30-06-2026

Les importateurs et distributeurs de vin américains font pression sur le gouvernement fédéral pour qu’il exclue le vin d’une nouvelle série de droits de douane potentiels, estimant que les bouteilles importées représentent 60 % à 70 % de l’activité de nombreux vendeurs et contribuent à dynamiser les ventes sur l’ensemble du marché américain du vin.
Cet appel émane de la U.S. Wine Trade Alliance, qui recueille des signatures parmi les membres du secteur pour une lettre adressée aux responsables fédéraux, alors que l’administration Trump examine l’opportunité d’imposer des droits supplémentaires de 10 % sur certains produits provenant de plusieurs régions du monde, dont l’Union européenne. Le vin n’est pas explicitement inclus à ce stade, mais le groupe estime qu’il pourrait malgré tout être concerné à mesure que l’examen progresse au sein du Office of the United States Trade Representative.
Dans son appel au secteur, l’alliance a indiqué que de nombreux négociants américains en vin ne peuvent pas vendre avec succès du vin domestique sans un solide portefeuille d’étiquettes importées. Elle a précisé que les vins importés génèrent souvent jusqu’à 60 % à 70 % de la rémunération des représentants commerciaux et des négociants, en raison d’une demande soutenue pour les marques étrangères et parce que les importations offrent une gamme plus large de styles et de niveaux de prix que les seuls producteurs américains ne peuvent proposer.
L’argument du groupe va au-delà du simple volume. Dans sa lettre, il affirme que le vin est une catégorie mondiale dans laquelle les produits ne sont pas interchangeables, et que les vins importés donnent aux détaillants et aux restaurants l’équilibre, la crédibilité et la diversité dont ils ont besoin pour constituer des cartes et des rayons qui laissent aussi de la place aux vins américains. Selon lui, les producteurs et régions étrangères reconnus créent des points de référence qui aident les négociants à expliquer le style, la tradition et l’origine aux acheteurs, ce qui facilite le positionnement des vins américains dans une conversation plus large.
L’examen actuel des droits de douane est lié à des enquêtes menées au titre de la Section 301 sur des mesures adoptées par des gouvernements étrangers pour lutter contre le travail forcé. Selon l’alliance, les responsables fédéraux ont demandé des observations non seulement sur les taux de droits proposés, mais aussi sur les produits qui devraient être inclus ou exclus et sur la question de savoir si des droits sur des biens spécifiques seraient pratiques et efficaces. Il a également été demandé à ceux qui sollicitent des exclusions d’expliquer si les droits de douane pourraient provoquer de graves perturbations de l’approvisionnement ou un préjudice plus large à l’économie américaine.
Ce cadre a offert aux importateurs de vin l’occasion de relancer un argument de longue date : les droits de douane sur le vin importé ne touchent pas uniquement les producteurs étrangers. L’alliance affirme qu’ils affecteraient directement les entreprises, les travailleurs et les consommateurs américains dans les 50 États.
Le groupe a demandé aux membres du commerce du vin américain de signer la lettre avant le 3 juillet afin qu’elle puisse être déposée le 6 juillet, date limite fixée pour cette phase d’examen. Il prévoit également de participer à une prochaine audition du USTR sur le sujet, avec des intervenants issus de différentes parties du secteur.
Parmi les personnes attendues pour témoigner figure Neal Rosenthal, qui s’exprimera du point de vue d’un importateur américain. Tim Mondavi doit intervenir en tant que producteur de vin américain. Kevin Parks, de Grassroots Wine en Caroline du Sud, devrait expliquer comment le vin importé soutient les emplois commerciaux, les entreprises locales et les clients tout au long du système de distribution à trois niveaux.
Le message de l’alliance reflète à quel point les vins importés et les vins domestiques sont devenus étroitement liés aux États-Unis. Les vins européens, en particulier ceux d’Italie et de France, restent centraux dans de nombreux portefeuilles utilisés par les grossistes, les détaillants et les acheteurs de restaurants. Pour les entreprises de boissons plus largement, toute extension des droits de douane pourrait augmenter les coûts, restreindre les choix d’approvisionnement et exercer une pression sur les stratégies de prix dans l’ensemble des programmes vin, avec d’éventuels effets de ricochet pour les restaurants, les distributeurs et les magasins qui s’appuient sur les produits importés pour attirer les clients et soutenir les ventes globales de boissons.
Le débat intervient aussi à un moment sensible pour un secteur déjà confronté à un ralentissement de la demande dans certains segments, à l’évolution des habitudes de consommation et à une pression sur les marges. Importateurs et négociants affirment que des droits supplémentaires rendraient plus difficile le maintien d’un assortiment à des prix accessibles, tandis que les producteurs américains qui leur sont favorables soutiennent que la diminution des références importées peut aussi affaiblir l’intérêt pour les catégories de vin dans leur ensemble, plutôt que de réorienter clairement la demande vers les bouteilles américaines.
Pour l’instant, l’administration n’a pas annoncé si le vin serait ajouté à une liste finale de droits de douane. Mais la dernière initiative de la U.S. Wine Trade Alliance montre à quel point importateurs, distributeurs et même certains producteurs américains prennent cette éventualité au sérieux, alors que les responsables fédéraux du commerce se rapprochent de leur prochaine décision.
Fondée en 2007, Vinetur® est une marque déposée de VGSC S.L. qui a une longue histoire dans le secteur du vin.
VGSC, S.L. est une entité inscrite au registre du commerce de Saint-Jacques-de-Compostelle, Spagna.
Email: [email protected]
Sede e uffici a Vilagarcia de Arousa, Galice.