La France a dominé les importations américaines de vin en valeur au premier semestre 2026

L’Italie est restée le premier fournisseur en volume. Les importations américaines de vin ont reculé de 25,2 % en valeur et de 16,8 % en volume.

04-09-2026

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La France a dominé les importations américaines de vin en valeur au premier semestre 2026

La France a été le premier fournisseur étranger de vin aux États-Unis en valeur au premier semestre 2026, tandis que l’Italie est restée le premier fournisseur en volume, selon les données des douanes américaines issues d’IHS et analysées par l’Organisation interprofessionnelle du vin d’Espagne, connue sous le nom d’OIVE.

De janvier à juin, les États-Unis ont importé pour 2,43 milliards d’euros de vin et 536,8 millions de litres. La France a représenté 955,8 millions d’euros de ce total, soit 39,4 %, tandis que l’Italie a fourni 790,9 millions d’euros, soit 32,6 %. Ensemble, les deux pays ont représenté 72 % de l’ensemble des importations américaines de vin en valeur sur la période. En volume, l’Italie a expédié 170,24 millions de litres et la France 98,97 millions de litres, soit 50,2 % du total importé à eux deux.

Les chiffres du premier semestre ont également mis en évidence une contraction générale du marché américain du vin importé. La valeur totale des importations a reculé de 25,2 % par rapport à la même période un an plus tôt, tandis que le volume a baissé de 16,8 %. Le prix moyen à l’importation a diminué de 10,1 %, à 4,52 € par litre. Tous les principaux fournisseurs détaillés dans le rapport ont enregistré des ventes en baisse, tant en euros qu’en litres, par rapport au premier semestre 2025.

La base des fournisseurs est restée très concentrée. Les quatre premiers pays en valeur — France, Italie, Nouvelle-Zélande et Espagne — ont représenté 86,1 % des dépenses totales américaines consacrées au vin importé, tandis que les 10 premiers ont compté pour 97,1 %. En volume, l’Italie, la France, le Canada et la Nouvelle-Zélande ont fourni 72,3 % de tout le vin importé, et les 10 premiers ont représenté 97,6 %.

La France a conservé la première place en valeur malgré la plus forte perte absolue parmi l’ensemble des fournisseurs. Ses ventes ont reculé de 322,6 millions d’euros, soit une baisse de 25,2 % sur un an. En volume, la France occupait la deuxième place avec 98,97 millions de litres, en baisse de 5,3 %. L’écart entre la baisse en valeur et le repli plus limité en volume reflétait une forte chute du prix moyen, qui a diminué de 21,1 %, de 12,23 € à 9,66 € par litre. Même après ce recul, la France est restée l’un des fournisseurs les plus chers du marché américain.

Les ventes françaises ont été portées בעיקר par le vin en bouteille et le vin effervescent. Le vin en bouteille a généré 603,7 millions d’euros sur 72,85 millions de litres, tandis que le vin effervescent a ajouté 338,7 millions d’euros sur 20,29 millions de litres. La France s’est classée première en valeur dans ces deux catégories et a également dominé les ventes de bag-in-box, avec 10,5 millions d’euros et 4,8 millions de litres. En vin effervescent, le prix moyen français de 16,70 € par litre lui a permis de devancer l’Italie en valeur, alors qu’il n’a expédié qu’environ un tiers du volume italien dans cette catégorie.

L’Italie a mené le marché en volume, avec 31,7 % de tout le vin importé par les États-Unis au premier semestre. Elle est également restée de peu derrière la France en valeur, avec 32,6 % des dépenses totales. Les ventes italiennes ont reculé de 263,4 millions d’euros par rapport à l’année précédente, soit une baisse de 25 %, à 790,9 millions d’euros. Son volume a moins fortement diminué, en baisse de 9,8 % à 170,24 millions de litres. Le prix moyen du vin italien a chuté de 16,9 %, de 5,59 € à 4,65 € par litre. Le contraste entre les deux premiers fournisseurs est resté net : la France a engrangé environ 165 millions d’euros de plus que l’Italie tout en expédiant 71,3 millions de litres de moins.

L’Italie a été le premier fournisseur en volume pour le vin en bouteille comme pour le vin effervescent. Elle a vendu 103,64 millions de litres de vin en bouteille pour 524,5 millions d’euros, ainsi que 60,65 millions de litres de vin effervescent pour 255,4 millions d’euros. Elle a également expédié 4,67 millions de litres de vin en vrac et 1,28 million de litres de bag-in-box. La France et l’Italie ont à elles deux représenté 586,1 millions d’euros sur les 816,4 millions d’euros perdus par l’ensemble des importations américaines de vin au cours du semestre, soit 71,8 % de la baisse totale en valeur.

