24-10-2023

Le phénomène mondial du changement climatique n'a épargné aucun secteur, et l'industrie du vin ne fait pas exception. Alors que les températures terrestres continuent de grimper, les répercussions sur la viticulture et la viniculture deviennent de plus en plus difficiles à ignorer. Des aspects clés de la production de vin, en particulier des paramètres tels que le pH et les niveaux de dioxyde de soufre (SO2), subissent des changements induits par le climat qui menacent à la fois la stabilité et la qualité du vin.
Au cours des dernières décennies, la hausse des températures a considérablement avancé les dates de récolte, accélérant le processus de maturation du raisin. En conséquence, les raisins ont tendance à développer des niveaux de sucre plus élevés et des concentrations d'acides organiques plus faibles. Cette situation est problématique, car la composition du raisin influe directement sur la qualité du vin. Un vin issu de raisins ayant mûri trop rapidement est susceptible de perdre son équilibre. Par conséquent, il souffre d'une altération des profils de saveur, d'arôme et de couleur, ce qui diminue la qualité globale du produit final.
L'augmentation des températures a également entraîné une tendance à la hausse des niveaux de pH du vin, ce qui pose une série de problèmes. Le pH joue un rôle essentiel dans l'efficacité du dioxyde de soufre (SO2), un élément clé utilisé pour la conservation du vin. À l'état libre, le SO2 existe principalement sous forme de bisulfite (94 à 99 %) et joue de multiples rôles, de la prévention de l'oxydation au contrôle de la contamination microbienne.
Les variations du pH ont un impact direct sur le rapport entre les différentes formes de SO2 libre, compromettant ainsi sa capacité à maintenir la stabilité microbienne du vin. Des niveaux de pH élevés réduisent l'activité antibactérienne du SO2, ce qui nécessite des concentrations plus élevées pour protéger le vin. Ces concentrations élevées peuvent dépasser les limites légales, ce qui entraîne non seulement des répercussions juridiques, mais aussi des problèmes de santé et des altérations supplémentaires du profil gustatif du vin.
L'altération du pH ne déstabilise pas seulement les aspects microbiens du vin, mais affecte également ses propriétés sensorielles et esthétiques. Les anthocyanes, responsables de la couleur du vin, sont sensibles au changement climatique et aux températures élevées. En outre, le pH du vin influe considérablement sur sa perception sensorielle, en affectant des caractéristiques telles que l'acidité, l'astringence et la fraîcheur.
Pour atténuer les effets des modifications du pH induites par le climat, une pratique courante consiste à acidifier le moût et le vin. Toutefois, cette approche comporte ses propres difficultés. Tout d'abord, elle peut modifier de manière significative le profil aromatique du vin. De plus, l'acidification est soumise à des réglementations strictes qui limitent la quantité d'acide pouvant être ajoutée.
Le secteur de la vitiviniculture est confronté à des défis sans précédent alors que le changement climatique poursuit sa marche inexorable. La gestion de l'acidité du vin est devenue une préoccupation urgente, en particulier dans le contexte actuel. S'il existe des stratégies d'atténuation telles que l'acidification, elles ne sont pas des panacées et posent leurs propres problèmes. Il est essentiel que l'industrie, en collaboration avec les organismes gouvernementaux et les communautés scientifiques, développe des solutions efficaces et durables pour ce paysage en constante évolution.
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