05-05-2026

L’Inde et la Nouvelle-Zélande ont signé le 27 avril un accord de libre-échange qui va réduire ou supprimer les droits de douane sur un large éventail de produits, dont le vin, les produits laitiers, la viande, les produits de la mer et les fruits, dans une initiative susceptible de redessiner les flux commerciaux entre les deux pays et d’offrir aux exportateurs néo-zélandais un meilleur accès à l’un des plus grands marchés de consommation au monde.
L’accord, qui doit encore être examiné sur le plan juridique avant de pouvoir être signé, supprimerait immédiatement les droits de douane sur plus de la moitié des exportations néo-zélandaises vers l’Inde dès son entrée en vigueur. Le gouvernement néo-zélandais a indiqué que 80 % des marchandises deviendraient exemptes de droits une fois l’accord pleinement mis en œuvre. Les autorités ont précisé que le droit moyen appliqué aux biens importés en Inde depuis la Nouvelle-Zélande tomberait à 3 %, générant immédiatement 43 millions de NZ$, soit environ 25 millions de dollars, d’économies tarifaires, un montant appelé à atteindre 62 millions de NZ$, soit environ 36,5 millions de dollars, sur la base des volumes d’échanges actuels.
La mesure la plus suivie pour le secteur des boissons concerne le vin. L’Inde applique actuellement un droit de douane de 150 % sur le vin néo-zélandais. Dans le cadre de l’accord, ce droit serait réduit de 66 % à 83 % sur 10 ans, pour retomber à environ 25 % à 50 %. Cette baisse pourrait rendre les vins néo-zélandais plus compétitifs en Inde, où les taxes à l’importation élevées ont longtemps freiné les ventes et maintenu des prix élevés pour les consommateurs.
Le pacte prévoit également d’importants changements pour les produits alimentaires. Le droit de 33 % appliqué aux aliments pour bébés néo-zélandais et à d’autres produits alimentaires à base de produits laitiers serait supprimé dans un délai de sept ans. Les droits sur l’agneau passeraient de 33 % à 0 % dès le premier jour d’application de l’accord. Les tarifs sur le poisson et les produits de la mer, également fixés actuellement à 33 %, seraient éliminés dans un délai de sept ans. Les droits sur le miel seraient réduits sur cinq ans, passant de 66 % à 16,5 % pour les produits d’une valeur égale ou supérieure à 30 dollars par kilogramme, ce même taux s’appliquant au miel vendu entre 20 et 30 dollars par kilogramme dans des volumes allant jusqu’à 200 tonnes.
Les exportations horticoles néo-zélandaises, notamment les pommes et les kiwis, bénéficieraient de nouveaux quotas dans le cadre de l’accord. Les droits sur les cerises et les avocats seraient également progressivement supprimés.
Le ministère indien du Commerce a indiqué que l’accord visait à soutenir l’objectif du pays de devenir un pôle alimentaire mondial en aidant les entreprises indiennes à importer en franchise des ingrédients destinés à la production exportatrice. Le ministère a ajouté que cet accord devrait créer de nouvelles opportunités pour les entreprises néo-zélandaises, en particulier les exportateurs agricoles et les sociétés laitières, afin d’intégrer la chaîne d’approvisionnement en pleine croissance du secteur agroalimentaire indien.
Les échanges entre les deux pays ont été inégaux mais significatifs. La Nouvelle-Zélande a exporté pour 2,03 milliards de NZ$ de biens vers l’Inde en 2025, tandis que l’Inde a expédié pour 1,3 milliard de NZ$ de produits vers la Nouvelle-Zélande l’an dernier. Le nouvel accord devrait approfondir cette relation à un moment où les deux gouvernements cherchent des moyens de diversifier leurs chaînes d’approvisionnement et d’élargir l’accès aux marchés.
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