La Nouvelle-Zélande s’est classée troisième en valeur, avec 208,1 millions d’euros et une part de marché de 8,6 %. Elle était quatrième en volume avec 55,12 millions de litres, soit 10,3 % du total. Son prix moyen a reculé de 7,2 %, à 3,78 € par litre. La position du pays reposait largement sur le vin en bouteille, qui a généré 174,1 millions d’euros à partir de 37,09 millions de litres. Dans cette catégorie, la Nouvelle-Zélande a augmenté ses volumes de 12,9 %, même si la valeur a encore baissé de 6,9 % en raison du recul des prix. Elle était aussi le premier fournisseur de vin en vrac en valeur, avec 33,76 millions d’euros, bien que ses ventes de vin en vrac aient chuté de 38,4 % en valeur et de 32,3 % en volume.

L’Espagne est restée quatrième en valeur, avec 133,7 millions d’euros, soit 5,5 % des dépenses totales américaines pour les importations de vin. Cela représente une baisse de 20,9 % par rapport au premier semestre 2025, soit une perte de 35,3 millions d’euros. En volume, l’Espagne s’est classée septième avec 29,31 millions de litres, également 5,5 % du total, après un recul de 15,7 %. Son prix moyen s’établissait à 4,56 € par litre, en baisse de 6,1 %, proche du niveau italien et légèrement au-dessus de la moyenne générale du marché.

Les ventes espagnoles restaient centrées sur le vin en bouteille, qui a contribué à hauteur de 104,1 millions d’euros et 19,83 millions de litres, en baisse de 16,1 % en valeur et de 9,4 % en volume. L’Espagne s’est classée quatrième en valeur et cinquième en volume pour le vin en bouteille. En vin effervescent, elle occupait la troisième place dans les deux mesures, avec 27,1 millions d’euros et 7,59 millions de litres, mais ces ventes ont reculé de 36,6 % en valeur et de 32,4 % en volume. L’Espagne a enregistré des hausses dans des catégories plus modestes, avec des ventes de bag-in-box en hausse de 24,6 % en valeur et de 24,9 % en volume, à 1,72 million d’euros et 1,11 million de litres, tandis que le vin en vrac a progressé de 3 % en valeur et de 1,9 % en volume. Ces gains étaient trop faibles pour compenser les baisses du vin en bouteille et du vin effervescent.

L’Argentine a pris la cinquième place en valeur devant l’Australie, malgré une baisse de 29,1 % de ses ventes à 67,2 millions d’euros. En volume, l’Argentine s’est classée huitième avec 17,62 millions de litres, en recul de 21,2 %. Son prix moyen a diminué de 10 %, à 3,82 € par litre. Près de 94 % de son chiffre d’affaires provenait du vin en bouteille, dont la valeur a reculé de 30,8 % à 62,9 millions d’euros. Le vin effervescent et le bag-in-box ont affiché de fortes hausses en pourcentage, mais ils restaient une part réduite des ventes totales.

L’Australie a glissé à la sixième place en valeur et à la cinquième en volume. Elle a vendu pour 64,65 millions d’euros de vin, en baisse de 41,6 %, et expédié 41,48 millions de litres, en recul de 38,5 %. Elle a enregistré la plus forte perte absolue en volume parmi les principaux fournisseurs, avec 25,93 millions de litres de moins. Le vin en bouteille a généré 52,5 millions d’euros, tandis que le vin en vrac a rapporté 11,49 millions d’euros. Les ventes en vrac ont chuté de 53,5 % en valeur et de 50,4 % en volume. Le prix moyen du vin australien était de 1,56 € par litre, ce qui reflète le poids important des expéditions en vrac.

Le Chili s’est classé septième en valeur avec 48,63 millions d’euros et sixième en volume avec 30,26 millions de litres. Ses ventes ont reculé de 38,2 % en valeur et de 33,5 % en volume, soit une perte de 15,21 millions de litres. Le prix moyen a baissé de 7,1 %, à 1,61 € par litre. Le vin en bouteille totalisait 40,91 millions d’euros et le vin en vrac 7,50 millions d’euros, les deux catégories affichant des baisses, surtout le vrac.

Le Portugal occupait la huitième place en valeur, avec 41,37 millions d’euros, et la neuvième en volume, avec 10,57 millions de litres. Ses baisses de 13,5 % en valeur et de 5,3 % en volume figuraient parmi les plus modestes du groupe des 10 premiers fournisseurs. Le prix moyen a reculé de 8,7 %, à 3,91 € par litre. Presque tout le chiffre d’affaires portugais provenait du vin en bouteille, qui a atteint 40,45 millions d’euros. L’Allemagne s’est classée neuvième en valeur et 10e en volume, avec 25,37 millions d’euros et 6,19 millions de litres. Ses ventes ont reculé de 14,1 % en valeur et de 10,9 % en volume, et son prix moyen s’établissait à 4,10 € par litre.

