27-01-2025

Le retour de Donald Trump en tant que 47e président des États-Unis a suscité de l'incertitude dans divers secteurs économiques mondiaux, y compris le vin européen. Ce changement a également donné lieu à des approches stratégiques telles que l'"obéissance non sollicitée", que certaines industries explorent comme moyen de prévenir les droits de douane ou les politiques commerciales défavorables. Ce concept, qui se caractérise par un alignement proactif sur les préférences d'une autorité dirigeante sans demande explicite, a suscité des spéculations quant à son application potentielle à l'industrie vinicole européenne comme moyen d'éviter les droits de douane.
Au cours de la précédente présidence de Trump, des secteurs comme la technologie et l'automobile ont adapté leurs messages et leurs stratégies d'investissement pour s'aligner sur les priorités de son administration, comme la création d'emplois aux États-Unis. Il s'agissait par exemple d'annoncer de nouveaux investissements dans des activités américaines ou de soutenir publiquement les politiques privilégiées par l'administration Trump. Si certaines entreprises ont bénéficié de ces mesures, d'autres ont essuyé des critiques ou n'ont pas obtenu les résultats escomptés, les décisions de Trump privilégiant souvent les objectifs politiques et économiques à court terme plutôt que les gestes symboliques.
L'industrie vinicole européenne, fortement touchée par les droits de douane pendant le premier mandat de Trump, pourrait envisager une stratégie similaire. Ces droits de douane, imposés dans le cadre d'un conflit commercial plus large entre les États-Unis et l'Union européenne concernant l'industrie aérospatiale, ont augmenté les coûts pour les producteurs en France, en Espagne, en Italie et dans d'autres pays. Bien que l'administration Biden ait négocié des accords temporaires pour suspendre certains de ces droits de douane, le retour de Trump a ravivé les craintes d'un rétablissement ou d'une expansion de ces droits.
Le secteur du vin pourrait prendre des mesures telles que des campagnes publiques mettant l'accent sur les liens culturels entre les pays européens producteurs de vin et les États-Unis, des investissements dans des entreprises basées aux États-Unis ou des partenariats qui soutiennent la création d'emplois locaux. De telles actions pourraient être considérées comme s'alignant sur le programme économique de Trump et pourraient servir à réduire les tensions commerciales. Des exemples récents dans d'autres secteurs, comme celui de la ministre britannique des finances Rachel Reeves qui a évoqué les liens affectifs et économiques de Trump avec le whisky écossais lors du Forum économique mondial de Davos, montrent comment les entreprises et les responsables emploient cette stratégie pour sauvegarder leurs intérêts.
Toutefois, les avantages potentiels de ces actions restent incertains. Les droits de douane sur le vin européen pendant le premier mandat de Trump étaient en grande partie liés au différend sur l'aérospatiale, plutôt qu'à un problème direct avec le secteur du vin. Cela suggère que les efforts d'alignement pourraient avoir une influence limitée si des objectifs politiques ou économiques plus larges déterminent la politique commerciale.
En outre, cette stratégie comporte des risques importants. S'aligner sur Trump pourrait être perçu comme opportuniste, ce qui risquerait d'aliéner les consommateurs sur les marchés où il reste une figure polarisante. En Europe, où l'industrie du vin revêt une importance culturelle et économique, les gestes qui semblent donner la priorité aux intérêts politiques des États-Unis pourraient susciter des critiques. La nature imprévisible du processus décisionnel de Trump complique encore la viabilité de cette approche, car les tentatives passées de s'aligner sur son administration n'ont pas toujours donné des résultats cohérents ou favorables.
S'appuyer sur des gestes symboliques pour éviter les droits de douane pourrait également affaiblir le pouvoir de négociation du secteur vitivinicole à long terme. De tels gestes pourraient être considérés comme un acquiescement, ce qui réduirait l'influence du secteur dans des négociations commerciales diplomatiques et institutionnelles plus larges. Tout en cherchant à atténuer les risques liés à d'éventuels droits de douane, le secteur vitivinicole européen doit soigneusement évaluer les avantages incertains de cette approche par rapport à ses éventuels inconvénients stratégiques et en termes de réputation.
Fondée en 2007, Vinetur® est une marque déposée de VGSC S.L. qui a une longue histoire dans le secteur du vin.
VGSC, S.L., dont le numéro de TVA est ESB70255591, est une entité inscrite au registre du commerce de Saint-Jacques-de-Compostelle, Spagna.
Email: [email protected]
Sede e uffici a Vilagarcia de Arousa, Galice.