09-10-2025

La Commission européenne a proposé de nouvelles règles pour protéger les agriculteurs de l'Union européenne dans le cadre de l'accord d'association UE-Mercosur. La proposition introduit des garanties qui permettraient à l'UE de suspendre rapidement les préférences tarifaires pour les produits agricoles sensibles si les importations en provenance des pays du Mercosur dépassent les limites convenues ou si les prix chutent de plus de 10 %. Ces mesures visent à répondre aux inquiétudes des agriculteurs européens face à la concurrence accrue des producteurs sud-américains, notamment dans des secteurs tels que le vin, le bœuf, la volaille, le riz, le miel, les œufs, l'ail, l'éthanol et le sucre.
La proposition de la Commission a été envoyée aux États membres de l'UE le 3 septembre. Elle vise à apporter une sécurité supplémentaire aux agriculteurs de l'UE, au-delà de l'introduction progressive des quotas d'importation négociés avec le Mercosur. Ces quotas étaient destinés à limiter l'impact de l'augmentation des importations sur les secteurs sensibles. Toutefois, les nouvelles mesures de sauvegarde permettraient de réagir plus rapidement en cas d'augmentation inattendue et préjudiciable des importations ou de chute brutale des prix susceptible de menacer les moyens de subsistance des producteurs de l'Union européenne.
En vertu du règlement proposé, la Commission suivra systématiquement les tendances du marché pour les produits agricoles sensibles couverts par l'accord. Ce suivi comprendra une analyse régulière des volumes d'importation et de l'évolution des prix. Tous les six mois, la Commission fera rapport au Conseil et au Parlement européen sur l'impact des importations du Mercosur sur les marchés de l'UE. Ces rapports couvriraient l'ensemble du marché de l'UE et, si nécessaire, se concentreraient sur des États membres spécifiques susceptibles d'être particulièrement affectés.
Le règlement définit des seuils d'intervention clairs. La Commission donnera la priorité aux cas où il y a une augmentation significative des importations ou une baisse notable des prix intérieurs dans un ou plusieurs États membres. Une enquête sera généralement ouverte si les prix des importations en provenance du Mercosur sont inférieurs d'au moins 10 % à ceux des produits comparables de l'UE ou des concurrents, et si les importations annuelles d'un produit en provenance du Mercosur augmentent de plus de 10 % dans des conditions préférentielles ou si les prix à l'importation de ce produit diminuent de 10 % par rapport à l'année précédente.
Si une enquête révèle un préjudice grave ou une menace de préjudice pour les producteurs de l'UE, la Commission pourrait retirer temporairement les préférences tarifaires pour les produits à l'origine du problème. La proposition engage également la Commission à agir rapidement. Les enquêtes doivent débuter sans délai lorsqu'un État membre en fait la demande et qu'il dispose de preuves suffisantes. En cas d'urgence, des mesures de sauvegarde provisoires pourraient être activées dans les 21 jours suivant la réception d'une demande si le risque de préjudice est suffisant. L'objectif est d'achever les enquêtes dans un délai de quatre mois, soit beaucoup plus rapidement que les douze mois prévus par l'accord élargi.
Les mesures de sauvegarde sont destinées à rassurer les agriculteurs européens qui ont exprimé des inquiétudes quant à l'impact potentiel de l'accord UE-Mercosur. Cet accord, qui fait l'objet de négociations depuis des années, vise à stimuler les échanges entre l'UE et les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay) en réduisant les droits de douane et en ouvrant les marchés. Toutefois, les groupes agricoles européens ont prévenu que l'augmentation des importations en provenance d'Amérique du Sud pourrait compromettre les normes de production locales et menacer les économies rurales.
La proposition de la Commission va maintenant être examinée par les États membres de l'UE et le Parlement européen. Si elle est approuvée, elle fera partie du cadre juridique régissant les échanges entre l'UE et le Mercosur. La Commission estime que ces mesures sont nécessaires pour garantir que les agriculteurs européens ne soient pas exposés à des chocs soudains sur le marché à mesure que les échanges avec le Mercosur se développent. Les mesures de sauvegarde sont considérées comme un moyen d'équilibrer les avantages d'un commerce accru et la nécessité de protéger les secteurs sensibles de l'industrie agricole de l'UE.
Fondée en 2007, Vinetur® est une marque déposée de VGSC S.L. qui a une longue histoire dans le secteur du vin.
VGSC, S.L., dont le numéro de TVA est ESB70255591, est une entité inscrite au registre du commerce de Saint-Jacques-de-Compostelle, Spagna.
Email: [email protected]
Sede e uffici a Vilagarcia de Arousa, Galice.