06-07-2026

Les producteurs de vin de la région des Langhe, en Italie, réduisent cette année les rendements de deux appellations clés de 10 % alors qu’une demande mondiale plus faible, une consommation en baisse et les droits de douane américains pèsent sur les ventes, tandis que la production de Barolo est maintenue afin de protéger l’un des noms les plus précieux du vin italien.
La décision a été approuvée par les membres du Consorzio di Tutela Barolo Barbaresco Alba Langhe e Dogliani, selon des informations publiées jeudi par La Stampa et Qualivita. La mesure s’applique au Langhe Nebbiolo Doc et au Barbera d’Alba Doc, deux dénominations jugées plus exposées au ralentissement actuel du marché. Pour les deux vins, le rendement autorisé passera à 90 quintaux par hectare, contre 100 quintaux autorisés par le cahier des charges de production.
Cette décision reflète l’inquiétude croissante dans l’une des régions viticoles les plus connues d’Italie, où les producteurs pourraient arriver à la prochaine vendange avec trop de vin invendu encore en cave. Qualivita a indiqué que les exploitations font face au risque d’une production excédentaire à un moment où les acheteurs américains disposent d’un pouvoir d’achat moindre et où les exportations vers les États-Unis sont alourdies par les droits de douane. Les producteurs s’inquiètent aussi de la baisse des prix du raisin.
Selon les nouvelles règles, un dépassement de 20 % reste techniquement autorisé, mais seulement 5 % peut être utilisé pour du vin de table. Le reste devra être orienté vers d’autres usages, comme le jus de fruits ou la distillation. Le consortium prévoit également de suspendre les nouvelles plantations de vignes, de renforcer la promotion et de chercher des marchés au-delà des États-Unis.
Sergio Germano, président du consortium, a déclaré que la mesure avait obtenu un soutien quasi unanime des membres. Il l’a présentée comme un moyen de maintenir l’offre sous contrôle sans recourir à des mesures plus drastiques. Selon le compte rendu de Qualivita de ses propos, Germano a indiqué que cette réduction n’aurait pas d’effet positif immédiat, mais qu’elle constituerait un signe de responsabilité de la part des producteurs et s’inscrirait dans une stratégie de gestion plus large incluant aussi le suivi des surfaces plantées et la promotion.
La Stampa a indiqué que la réduction est estimée à environ 10 % pour les dénominations Langhe, Barbaresco et Barbera dans leur ensemble, même si la production de Barolo restera stable. Le journal a lié cette décision non seulement aux droits de douane et à la faiblesse de la consommation internationale, mais aussi aux conditions de la vigne, qui ont exigé un travail plus sélectif dans les parcelles afin d’obtenir de meilleurs raisins et d’éviter de compromettre la qualité finale.
Cet accent mis sur la qualité est central dans une région dont la réputation repose largement sur des vins rouges haut de gamme élaborés à partir du Nebbiolo et du Barbera. En réduisant la production plutôt qu’en poussant davantage de bouteilles sur un marché plus atone, les vignerons cherchent à défendre les prix, préserver la valeur de la marque et éviter une pression supplémentaire sur les cours du raisin. Pour le secteur des boissons, cette décision compte car elle touche aux volumes de production, à l’économie du raisin et à la stratégie d’exportation dans l’un des territoires viticoles les plus influents d’Europe, avec des effets possibles sur le positionnement de l’offre dans la restauration, le commerce de détail et les circuits d’importation.
Le choix de préserver Barolo des coupes souligne son statut particulier dans l’économie des Langhe. Alors que d’autres catégories sont réduites, le maintien de Barolo à un niveau stable suggère que les producteurs voient pour cette appellation une résilience plus forte, même dans un marché difficile. Dans le même temps, cet ajustement plus large montre que même les régions viticoles prestigieuses ne sont pas à l’abri des tendances à la baisse de la consommation et des barrières commerciales.
Des observateurs du secteur cités par La Stampa ont estimé que la capacité des producteurs à s’adapter sera déterminante s’ils veulent maintenir leur position à l’étranger et continuer à promouvoir l’héritage viticole du Piémont. Concrètement, cette adaptation semble désormais passer par un contrôle plus strict des rendements, un travail plus sélectif dans les vignes et une recherche plus large d’acheteurs en dehors d’un marché américain devenu plus difficile sur lequel compter.
Fondée en 2007, Vinetur® est une marque déposée de VGSC S.L. qui a une longue histoire dans le secteur du vin.
VGSC, S.L. est une entité inscrite au registre du commerce de Saint-Jacques-de-Compostelle, Spagna.
Email: [email protected]
Sede e uffici a Vilagarcia de Arousa, Galice.