Le Chili crée une catégorie légale pour le vin à faible teneur en alcool dès 8,5 %

Le décret maintient le minimum de 11,5 % pour le vin traditionnel, offrant aux domaines une voie plus claire pour commercialiser des produits à plus faible degré alcoolique.

mardi 15 septembre 2026

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Le Chili crée une catégorie légale pour le vin à faible teneur en alcool dès 8,5 %

Le Chili a créé une nouvelle catégorie légale pour le vin à faible teneur en alcool, en fixant une teneur alcoométrique minimale de 8,5 % et en offrant aux domaines un cadre formel pour produire et commercialiser des produits situés en dessous du standard viticole traditionnel du pays.

La mesure a été établie par un décret du ministère chilien de l’Agriculture, publié au Journal officiel le 11 septembre. Le texte, rapporté par FoodNewsLatam, ajoute la catégorie de « vin à faible teneur en alcool » aux règles du pays en matière de production, de classification et de commercialisation du vin. La réglementation entre en vigueur selon les termes fixés par le décret et s’applique aux produits vendus au Chili ainsi qu’aux vins que les producteurs pourraient chercher à positionner sur les marchés d’exportation.

En vertu de la nouvelle règle, le vin à faible teneur en alcool doit être élaboré exclusivement à partir de moût de raisin ayant subi une fermentation partielle ou complète. Il ne peut pas être produit à partir de raisins de table et doit être élaboré selon des pratiques œnologiques autorisées. Le décret ne modifie pas la définition légale du vin traditionnel conditionné, dont la teneur alcoométrique minimale reste fixée à 11,5 %.

Cela signifie que la nouvelle catégorie ouvre un seuil 3 points en dessous du standard exigé pour le vin en bouteille conventionnel au Chili, tout en maintenant intacte l’ancienne catégorie. Dans la pratique, ce changement crée un espace distinct pour les produits à plus faible teneur en alcool au lieu d’abaisser le niveau exigé pour l’ensemble du vin.

Cette distinction est importante pour le secteur vitivinicole chilien, car elle donne aux producteurs une identité juridique claire pour un type de produit qui n’avait pas été expressément reconnu de la même manière par les règles en vigueur. Ce faisant, le gouvernement permet aux domaines de différencier plus clairement ces vins dans l’étiquetage, la classification et la commercialisation, tant sur le marché intérieur qu’à l’étranger.

Le décret se concentre sur des définitions juridiques et techniques plutôt que sur des objectifs de marché. Il ne contient aucune estimation des ventes futures, des volumes de production ni du coût d’adaptation des installations viticoles. Il ne modifie pas non plus le standard minimal des catégories de vin traditionnelles qui continuent de dominer le marché.

La décision du gouvernement chilien intervient alors que les producteurs de vin de plusieurs pays font face à l’évolution des habitudes de consommation, notamment une demande plus faible pour le vin traditionnel dans certains segments et un intérêt croissant pour les produits à plus faible teneur en alcool. Dans ce contexte, la nouvelle règle offre aux domaines chiliens davantage de marge pour innover sans réécrire les normes applicables au vin conventionnel.

Parce que le décret rattache la catégorie à du moût de raisin partiellement ou totalement fermenté, la mesure maintient clairement ce nouveau produit dans la chaîne de vinification, sans ouvrir la porte à des boissons élaborées à partir d’autres matières premières. L’exclusion des raisins de table préserve également le lien avec les cépages et les méthodes de production habituellement associés au vin.

L’exigence selon laquelle seules des pratiques œnologiques autorisées peuvent être utilisées signifie que les producteurs devront toujours opérer dans le cadre des règles techniques établies au Chili. Cela devrait compter à la fois pour le contrôle réglementaire et pour le commerce, puisqu’une méthode de production définie peut contribuer à réduire l’incertitude pour les importateurs, les distributeurs et les autorités douanières lorsqu’une nouvelle catégorie apparaît sur le marché.

Le Chili est l’un des principaux pays exportateurs de vin au monde, si bien qu’un changement technique limité dans le droit interne peut avoir des implications au-delà de ses frontières. Une catégorie de vin à faible teneur en alcool reconnue par la loi peut faciliter la présentation de tels produits aux acheteurs étrangers sur une base réglementaire plus claire. Elle peut aussi aider à distinguer ces vins à la fois du vin standard et de produits plus fortement modifiés qui peuvent relever d’autres définitions de boissons dans différentes juridictions.

La mesure publiée a été officiellement émise le 11 septembre, et elle a été reprise dans un reportage daté du 14 septembre. L’action du ministère ajoute un nouveau niveau aux règles chiliennes sur le vin, mais laisse intacte la catégorie traditionnelle, en préservant le minimum de 11,5 % pour le vin conditionné tout en créant une classification parallèle à partir de 8,5 %.

Pour les producteurs, l’effet immédiat est la sécurité juridique. Les domaines qui choisissent de produire des vins à plus faible teneur en alcool disposent désormais d’une catégorie spécifique reconnue par la réglementation chilienne. Pour le marché, l’enjeu réside dans la différenciation : les entreprises peuvent développer et commercialiser des vins en dessous du seuil historique de 11,5 % sans imposer de modification de la définition plus large du vin déjà utilisée par le secteur.

Le décret ne présente pas la mesure comme une refonte générale du droit chilien du vin. Il s’agit plutôt d’un ajout réglementaire ciblé, destiné à la production, à la classification et à la commercialisation. En fixant des conditions sur la matière première, la fermentation et les pratiques autorisées, le gouvernement a défini les contours de la nouvelle catégorie tout en laissant le reste du cadre viticole en place.

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