L'UE exclut le vin des sauvegardes automatiques prévues par les nouvelles règles commerciales du Mercosur

Les producteurs de vin européens doivent contrôler eux-mêmes les importations et prouver le préjudice subi avant que l'UE n'envisage des mesures de protection dans le cadre de la nouvelle réglementation.

19-03-2026

Partagez-le!

EU Excludes Wine From Automatic Safeguards in New Mercosur Trade Rules

L'Union européenne a publié de nouveaux règlements décrivant les mesures de sauvegarde liées à l'accord commercial avec le Mercosur, le bloc commercial sud-américain. Le règlement, publié au Journal officiel de l'Union européenne, détaille les procédures spécifiques applicables à certains produits agricoles "sensibles" afin d'éviter que les producteurs de l'UE ne subissent de graves préjudices. La liste des produits sensibles comprend divers types de viande, de fromage, de lait en poudre, de maïs, de riz, d'œufs, de miel, d'ail et de biodiesel. Ces produits feront l'objet d'un contrôle automatique et permanent de la part des autorités de l'UE.

En revanche, le vin et les boissons alcoolisées ne figurent pas sur cette liste de produits sensibles. Cela signifie que le vin, les boissons à base de vin et les spiritueux distillés ne bénéficieront pas du même niveau de protection que les autres produits agricoles dans le cadre des nouvelles règles. L'UE ne contrôlera pas automatiquement les importations de ces produits en provenance des pays du Mercosur. La responsabilité de la surveillance du marché et de la demande d'intervention formelle incombe aux associations viticoles européennes et aux viticulteurs eux-mêmes.

Si les producteurs du secteur vinicole estiment que les importations en provenance du Mercosur causent un préjudice important (chute des prix, baisse des ventes ou diminution des bénéfices), ils doivent fournir des données couvrant au moins trois ans à l'appui de leur demande. Ce n'est qu'en cas de préjudice grave que la Commission européenne envisagera de prendre des mesures. Dans ce cas, l'UE pourrait geler les réductions tarifaires prévues ou rétablir les tarifs à leur niveau antérieur pendant une période maximale de quatre ans.

Le règlement décrit également comment demander une enquête, comment les enquêtes seront menées et suivies, et comment les mesures de sauvegarde peuvent être réexaminées ou étendues. Pour l'instant, le secteur vitivinicole reste en dehors du champ d'application des mesures de sauvegarde automatiques accordées aux autres secteurs agricoles dans le cadre de cet accord. Les nouvelles règles imposent aux groupes sectoriels et aux producteurs individuels la charge de surveiller l'évolution du marché et de demander de l'aide si nécessaire. Le règlement entre en vigueur dans le cadre du processus plus large de mise en œuvre de l'accord commercial UE-Mercosur.

La lecture vous a plu ? Partagez-la avec d'autres !