutenir certaines transactions de fin de saison. Néanmoins, les indicateurs plus larges cités par Ciatti suggèrent que le secteur viticole californien continue de faire face à une demande aval atone, à d’importants volumes non contractualisés et à une incertitude persistante quant à la quantité de production que le marché peut absorber.

Dans ce contexte, les dernières semaines des vendanges devraient être marquées par des délais serrés, des achats sélectifs et une attention soutenue à l’état des parcelles, aux conditions contractuelles et aux prix. Le rythme plus rapide qu’à l’accoutumée des vendanges a comprimé des décisions qui, les autres années, auraient pu s’étaler sur une période plus longue, laissant viticulteurs et acheteurs procéder à des ajustements dans une fenêtre plus étroite à mesure que la campagne 2026 de vendange et de pressurage touche à sa fin.

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