Les ventes de vin dans la grande distribution italienne ont reculé de 3,4 % en volume sur 12 mois

La valeur des ventes a baissé de 1,2 %, tandis que les vins effervescents, menés par le Prosecco, ont résisté au repli général.

27-08-2026

Les ventes de vin italien dans les supermarchés et autres grandes enseignes de distribution ont reculé en volume sur les 12 mois clos en juillet 2026, mais la baisse en valeur a été plus limitée, tandis que les vins effervescents continuaient de progresser, selon des données Circana consultées par WineNews.

Dans l’ensemble du secteur italien de la grande distribution, les ventes totales de vin ont atteint 414 millions de litres entre juillet 2025 et juillet 2026, en baisse de 3,4 % par rapport à la période de 12 mois précédente. La valeur des ventes s’est élevée à 1,8 milliard d’euros, soit un repli de 1,2 %. Ces chiffres montrent que les consommateurs ont acheté globalement moins de vin, mais que les dépenses ont mieux résisté que les volumes.

Les vins effervescents ont évolué à contre-courant de cette tendance générale. Les ventes ont progressé de 1 % en volume, à 81,9 millions de litres, et de 1,2 % en valeur, à 628 millions d’euros. Dans cette catégorie, le Prosecco est resté le principal moteur. Il représentait environ la moitié de tout le vin effervescent vendu dans ce circuit, avec 40 millions de litres, en hausse de 3,8 %, et 306,6 millions d’euros de ventes, en progression de 1,7 %.

Les vins effervescents italiens élaborés selon la méthode traditionnelle, notamment Franciacorta et Trentodoc, ont enregistré les plus fortes hausses. Ce segment a progressé de 7,6 % en volume, à 7,8 millions de litres, et de 6,2 % en valeur, à 145,2 millions d’euros. Les données indiquent que le haut de gamme du marché des effervescents a continué d’attirer les acheteurs, même si la catégorie vin dans son ensemble s’est affaiblie.

Les tendances en matière de conditionnement montrent elles aussi un marché en transition. La bouteille standard de 0,75 litre, qui reste le format dominant, s’est montrée relativement résiliente. Les ventes dans ce format ont atteint 1,5 milliard d’euros, en baisse de 0,7 %, pour des volumes de 240 millions de litres, en recul de 2,1 %. À l’inverse, les grandes bouteilles traditionnelles ont nettement reculé. Les formats jusqu’à 2 litres et ceux au-delà ont affiché des baisses de volume de 10,6 %, avec une valeur en retrait de 9,2 % à 6,2 %, selon la catégorie de taille.

Certains formats alternatifs ont gagné du terrain. Les ventes de bag-in-box ont progressé de 1,3 % en volume, à 21,3 millions de litres, et de 4,7 % en valeur, à 50 millions d’euros. Les petits formats ont eux aussi augmenté, mais à partir d’une base beaucoup plus réduite. Les formats inférieurs à la demi-bouteille ont progressé de 4,7 % en volume et de 5,3 % en valeur, pour atteindre 561 572 litres et 4,5 millions d’euros. Les formats compris entre 37,5 centilitres et 75 centilitres ont augmenté de 2,3 % en volume, à 854 504 litres, et de 3 % en valeur, à 8,7 millions d’euros.

L’un des changements les plus nets dans les dernières données est le retournement du vin de marque distributeur. Après une longue période de croissance, les vins de marque distributeur ont reculé de 5,4 % en volume, à 61,4 millions de litres, et de 5 % en valeur, à 173,7 millions d’euros. C’était un repli plus marqué que celui du marché global et cela rompait avec l’une des tendances les plus fortes observées ces dernières années dans la distribution alimentaire italienne.

Ce basculement suggère que les acheteurs deviennent peut-être plus sélectifs dans leurs achats de vin, même s’ils réduisent les quantités totales. Sur un marché où les consommateurs semblent acheter moins, les catégories associées à une meilleure reconnaissance de marque ou à un signal de qualité plus clair ont mieux performé que les segments moins chers et plus génériques. Les vins effervescents, en particulier le Prosecco et les cuvées de méthode traditionnelle, ont bénéficié de cette tendance, tandis que les formats surdimensionnés et les produits de marque distributeur ont perdu de leur élan.

Les derniers chiffres interviennent alors que le marché intérieur du vin en Italie est sous pression en raison d’une consommation des ménages plus faible et de l’évolution des habitudes d’achat dans les principales chaînes de distribution du pays. Les données ne montrent pas d’effondrement des dépenses, mais elles indiquent un marché plus prudent, avec une demande qui se concentre sur les formats et les catégories que les consommateurs semblent juger plus précieux.