L’Union européenne approuve les vins rosés dans l’appellation Chianti DOP
La modification révise les règles de production concernant les assemblages de raisins, les sous-zones et l’élevage dans l’une des appellations viticoles les plus connues d’Italie
samedi 31 octobre 2026

Un avis publié vendredi 30 octobre au Journal officiel de l’Union européenne a annoncé l’approbation d’une modification ordinaire du cahier des charges de la Chianti DOP, selon la Fondazione Qualivita. Cette évolution actualise les règles de l’une des appellations viticoles les plus connues d’Italie et, surtout, ajoute les vins rosés aux styles couverts par le cahier des charges du Chianti.
La Fondazione Qualivita a indiqué que la modification élargissait la gamme de produits reconnus sous l’appellation, tout en préservant les normes de qualité et les traditions associées au Chianti. Selon l’organisation, cette mise à jour répond aux demandes du Consorzio del Chianti, qui représente les producteurs de l’appellation.
L’ajout du rosé constitue le changement le plus net apporté par le nouveau texte. Jusqu’à présent, le Chianti était principalement associé au vin rouge. En intégrant le rosé à la définition officielle de l’appellation, le cahier des charges révisé ouvre la voie à la production et à l’étiquetage de ce style sous le nom de Chianti, dans le respect des règles établies.
Selon les informations accompagnant la publication, la modification comporte également des changements techniques concernant la composition des raisins, les dispositions relatives aux sous-zones et les exigences d’élevage. Ces précisions sont importantes, car le cahier des charges définit les conditions d’utilisation d’une appellation protégée, les cépages et les pratiques œnologiques autorisés, ainsi que la manière dont les vins doivent être décrits avant leur mise sur le marché sous le nom protégé.
La mesure dépasse le seul cadre juridique. Le Chianti est l’un des noms viticoles italiens les plus connus sur les marchés à l’export, et toute modification de son cahier des charges peut avoir des conséquences sur la planification de la production, le positionnement des marques et le lancement de nouveaux produits. Pour la filière des boissons, l’inclusion du rosé pourrait permettre aux domaines de diversifier leurs gammes au sein d’une appellation bien établie, tandis que les autres ajustements pourraient influer sur la composition des assemblages, la présentation des vins issus des sous-zones et le calendrier de leur mise en marché.
La publication au Journal officiel de l’UE porte la modification approuvée à la connaissance du public à l’échelle européenne. Le Chianti est protégé dans le cadre du système de qualité de l’Union européenne en tant qu’appellation d’origine protégée, tandis qu’en Italie, il est régi par son propre cahier des charges. Ces évolutions sont suivies de près, car elles déterminent à la fois les obligations de conformité des producteurs et les conditions d’utilisation commerciale d’un nom fortement reconnu par les consommateurs.
Cette évolution intervient alors que le rosé reste une catégorie importante sur de nombreux marchés viticoles, notamment pour les producteurs qui cherchent à toucher des consommateurs en quête de styles plus légers et à répondre à une demande saisonnière plus large. Pour les producteurs de Chianti, le cadre révisé pourrait permettre de répondre à cette demande au sein de l’appellation plutôt qu’en dehors, tout en continuant de respecter les normes destinées à protéger l’identité de l’appellation.