Le vin sud-africain entre en franchise de droits en Chine

Le nouvel accord commercial pourrait aider les exportateurs à réduire leurs coûts sur un marché clé où le prix décide souvent de l’espace en rayon.

04-05-2026

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Le vin sud-africain entre en franchise de droits en Chine

L’industrie viticole sud-africaine devrait bénéficier d’un avantage prix en Chine après l’entrée en vigueur, vendredi, d’un nouvel accord commercial en franchise de droits, qui supprime des droits de douane allant de 14 % à 20 % sur le vin sud-africain et d’autres exportations agricoles.

Cette évolution intervient dans le cadre du China-Africa Economic Partnership Agreement, qui permet aux marchandises en provenance d’Afrique du Sud et de 52 autres pays africains d’entrer en Chine sans droits de douane. Pour les producteurs de vin, cette mesure pourrait rendre les expéditions en vrac comme en bouteille plus compétitives sur un marché où le prix a souvent déterminé si les étiquettes sud-africaines pouvaient obtenir de l’espace en rayon ou des contrats.

Wandile Sihlobo, économiste en chef de l’Agricultural Business Chamber of South Africa, a déclaré que la suppression des droits de douane devrait améliorer la position des produits agricoles sud-africains en Chine, en particulier dans les catégories qui supportaient des coûts d’importation plus élevés que ceux de concurrents issus de pays disposant déjà d’accords commerciaux. Il a précisé que les producteurs de vin acquittaient entre 14 % et 20 %, selon que le produit était expédié en vrac ou en bouteille, tandis que les producteurs de macadamia étaient soumis à des droits d’environ 12 %.

Pour les domaines, le calendrier compte, car la Chine reste un marché d’exportation important pour les vins premium et milieu de gamme, alors même que la demande mondiale évolue et que la concurrence s’intensifie. Des coûts rendus plus faibles à l’arrivée en Chine pourraient aider les exportateurs sud-africains à négocier de meilleures conditions avec importateurs et distributeurs, surtout s’ils peuvent utiliser les économies liées aux droits de douane pour réduire l’écart avec leurs concurrents d’Australie, du Chili et d’Europe.

L’accord couvre également d’autres produits agricoles qui ont souffert des droits de douane en Chine, notamment les macadamias du KwaZulu-Natal et du Mpumalanga. Selon des responsables du secteur, la suppression des droits pourrait soutenir les volumes si les acheteurs chinois réagissent à la baisse des prix par des commandes plus importantes.

L’accord n’est toutefois pas sans complications. Sihlobo a indiqué qu’il devait durer deux ans et a averti qu’une logique de réciprocité pourrait créer des pressions par la suite si l’Afrique du Sud était amenée à ouvrir davantage son propre marché aux produits chinois. Cela pourrait toucher des secteurs au-delà de l’agriculture, notamment l’industrie manufacturière et l’automobile, où les producteurs locaux font déjà face à une concurrence intense.

Pour l’heure, cependant, les exportateurs de vin devraient être les premiers à en tirer un bénéfice immédiat. Une entrée en franchise de droits en Chine offre aux producteurs sud-africains une voie plus claire vers l’un des plus grands marchés de consommation au monde, à un moment où beaucoup cherchent de nouveaux relais de croissance au-delà des débouchés traditionnels à l’export.

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