Les ventes de vin dans les établissements de restauration gérés en Grande-Bretagne reculent pour la deuxième semaine consécutive en octobre
Le suivi de NIQ CGA fait état de baisses des ventes de vin sur un an de 6,3 % pour la semaine close le 10 octobre, puis de 3,2 % pour celle du 17 octobre en Grande-Bretagne
lundi 26 octobre 2026

Les ventes de vin dans les établissements de restauration et débits de boissons gérés en Grande-Bretagne ont reculé pour la deuxième semaine consécutive en octobre, selon de nouvelles données de CGA, l’unité de NielsenIQ, prolongeant un début de mois difficile pour une catégorie qui reste importante pour les importateurs, les distributeurs et les groupes de bars et de restaurants.
NIQ indique que les ventes de vin ont baissé de 6,3 % sur un an pour la semaine close le 10 octobre, puis de 3,2 % pour celle close le 17 octobre. Ces chiffres proviennent du Daily Drinks Tracker de l’entreprise et couvrent les établissements de restauration et débits de boissons gérés en Grande-Bretagne, un segment qui comprend les points de vente exploités par des opérateurs et des chaînes, mais pas l’ensemble des pubs, bars et restaurants.
La deuxième mesure fait toujours état d’un recul, mais celui-ci est moins marqué que le premier. L’écart entre les deux taux est de 3,1 points de pourcentage. Autrement dit, la baisse sur un an s’est réduite au cours de la deuxième semaine. Cela ne signifie pas que les ventes de vin ont progressé de 3,1 % d’une semaine à l’autre, et NIQ n’a pas publié de total pour la période qui permettrait d’estimer les pertes en valeur absolue.
NIQ a publié ces données le 23 octobre dans une mise à jour intitulée « Les ventes de boissons stables en ce début de mois d’octobre calme ». Dans ce contexte général, le vin figure parmi les catégories qui restent sous pression sur le marché de la consommation hors domicile. Les fournisseurs suivent de près la demande à court terme, car les tendances peuvent évoluer rapidement en fonction des dépenses des consommateurs, de la météo, des promotions et de la fréquentation.
Le rapport met en évidence la faiblesse d’un canal important pour de nombreux acteurs du secteur des boissons. Les fournisseurs de vin des professionnels de l’hôtellerie-restauration en Grande-Bretagne dépendent largement des restaurants, des bars et des établissements exploités par des chaînes pour leurs ventes, la visibilité de leurs marques et leur positionnement haut de gamme. Deux semaines consécutives de baisse ne suffisent pas à établir une tendance de fond, mais elles renforcent les signes d’une demande toujours irrégulière dans le secteur.
NIQ est une société internationale spécialisée dans la mesure des comportements des consommateurs. Elle indique exercer ses activités dans plus de 90 pays et servir environ 23 000 clients. Sa branche CGA Strategy est spécialisée dans le suivi de la consommation hors domicile et possède des bureaux à Manchester et à Chicago. L’envergure de l’entreprise donne à ses rapports une large visibilité dans le secteur des boissons, mais la taille mondiale de NIQ ne permet pas, à elle seule, de déterminer celle de l’échantillon spécifique utilisé pour ces données.
Cette distinction est importante pour interpréter les chiffres du vin. Le Daily Drinks Tracker est un indicateur commercial fondé sur un échantillon partiel du marché, et non une mesure exhaustive de l’ensemble des ventes de vin en Grande-Bretagne. La publication publique mentionne les variations sur un an pour les deux semaines, sans préciser les volumes vendus en litres ni le chiffre d’affaires du vin, et sans fournir suffisamment de détails pour déterminer si les baisses s’expliquent principalement par la diminution des volumes, la baisse des prix, l’évolution de la composition des ventes ou une combinaison de ces facteurs.
Les données constituent donc un indicateur récent plutôt qu’un état complet du marché. Elles montrent l’évolution récente d’un segment important de la restauration, mais ne représentent pas l’ensemble du marché national du vin, qui comprend aussi la vente au détail et d’autres circuits en dehors des établissements gérés. Elles ne permettent pas non plus de savoir si les résultats plus faibles se concentrent dans certaines régions du pays, certains types d’établissements ou certaines gammes de prix.
Malgré ces limites, les données hebdomadaires sur la restauration sont suivies de près, car elles peuvent révéler des changements de comportement des consommateurs avant la publication de rapports plus généraux. En Grande-Bretagne, les bars et les restaurants ont parfois évolué ces dernières années dans un contexte difficile, les ménages ayant ajusté leurs dépenses et les exploitants faisant face à des pressions sur les coûts. Le vin, qui dépend souvent des dépenses discrétionnaires et des repas pris à l’extérieur, peut être sensible à de modestes variations de la confiance des consommateurs et de la fréquentation.
Les dernières données indiquent que la pression persistait à la mi-octobre, même si le recul a ralenti au cours de la deuxième des deux semaines observées. Pour les producteurs et les importateurs qui vendent aux professionnels de la restauration en Grande-Bretagne, le signal est contrasté : la catégorie restait en baisse par rapport à l’année précédente, mais le recul était moins prononcé que la semaine précédente.
Le rapport public de NIQ ne fournit pas de chiffre cumulé pour le vin en octobre, ni de données permettant de calculer le montant total des pertes en livres sterling pour la catégorie sur ces deux semaines. Il ne propose pas non plus de ventilation permettant d’isoler l’effet des prix pratiqués sur les cartes ou des remises. En l’absence de ces précisions, la publication ne permet pas de déterminer si les consommateurs ont acheté moins de verres et de bouteilles, se sont tournés vers des options moins chères ou ont reporté leurs dépenses vers d’autres catégories de boissons.
Le rapport montre clairement que les ventes de vin ont reculé sur un an deux semaines de suite dans les établissements gérés de Grande-Bretagne, pour les semaines closes les 10 et 17 octobre, avec des baisses respectives de 6,3 % et de 3,2 %, selon le suivi de NIQ CGA. Pour un secteur qui s’appuie sur les données hebdomadaires comme indicateur précoce de la demande, cela signifie que le vin aborde la deuxième moitié d’octobre dans une situation moins favorable qu’un an auparavant.