Des responsables de l’UE ont examiné l’avis de l’EFSA sur la sécurité du glycérol lors d’une réunion bruxelloise sur la politique vitivinicole

La discussion a associé une évaluation des risques liés à un additif alimentaire à des préparatifs en vue de prochaines décisions de l’OIV, qui façonnent souvent les règles européennes sur le vin.

01-07-2026

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Le Conseil de l’Union européenne a réuni son groupe de travail sur le vin et l’alcool le 25 juin à Bruxelles, rassemblant les délégations nationales pour examiner les évolutions récentes au sein de l’Organisation internationale de la vigne et du vin, connue sous le nom d’OIV, et pour discuter d’un nouvel avis en matière de sécurité alimentaire susceptible d’intéresser les producteurs de boissons dans toute l’Europe.

La réunion s’est tenue à 10 heures dans le bâtiment Justus Lipsius, le siège principal du Conseil à Bruxelles, selon l’avis diffusé par le Secrétariat général du Conseil le 18 juin. L’ordre du jour montre comment l’Union européenne prépare des positions communes sur des questions techniques et réglementaires touchant au vin et à l’alcool avant que les discussions n’avancent plus loin au niveau international.

Au centre de la session figurait une présentation de la présidence tournante sur les principaux résultats des réunions de l’OIV tenues en avril. Les délégués ont été invités à examiner les changements structurels et procéduraux proposés par le Comité exécutif de l’OIV, ou COMEX, liés à la mise en œuvre du Plan stratégique 2025-2029 de l’organisation. Ils ont également examiné des projets de résolutions de l’OIV parvenus à l’étape 7, un stade avancé du processus décisionnel de l’organisation, où les textes sont proches de l’adoption finale.

L’ordre du jour comprenait également les préparatifs de deux grands événements de l’OIV plus tard cette année : le 47e Congrès mondial et la 24e Assemblée générale. Les délégations devaient discuter des dates de réunion et des échéances pour octobre 2026, lorsque ces rassemblements devraient façonner les normes techniques et les orientations politiques utilisées par les pays producteurs de vin et les organismes du secteur dans le monde entier.

Pour le secteur vitivinicole européen, ces réunions du groupe de travail constituent souvent un premier signal de l’évolution possible de la réglementation. L’OIV ne légifère pas pour l’Union européenne, mais ses normes scientifiques et techniques pèsent à Bruxelles comme dans les capitales nationales. Ses résolutions peuvent influencer les règles relatives aux pratiques œnologiques, à l’étiquetage, aux méthodes d’analyse, aux définitions des produits et aux critères commerciaux. Lorsque les États membres de l’UE coordonnent leurs positions avant les votes de l’OIV, producteurs, exportateurs et organisations professionnelles suivent cela de près, car ces positions peuvent ensuite alimenter le droit européen ou des orientations administratives.

Un autre point à l’ordre du jour du 25 juin renvoyait à une question de sécurité alimentaire plus immédiate. Les délégués ont échangé sur un avis scientifique de l’Autorité européenne de sécurité des aliments concernant la sécurité de l’exposition aiguë au glycérol, également connu sous le nom d’additif alimentaire E422, provenant des boissons. Le glycérol est utilisé dans certaines parties de l’industrie alimentaire et des boissons à des fins techniques, et l’évaluation de l’EFSA pourrait influencer la manière dont les régulateurs considèrent les niveaux d’exposition acceptables, en particulier dans les produits où les habitudes de consommation peuvent entraîner des pics d’ingestion à court terme.

Le fait d’avoir inscrit l’avis de l’EFSA aux côtés des dossiers de l’OIV suggère que les responsables de l’UE considèrent l’évaluation scientifique des risques et l’élaboration de normes internationales comme des volets liés d’un processus réglementaire plus large pour les boissons alcoolisées. Aucune décision législative n’était prévue lors de cette réunion, mais de tels échanges aident souvent à définir les préoccupations des États membres avant l’émergence de propositions formelles de la Commission européenne ou avant l’adoption de positions communes dans les enceintes internationales.

L’avis officiel identifiait la réunion sous le numéro 366811 et précisait qu’elle se tiendrait selon une formule de salle 1+2, ce qui signifie que chaque délégation pouvait y participer avec un représentant principal et deux participants supplémentaires. Le document a été publié sous la référence du Conseil CM 3096/1/26 REV 1 et mentionnait notamment l’agriculture, l’organisation des marchés agricoles et les questions liées à l’OIV.

Un rapport du Conseil daté du 25 juin a également été diffusé aux délégations sous la référence ST 11049 2026 INIT. Ce document confirme que le groupe de travail sur le vin et l’alcool s’est réuni comme prévu à cette date sous l’autorité du Secrétariat général du Conseil. Ces rapports servent généralement de partie intégrante du dossier interne utilisé par les États membres pour suivre les discussions et préparer les travaux de suivi.

Le groupe de travail sur le vin et l’alcool est l’un des plusieurs organes spécialisés par lesquels les gouvernements de l’UE coordonnent leurs positions techniques avant que les sujets n’atteignent les ministres ou ne s’inscrivent dans des négociations plus larges. En pratique, une grande partie du travail détaillé qui façonne la future politique du vin est menée à ce niveau. Les discussions peuvent porter sur tout, des pratiques œnologiques et des normes de composition aux évaluations liées à la santé susceptibles d’affecter les ingrédients ou les auxiliaires technologiques utilisés dans les boissons.

Cela compte pour un secteur soumis à des pressions venues de plusieurs directions à la fois. Les producteurs européens de vin font face à l’évolution des habitudes de consommation, aux défis de production liés au climat et à un examen plus strict des allégations de santé, des additifs et de l’étiquetage. Dans le même temps, ils restent profondément liés aux marchés d’exportation, où l’alignement sur les normes internationales peut faciliter les échanges ou réduire les litiges sur les catégories de produits et les méthodes de production.

La réunion du 25 juin n’a annoncé aucune nouvelle règle. Mais son ordre du jour a clairement montré que Bruxelles organise activement sa réponse aux prochaines décisions de l’OIV tout en examinant de nouveaux avis scientifiques pertinents pour la sécurité des boissons. Pour les exploitations viticoles, les organisations professionnelles et les conseillers réglementaires, cette combinaison offre un aperçu utile de ce qui pourrait façonner les débats politiques dans les mois à venir.

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