Les ventes de vin aux États-Unis ont reculé de 5,1 % en volume sur les quatre semaines closes le 5 septembre.

Les achats du Labor Day ont porté une semaine de ventes à 376,5 millions de dollars, mais les données de détail montraient que la catégorie continuait de reculer.

vendredi 18 septembre 2026

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Les ventes de vin aux États-Unis ont reculé de 5,1 % en volume sur les quatre semaines closes le 5 septembre.

Les ventes de vin aux États-Unis ont bénéficié d’un bref coup de pouce grâce aux achats du Labor Day, mais les données de détail récentes montrent que la catégorie continue de reculer, tant en valeur qu’en nombre de bouteilles vendues.

Selon des chiffres NielsenIQ cités par Sommelier India, les ventes de vin dans les circuits hors domicile suivis par la société d’études ont atteint 376,5 millions de dollars durant la dernière semaine mesurée, en hausse de 3,5 % par rapport à la semaine précédente, les consommateurs ayant acheté pour des rassemblements du week-end férié. Cette progression a offert un regain de fin d’été aux détaillants et aux producteurs, mais elle n’a pas modifié la tendance générale.

Sur les quatre semaines closes le 5 septembre, les ventes de vin aux États-Unis ont reculé de 3,7 % en valeur et de 5,1 % en volume par rapport à la même période un an plus tôt, selon les données NielsenIQ. La baisse plus forte du volume suggère que le ralentissement ne tient pas seulement au fait que les consommateurs se tournent vers des bouteilles moins chères. Elle montre aussi qu’ils achètent globalement moins de vin.

La tendance était déjà visible avant la période des fêtes. Sur les quatre semaines closes le 22 août, NielsenIQ a indiqué que les ventes de vin en valeur avaient reculé de 3 % et que le volume avait baissé de 4,7 % sur un an. Ces résultats s’inscrivaient dans un recul plus large de l’ensemble des boissons alcoolisées, les consommateurs accordant davantage d’attention au rapport qualité-prix.

La faiblesse n’a pas touché le marché du vin de manière uniforme. Les vins tranquilles ont subi la pression la plus forte, tandis que les vins mousseux ont mieux résisté. Les chiffres d’août de NielsenIQ montraient un recul de 4 % en valeur et de 5 % en volume pour les vins tranquilles. Les ventes en valeur des vins mousseux restaient légèrement positives, même si le nombre de bouteilles vendues a très légèrement diminué.

Certaines marques ont continué d’afficher des gains malgré le repli général. Des données NielsenIQ citées par Sommelier India ont montré une croissance en valeur pour La Marca, Josh Cellars, Whitehaven et Kim Crawford dans les circuits de vente au détail suivis. Cela suggère que la demande n’a pas disparu dans la catégorie, mais qu’elle est devenue plus sélective.

Le ralentissement intervient alors que le vin fait face à une concurrence plus forte d’autres types de boissons. Les cocktails prêts à boire ont gagné des parts sur des occasions autrefois plus souvent réservées au vin, tandis que les produits sans alcool se sont développés à mesure que la modération devient plus courante. Dans certains États, les boissons au cannabis font aussi partie du paysage. La bière, les spiritueux, les cocktails en canette et les sodas premium se disputent les mêmes occasions de consommation, rendant le marché plus fragmenté.

Cela compte au-delà des rayons vin. Les États-Unis restent l’un des plus grands marchés mondiaux du vin, et les évolutions de la demande de détail américaine peuvent influer sur les décisions en matière de stocks, de promotions, de prix, d’emballage et d’exportations. Pour l’ensemble du secteur des boissons, un volume de vin plus faible pourrait peser sur la manière dont les distributeurs et les détaillants allouent l’espace en rayon, ainsi que sur la façon dont les producteurs planifient la saison des fêtes et les expéditions à venir.

Les données mettent aussi en lumière un défi pour les domaines qui va au-delà du prix. Si les consommateurs se contentaient surtout de passer à des produits moins chers, le volume se maintiendrait probablement mieux qu’il ne le fait. Or l’écart entre les ventes en valeur et les ventes en bouteilles indique qu’il y a moins d’achats, ce qui signifie que les producteurs de vin cherchent à défendre non seulement les niveaux de prix, mais aussi les occasions de consommation désormais disputées par d’autres catégories.

Pour les fournisseurs, cela pourrait se traduire par une pression accrue pour démontrer clairement la valeur au travers de l’identité de marque, des accords mets-vins, de la praticité ou d’un marketing fondé sur les occasions de consommation. Pour les détaillants, ces chiffres pourraient renforcer la prudence concernant les niveaux de stock et la stratégie promotionnelle, surtout dans un marché où une hausse ponctuelle liée au week-end férié n’a pas inversé le recul sous-jacent.

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