National Wine & Spirits, qui détient 31,25 % du capital, poursuit RNDC pour faire geler le produit de la vente dans le Kentucky
La plainte vise les liquidités issues de la vente, autorisée par le tribunal, des actifs de RNDC Kentucky à KEG1 River City pendant la faillite de RNDC
mardi 3 novembre 2026

National Wine & Spirits a poursuivi Republic National Distributing Co. dans le cadre d’un litige portant sur le produit de la vente des actifs de leur coentreprise dans le Kentucky à KEG1 River City, ouvrant un nouveau front judiciaire dans la procédure de faillite de RNDC.
Beer Business Daily a rapporté le 1er novembre que National cherchait à faire geler les liquidités liées à la vente dans le Kentucky. Selon la publication, le tribunal des faillites avait déjà autorisé RNDC Kentucky, la coentreprise des deux parties, à vendre ses actifs à KEG1 River City avant le dépôt de la plainte de National.
Selon Beer Business Daily, RNDC détenait 68,75 % du capital de RNDC Kentucky et National les 31,25 % restants. Cette répartition devrait être au cœur du litige sur le traitement du produit de la vente et sur la possibilité de transférer ou de distribuer les fonds avant que les demandes de National ne soient tranchées.
La publication a présenté la plainte de National comme une démarche de dernière minute, laissant entendre que la contestation est intervenue après que la vente avait déjà franchi une étape juridique importante. D’après les informations disponibles, National cherche avant tout à empêcher le versement des liquidités issues de la vente pendant la poursuite du litige. Les éléments publiés ne précisent ni le montant en jeu ni l’ensemble des arguments juridiques à l’appui de la demande de National.
Cette affaire illustre un problème fréquent dans les procédures de faillite impliquant des coentreprises. Un tribunal peut autoriser la vente d’actifs sans que cela mette nécessairement fin au différend sur les droits au produit de la vente. Des questions peuvent subsister concernant les accords de partenariat, les parts détenues, les créances des créanciers et la possibilité pour l’une des parties d’utiliser ou de transférer les fonds avant que les objections de l’autre soient examinées.
L’enjeu dépasse le Kentucky, car RNDC est un acteur majeur de la distribution de boissons alcoolisées et le traitement du produit des ventes dans le cadre de sa faillite pourrait avoir une incidence sur les sommes finalement disponibles pour les créanciers et les autres parties concernées. Tout retard ou litige supplémentaire autour des ventes d’actifs peut accroître l’incertitude pour les fournisseurs et les partenaires commerciaux qui dépendent du réseau de gros pour le vin, les spiritueux et la bière. Pour les producteurs et les créanciers du secteur des boissons, l’affaire rappelle qu’une transaction approuvée par un tribunal peut encore être contestée lorsque les droits de propriété au sein d’une coentreprise font débat.
Le litige souligne également les répercussions que peuvent avoir les difficultés financières des distributeurs sur l’ensemble du secteur des boissons. Les grossistes font le lien entre producteurs et détaillants, et les procédures de faillite peuvent soulever des questions concernant la circulation des stocks, les droits territoriaux, les paiements et le traitement des actifs. Lorsqu’une telle procédure concerne une coentreprise, les enjeux juridiques peuvent se complexifier, car les actifs et les liquidités ne relèvent pas nécessairement entièrement de la partie en faillite.
Selon Beer Business Daily, National et RNDC ont collaboré dans le Kentucky au sein de RNDC Kentucky. Le litige semble désormais porter sur les suites de la vente à KEG1 River City et sur la question de savoir si le produit de la vente doit rester bloqué jusqu’à ce que le tribunal tranche les demandes concurrentes. La vente avait déjà été autorisée, mais la nouvelle plainte indique que l’approbation de la transaction n’a pas réglé le différend entre les parties sur les sommes générées.
Dans les informations rendues publiques jusqu’à présent, KEG1 River City apparaît comme l’acquéreur autorisé des actifs dans le Kentucky. Rien dans les éléments disponibles ne laisse entendre que l’acquéreur soit, à lui seul, la cible de la contestation de National. Le litige semble plutôt viser à faire geler les fonds liés à la transaction pendant la poursuite de la procédure.
Les prochaines décisions du tribunal détermineront si National parvient à bloquer l’accès au produit de la vente et comment seront tranchées les questions de propriété et de faillite. D’ici là, la transaction dans le Kentucky constitue un nouveau cas suivi de près, qui met à l’épreuve la manière dont les tribunaux traitent les ventes d’actifs de distributeurs, les droits liés aux coentreprises et les intérêts des créanciers, dans un contexte difficile pour une partie du marché américain de la distribution de boissons en gros.