Trump menace d'imposer des droits de douane de 200 % sur le vin français dans le cadre d'un différend sur le comité de paix de Gaza

Le refus de la France de rejoindre le conseil soutenu par les Nations unies déclenche des tensions commerciales, les dirigeants européens envisagent des mesures de rétorsion et le secteur vitivinicole se prépare à l'impact.

20-01-2026

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Trump Threatens 200% Tariff on French Wine Amid Dispute Over Gaza Peace Board

Le président Donald Trump a menacé mardi d'imposer des droits de douane de 200 % sur les vins et le champagne français, en réponse aux informations selon lesquelles le président français Emmanuel Macron ne souhaite pas rejoindre le "Conseil de la paix" sur Gaza, soutenu par les États-Unis. Ces commentaires ont été faits lors d'une rencontre avec la presse à Miami, au cours de laquelle M. Trump a été interrogé sur la réticence supposée de M. Macron à participer à cet organisme international. M. Trump a rejeté l'influence de M. Macron en déclarant : "Eh bien, personne ne veut de lui parce qu'il ne sera bientôt plus en fonction. Vous savez, ce n'est pas grave. Ce que je ferai, c'est que s'ils ont envie d'être hostiles, je mettrai des droits de douane de 200 % sur ses vins et champagnes, et il adhérera. Mais il n'est pas obligé d'adhérer".

Le mandat actuel de M. Macron en tant que président de la France doit s'achever en mai 2027, et la loi française l'empêche de briguer un troisième mandat. Le Conseil de paix a été créé par une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies en novembre de l'année dernière. Son objectif déclaré est de superviser le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas à Gaza, mais sa charte lui permet de s'impliquer plus largement dans les efforts de paix mondiaux. Des invitations ont été adressées à plusieurs dirigeants mondiaux, dont le président russe Vladimir Poutine, le premier ministre britannique Keir Starmer et le premier ministre indien Narendra Modi.

Une source proche de M. Macron a déclaré à l'Agence France-Presse que la France n'avait pas l'intention d'accepter l'invitation. La source a déclaré que la charte du conseil "dépasse le seul cadre de Gaza", suggérant des inquiétudes quant à l'étendue de son mandat.

M. Trump a également réitéré son intérêt pour le Groenland lors de son discours, minimisant la résistance potentielle des pays européens. "Je ne pense pas qu'ils vont trop s'opposer", a-t-il déclaré. "Nous devons l'avoir [...]. Ils ne peuvent pas la protéger. Il a fait référence aux revendications historiques du Danemark sur le Groenland, mais a fait valoir que l'exploration passée ne conférait pas de droit de propriété. "Ce n'est pas parce qu'un bateau est allé là-bas il y a 500 ans et qu'il est reparti que cela vous donne un titre de propriété", a déclaré M. Trump. Le Danemark administre le Groenland depuis 1721 et en a fait une partie officielle du royaume en 1953. En 2009, le Groenland est devenu autonome, mais reste sous le contrôle du Danemark pour ce qui est de la politique étrangère et de la défense.

Vendredi dernier, M. Trump a menacé de prendre le contrôle du Groenland "qu'ils [les législateurs européens] le veuillent ou non", citant la sécurité mondiale comme justification. Samedi, il a annoncé des droits de douane allant jusqu'à 25 % sur huit pays européens, dont le Royaume-Uni, jusqu'à ce que les États-Unis prennent le contrôle du Groenland. M. Trump n'a pas exclu une action militaire, mais le secrétaire d'État Marco Rubio aurait déclaré au début du mois que M. Trump préférerait acheter le Groenland.

Les gouvernements européens envisagent à présent des tarifs douaniers de rétorsion et d'autres mesures économiques à l'encontre des États-Unis en réponse aux menaces de M. Trump. La situation a suscité des inquiétudes chez les producteurs de vin en France et les importateurs aux États-Unis quant aux perturbations potentielles du commerce en cas d'imposition de droits de douane.

La Maison-Blanche n'a pas fourni d'autres détails sur la façon dont ces droits de douane pourraient être mis en œuvre, ni sur le moment où ils le seraient, ni sur le fait que des mesures formelles ont été prises en vue de l'acquisition du Groenland. Les responsables français n'ont pas fait de commentaires publics, si ce n'est qu'ils ont confirmé leur position sur l'invitation de la Commission de la paix. Ces développements interviennent dans un contexte de tensions permanentes entre Washington et plusieurs capitales européennes sur la politique commerciale et la coopération internationale en matière de sécurité.

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