Les demandes affluent pour le plan de reconversion foncière à Bordeaux après la disparition de 20 000 hectares de vignes

Le pilote en Gironde a reçu 430 candidatures pour 4 400 hectares, alors que les autorités cherchent de nouveaux usages pour les terres laissées par l’arrachage des vignes

23-06-2026

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Les demandes affluent pour le plan de reconversion foncière à Bordeaux après la disparition de 20 000 hectares de vignes

Les demandes ont fortement augmenté pour un programme pilote français destiné à reconfigurer les terres laissées après les arrachages de vignes en Gironde, département centré sur Bordeaux, avec 430 dossiers couvrant 4 400 hectares répartis sur plus de 6 500 parcelles, selon la préfecture de Nouvelle-Aquitaine.

L’initiative, baptisée « Foncier d’avenir en Gironde », a ouvert un appel à manifestation d’intérêt du 6 mai au 7 juin afin d’identifier les terres rendues disponibles après l’arrachage des vignes dans la région. Les autorités françaises et le conseil régional de Nouvelle-Aquitaine ont lancé le programme avec une enveloppe initiale de 20 millions d’euros, en concertation avec les organisations professionnelles agricoles, l’agence foncière de Nouvelle-Aquitaine, les chambres de commerce, des banques partenaires et les collectivités locales.

Le programme vise à répondre à la crise que traversent les viticulteurs girondins en créant de nouvelles options pour les exploitants et en encourageant des projets de diversification agricole individuels et collectifs. Il s’inscrit aussi dans une démarche plus large de restructuration du vignoble, de prévention de l’abandon des terres et d’accompagnement des transitions économiques et environnementales.

L’ampleur de cette réponse reflète la pression qui pèse sur l’une des régions viticoles les plus importantes de France. De 2023 à 2025, la superficie viticole en Gironde a diminué de 20 000 hectares, et un autre plan d’arrachage a déjà été annoncé.

Selon la préfecture, 1 856 hectares du vivier de candidatures provenaient du secteur de Langon, 1 480 hectares de Libourne, 779 hectares de Blaye, 146 hectares du secteur de Lesparre-Médoc et 132 hectares du secteur de Bordeaux.

La préfecture a qualifié cette première réponse de grand succès. Elle a indiqué que 60 % des candidats étaient des exploitants propriétaires. Les principales raisons invoquées pour déposer une candidature étaient le départ à la retraite, la réduction d’activité et l’arrêt d’exploitation pour des motifs autres que la retraite.

Les autorités examinent désormais les résultats de cet appel à manifestation d’intérêt afin de définir les priorités d’action conformément aux objectifs du programme. La prochaine réunion du comité de pilotage de « Foncier d’avenir en Gironde » est prévue le 7 juillet.

Pour le secteur des boissons, ce programme compte car la Gironde abrite Bordeaux, l’une des régions viticoles les plus influentes au monde. La poursuite de la contraction du vignoble et les efforts visant à réorienter les terres arrachées pourraient avoir un impact sur l’approvisionnement en raisin, les schémas de production régionaux et la structure à long terme de l’une des économies viticoles phares de la France.

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