11-08-2026

Un négociant français de vins fins a diffusé mardi une nouvelle liste de vente articulée autour de crus classés du Médoc, proposant des bouteilles allant du millésime 2021 au 1982 et signalant une demande toujours soutenue pour des Bordeaux matures bien notés sur le marché secondaire.
L’offre émanait de SoDivin, une société basée à Aigues-Vives, dans le sud de la France, qui se présente comme spécialiste des vins fins et des vieux millésimes depuis 2001. Dans son envoi, l’entreprise indiquait que la sélection couvrait des crus classés du Médoc notés 95+/100, toutes les bouteilles étant affichées comme disponibles à 100 %. Elle mettait aussi en avant l’expédition le jour même avant 14 heures, la livraison le lendemain et un conditionnement protecteur conçu pour les vins anciens, un aspect du métier devenu essentiel pour les marchands qui vendent des bouteilles fragiles au-delà des frontières.
La liste mettait l’accent sur certaines des appellations les plus connues de Bordeaux, dont Pauillac, Saint-Julien, Saint-Estèphe et Margaux. Elle incluait aussi Château Haut-Brion de Pessac-Léognan, un premier cru classé situé hors du Médoc mais appartenant au sommet historique de Bordeaux. Les vins couvraient les classifications de premier à cinquième cru classé, avec des prix indiqués en euros, départ chai et hors TVA.
Parmi les bouteilles les plus jeunes, SoDivin proposait un Château Calon Ségur 2021 de Saint-Estèphe, troisième cru classé, à 100 €, avec quatre bouteilles disponibles. Le Château Montrose 2021, deuxième cru classé de la même appellation, était affiché à 125 €, avec 12 bouteilles en stock. À Saint-Julien, le Château Léoville Poyferré 2015, deuxième cru classé, était proposé à 108,33 €, et la société indiquait 34 bouteilles disponibles, l’un des plus gros lots de la liste. Un Château Ducru-Beaucaillou 2014, autre deuxième cru classé de Saint-Julien, était affiché à 150 €, tandis que le Calon Ségur 2014 était proposé à 115 €.
Le millésime 2010 était représenté par Château Giscours de Margaux à 100 € et Château Léoville Poyferré à 120 €. Ce sont deux vins qui ont déjà leurs amateurs parmi les collectionneurs et les acheteurs de restaurants à la recherche de bouteilles qui commencent à entrer dans une fenêtre de dégustation plus ouverte tout en conservant des noms prestigieux.
Plus en arrière, la liste entrait dans les millésimes qui définissent une grande partie du commerce moderne des vins fins. Un Château Calon Ségur 2009 était proposé à 120,83 €, tandis qu’un Château Léoville Poyferré 2009 était affiché à 170,83 €. À partir de 2007, SoDivin proposait un Château Pichon Longueville Comtesse de Lalande de Pauillac à 140 €. Le millésime 2005, l’une des années de référence du siècle à Bordeaux, apparaissait avec Château Grand-Puy-Lacoste à 110 € et Château Pichon Longueville Baron à 175 €.
Les bouteilles les plus chères commençaient à apparaître dans les millésimes plus anciens. Château Latour 2000, un premier cru classé de Pauillac, était affiché à 900 €, avec six bouteilles disponibles. Château Mouton Rothschild 1996 était listé à 710 €, avec un stock inhabituellement important de 22 bouteilles pour un vin de cet âge. Château Margaux 1995 était proposé à 520,83 €. La liste incluait aussi un Château Lafite Rothschild 1990 en magnum à 2 375 €, le prix le plus élevé de l’envoi, bien qu’une seule bouteille soit disponible.
La section 1990 soulignait la prime accordée aux années célébrées et aux grands formats. À côté du magnum de Lafite, SoDivin listait un Château Grand-Puy-Lacoste 1990 à 250 €, un Château Léoville Las Cases 1990 à 341,67 €, un Château Léoville Poyferré 1990 à 350 € et un Château Pichon Longueville Baron 1990 à 320 €. En 1989, le Château Lynch-Bages était affiché à 329,17 €. Le millésime 1988 comprenait un Château Cos d’Estournel à 165 € et un autre Lynch-Bages à 130 €.
Pour les acheteurs qui s’intéressent aux vieux premiers crus classés, la liste comprenait un Château Haut-Brion 1986 à 525 € et un Château Haut-Brion 1982 à 1 025 €. Le Château Mouton Rothschild 1982, l’une des bouteilles phares de l’offre, était affiché à 1 525 €, avec 11 bouteilles en stock. Le Château Lynch-Bages 1982 était listé à 325 €. Ces chiffres plaçaient l’offre du négociant bien dans la partie du marché où la provenance, l’historique de stockage et l’état de la bouteille comptent souvent autant que l’étiquette elle-même.
Ce point se retrouvait dans la manière dont la société présentait les vins. L’e-mail mettait l’accent sur des photos haute définition des bouteilles disponibles en ligne ou sur demande, et indiquait que les bouteilles étaient « précisément décrites et illustrées ». Pour les vieux Bordeaux, ce type de documentation est devenu une exigence de base pour de nombreux clients particuliers et acheteurs professionnels, surtout lorsque les niveaux de remplissage, l’état de l’étiquette et l’usure de la capsule peuvent avoir un effet direct sur le prix.
La liste montrait aussi à quel point la disponibilité peut être inégale dans le commerce des vieux millésimes. Certains vins étaient proposés à l’unité, comme le Pichon Baron 2005, le Lafite magnum 1990, le Léoville Las Cases 1990, le Pichon Baron 1990, le Lynch-Bages 1989 et le Lynch-Bages 1988. D’autres étaient disponibles en plus grandes quantités, notamment 34 bouteilles de Léoville Poyferré 2015, 22 bouteilles de Mouton Rothschild 1996, 20 bouteilles de Giscours 2010 et 15 bouteilles de Léoville Poyferré 1996.
L’envoi présentait les vins comme « 95+/100 », mais sans préciser quels critiques ou quelles publications avaient attribué ces notes. Sur le marché des vins fins, ce détail peut peser autant que le chiffre lui-même sur la confiance des acheteurs, les négociants s’appuyant souvent sur un mélange de notes provenant de publications comme Wine Advocate, Vinous, James Suckling ou Wine Spectator. Sans source nommée, le seuil de notation servait davantage de filtre de qualité perçue que de référence pleinement documentée.
Malgré tout, cette publication donnait une vue claire de la manière dont un négociant spécialisé positionne aujourd’hui Bordeaux : des crus classés jeunes à des points d’entrée proches de 100 €, des seconds crus matures dans les quelques centaines d’euros et des premiers crus de prestige de 2000, 1996, 1990 et 1982 à des niveaux nettement plus élevés. SoDivin a indiqué que les acheteurs pouvaient demander directement des images des bouteilles à son équipe commerciale par e-mail, téléphone ou WhatsApp, avec expédition depuis sa cave en France.
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