Top 10 des importateurs mondiaux de vin

Selon l’OIV, plusieurs grands marchés — dont les États-Unis, la Grande-Bretagne et la Chine — ont acheté moins de vin dans un contexte de demande affaiblie.

22-05-2026

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Les importations mondiales de vin ont reculé en 2025

Le secteur mondial du vin est entré en 2025 sous pression, avec des volumes et des valeurs du commerce en repli sur plusieurs grands marchés, selon le rapport annuel de l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV) publié ce mois-ci.

Le rapport, qui suit la production, la consommation et le commerce extérieur, montre que certains des plus grands importateurs mondiaux de vin ont acheté moins en 2025 qu’un an plus tôt, même si quelques pays sont restés stables ou ont enregistré de modestes hausses dans certaines catégories. Les données pointent vers un marché encore en phase d’ajustement face à une demande plus faible, à l’évolution des habitudes de consommation et à des performances inégales entre vins tranquilles en bouteille, vins effervescents et vins en vrac.

L’Allemagne est restée le premier importateur en volume parmi les pays ayant importé au moins 2 millions d’hectolitres en 2025, avec 12,9 millions d’hectolitres, un niveau inchangé par rapport à 2024. La valeur de ses importations est également restée autour de 2 milliards d’euros. Le marché allemand était dominé par le vin en vrac, qui représentait 54 % des importations en volume et 18 % en valeur. Le vin en bouteille comptait pour 39 % du volume et 63 % de la valeur, tandis que le vin effervescent représentait 5 % du volume et 17 % de la valeur.

Les États-Unis ont importé 12 millions d’hectolitres en 2025, contre 12,3 millions d’hectolitres l’année précédente. La valeur des importations est tombée à environ 5 milliards d’euros, contre 6 milliards d’euros. Le vin en bouteille est resté le premier segment en valeur avec 69 %, mais il a nettement reculé en volume comme en valeur. Le vin effervescent a conservé une part plus importante du marché américain que dans beaucoup d’autres pays, représentant 16 % du volume et 26 % de la valeur, même si sa valeur a elle aussi diminué.

Le Royaume-Uni a importé 11,9 millions d’hectolitres, contre 12,6 millions d’hectolitres en 2024, pour une valeur des importations stable autour de 4 milliards d’euros. Le vin en bouteille représentait près de la moitié du volume importé par le pays et l’essentiel de sa valeur. Le vin en vrac a continué de jouer un rôle important sur le marché britannique, avec 35 % du volume et 13 % de la valeur.

La France a importé 5,3 millions d’hectolitres en 2025, légèrement moins que les 5,4 millions d’hectolitres de l’année précédente. La valeur des importations a légèrement reculé à 884 millions d’euros, contre 894 millions d’euros. Le vin en vrac dominait les importations françaises en volume avec 72 %, même si le vin en bouteille représentait encore plus de la moitié de la valeur des importations.

Le Canada a importé 3,7 millions d’hectolitres, contre 3,8 millions d’hectolitres auparavant, pour une valeur des importations d’environ 1 milliard d’euros. Le vin en bouteille représentait l’essentiel du marché tant en volume qu’en valeur, tandis que le vin en vrac restait une composante plus réduite mais stable des importations.

Les Pays-Bas ont enregistré l’un des reculs les plus marqués parmi les grands importateurs, avec des volumes tombés à 3,3 millions d’hectolitres contre 4,2 millions d’hectolitres en 2024. La valeur des importations a également chuté à environ 1 milliard d’euros, contre le même niveau un an plus tôt. Le vin en bouteille dominait toujours les importations néerlandaises, mais les catégories bouteille et vrac ont toutes deux fléchi.

La Belgique a importé 3 millions d’hectolitres dans les deux années considérées, tandis que la valeur des importations est restée proche de 1 milliard d’euros. La composition du marché penchait fortement vers les vins tranquilles en bouteille et les vins effervescents.

Le Japon a importé 2,3 millions d’hectolitres en 2025, légèrement moins que les 2,4 millions d’hectolitres enregistrés un an plus tôt. La valeur des importations s’est également tassée à environ 1 milliard d’euros. Le vin en bouteille est resté la première catégorie en volume, tandis que le vin effervescent a conservé une part relativement importante de la valeur.

L’Italie a importé 2,3 millions d’hectolitres en 2025, contre 2,6 millions d’hectolitres en 2024, pour une valeur des importations d’environ 607 millions d’euros contre 603 millions un an plus tôt. Le vin en vrac représentait l’essentiel du volume importé par l’Italie.

Le Portugal a été l’un des rares grands importateurs à afficher une croissance, avec des volumes passés à 2,1 millions d’hectolitres contre 1,9 million d’hectolitres et une valeur des importations montée à 161 millions d’euros contre 150 millions. Le vin en vrac a largement porté cette hausse.

La Chine a importé 2,1 millions d’hectolitres en 2025, contre 2,8 millions l’année précédente, tandis que la valeur des importations est tombée à environ 1 milliard d’euros depuis un niveau similaire en 2024. Le vin en bouteille est resté de loin la catégorie dominante, mais tous les segments ont reculé dans un contexte de demande affaiblie.

L’OIV a indiqué que les données concernant la Russie n’étaient pas disponibles pour 2024 ni pour 2025 dans cette partie du rapport.

Sur l’ensemble de ces marchés, le vin en bouteille a continué de représenter l’essentiel de la valeur des importations même lorsque le vrac dominait en volume, soulignant combien les prix et la composition des produits ont pesé sur les flux commerciaux autant que les tonnages totaux. Le vin effervescent s’est mieux tenu dans certains pays que dans d’autres, mais il n’a pas compensé les reculs plus larges observés sur plusieurs grands marchés entrés dans l’année avec des habitudes d’achat plus faibles qu’auparavant.

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