Le Canada a affiché le plus grand écart entre son classement en valeur et en volume. Il occupait la 10e place en valeur, avec 20,30 millions d’euros, mais la troisième en volume, avec 63,92 millions de litres, soit 11,9 % de toutes les importations américaines de vin. Son prix moyen de 0,32 € par litre était le plus bas parmi les fournisseurs cités. Cela s’explique en grande partie par le fait que presque tous ses envois étaient du vin en vrac. Le Canada a vendu 63,77 millions de litres de vin en vrac pour 18,93 millions d’euros. Malgré cela, ses ventes totales ont reculé de 29,3 % en valeur et de 21,5 % en volume sur un an.

Parmi les fournisseurs de moindre taille, Israël s’est classé 11e en valeur avec 17,19 millions d’euros et 13e en volume avec 1,64 million de litres. Son prix moyen de 10,51 € par litre était le plus élevé parmi les fournisseurs listés, devant les 9,66 € de la France. L’Autriche occupait la 12e place en valeur, avec 9,67 millions d’euros, et a enregistré les plus faibles reculs du tableau, en baisse de 7 % en valeur et de 4,7 % en volume. L’Afrique du Sud a clôturé la liste des 13 fournisseurs nommés avec 8,92 millions d’euros et 2,62 millions de litres. Sa baisse de 42,8 % en valeur était la plus forte parmi les pays identifiés individuellement.

Les données sur les prix aident à expliquer pourquoi les classements des fournisseurs ont changé lorsqu’ils sont mesurés en euros ou en litres. Après Israël et la France, l’Autriche affichait l’un des prix moyens les plus élevés, à 5,45 € par litre, suivie de l’Italie à 4,65 €, de l’Espagne à 4,56 €, de l’Allemagne à 4,10 €, du Portugal à 3,91 €, de l’Argentine à 3,82 € et de la Nouvelle-Zélande à 3,78 €. En bas de tableau figuraient le Chili à 1,61 €, l’Australie à 1,56 € et le Canada à 0,32 €. Tous les fournisseurs mentionnés individuellement affichaient un prix moyen inférieur à celui du premier semestre 2025.

Par type de produit, le marché américain avait des leaders différents selon le segment. La France était le premier vendeur en valeur de vin en bouteille, de vin effervescent et de bag-in-box, tandis que la Nouvelle-Zélande dominait le vin en vrac en valeur. En volume, l’Italie était première pour le vin en bouteille et le vin effervescent, la France menait le bag-in-box et le Canada le vin en vrac. Ces différences par catégorie ont également façonné l’évolution des classements. La Nouvelle-Zélande a dépassé l’Australie en volume parce que son recul se limitait à 7,3 %, contre 38,5 % pour l’Australie, et l’Argentine a devancé l’Australie en valeur parce que sa baisse était moins marquée.

Les chiffres de juin ont maintenu la France et l’Italie aux deux premières places en valeur. La France a vendu pour 179,85 millions d’euros de vin aux États-Unis en juin, en baisse de 6,2 % par rapport à juin 2025, tandis que l’Italie a vendu pour 149,9 millions d’euros, en recul de 11,6 %. Ensemble, elles ont représenté 73,6 % des dépenses américaines d’importation de vin pour le mois. La Nouvelle-Zélande était troisième avec 30,2 millions d’euros, en hausse de 6,3 %, et l’Espagne quatrième avec 25,3 millions d’euros, en baisse de 17,1 %.

Les données mensuelles montrent que les plus gros revers pour la France et l’Italie sont intervenus en début d’année. Les ventes françaises de vin en valeur ont reculé de 61,4 % en janvier et de 46,3 % en février, tandis que les ventes italiennes ont baissé de 43,4 % sur ces deux mois. Les deux pays sont revenus à la croissance en mai avant de replonger en territoire négatif en juin. L’Italie, toutefois, a augmenté ses volumes expédiés en mai, de 14,4 %, puis en juin, de 2,1 %. La Nouvelle-Zélande a alterné entre hausses et baisses au cours du semestre. Le Portugal a enregistré des hausses simultanées en valeur et en volume en avril, mai et juin, après de fortes pertes au premier trimestre. Le Canada, l’Australie et le Chili sont restés dans le rouge sur les deux mesures pendant les six mois.

En volume, en juin, l’Italie est restée en tête avec 33,6 millions de litres, en hausse de 2,1 % et correspondant à 36,6 % de toutes les importations américaines de vin du mois. La France arrivait deuxième avec 17,7 millions de litres, en baisse de 7 %. Le Canada se classait troisième avec 10,9 millions de litres, en recul de 24,6 %, devant la Nouvelle-Zélande avec 6,5 millions de litres, en hausse de 4,6 %, et l’Espagne avec 5,5 millions de litres, en baisse de 20 %. L’Espagne avait enregistré son seul mois de croissance simultanée en mai, lorsque la valeur avait progressé de 22,8 % et le volume de 15,8 %, avant que les deux indicateurs ne repassent dans le rouge en juin.

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