03-02-2025

Selon les données annuelles des douanes de différents pays analysées par DelReyAWM jusqu'au mois d'octobre de l'année dernière, le commerce mondial du vin semble pratiquement stagner à 100 millions d'hectolitres (-0,8%), diminuant de -2,1% à 35,819 milliards d'euros. Cela se traduit par une perte de valeur unitaire de -1,3%, la situant à 3,58 euros par litre. Dans le cadre de ce scénario, les principaux producteurs mondiaux affichent toutefois des comportements très différents.
La France, la Nouvelle-Zélande et l'Allemagne enregistrent les plus fortes baisses sur la période, avec une perte de 557 millions d'euros (-4,6%) dans le premier cas, de 151 millions dans le second (-11,8%) et de près de 53 millions d'euros dans le troisième (-4,9%). Le manque à gagner de la France se répartit entre ses ventes de vins mousseux, où elle perd 360 millions d'euros, et celles des autres vins en bouteille, où elle facture 203 millions de moins au cours de ces 12 mois qu'au cours de la même période précédente. Parmi les vins mousseux, ce sont les marchés du Japon-Singapour (où elle exporte directement et indirectement) et des États-Unis qui subissent les pertes les plus importantes. Pour les autres vins en bouteille, ce sont les ventes au Royaume-Uni, à la Chine et à l'Allemagne qui enregistrent les pertes les plus importantes.
Plus drastique en termes relatifs est la baisse observée dans les exportations de la Nouvelle-Zélande, qui réduit considérablement ses revenus dans ses trois principales destinations, qui représentent près des trois quarts des ventes : les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Australie (une étape intermédiaire pour les deux autres marchés), où elle enregistre des baisses à deux chiffres et plus de 40 millions d'euros dans le cas australien et plus de 52 millions dans les deux autres destinations. Dans le cas de l'Allemagne, la baisse des recettes aux Pays-Bas, en Pologne et en Suisse n'est pas compensée par les augmentations qu'elle réalise aux États-Unis, où elle récupère presque les 86 millions d'euros qu'elle a facturés en 2022.
En revanche, les exportations de vins et de moûts ont augmenté au cours de l'année écoulée pour d'autres producteurs importants tels que l'Italie, l'Espagne, le Chili, les États-Unis, le Portugal, l'Argentine et l'Afrique du Sud. Mais à des rythmes très différents. Alors que le Chili et l'Argentine progressent respectivement de 1,4 % et 1,3 %, l'Afrique du Sud progresse de 2,7 %, le Portugal de 2,5 % et les États-Unis de 3,7 %. L'Espagne, pour sa part, enregistre une croissance des exportations en termes comparables jusqu'en octobre de 1,9%, pour facturer 3,048 milliards d'euros. Mais la meilleure évolution dans cette période est soulignée par l'Australie et l'Italie, avec des augmentations dans les deux cas d'environ 300 millions d'euros. Dans le cas de l'Australie, il s'agit d'une augmentation de 11,8%, pour s'établir à 1,543 milliard d'euros, grâce notamment à la reprise de ses ventes en Chine, qui redevient son principal marché après la levée des tarifs spéciaux, et où elle augmente son chiffre d'affaires de près de 390 millions d'euros.
Enfin, l'Italie, avec une augmentation de ses ventes de 3,8 %, double le rythme des ventes espagnoles, ajoute 298 millions de recettes et parvient à dépasser les 8 milliards en 12 mois. Cette amélioration est réalisée principalement aux États-Unis, au Canada et en Russie, où les ventes augmentent respectivement de 7,4 %, 18,5 % et 32,3 %. Et elle répartit presque exactement cette amélioration entre ses exportations de vins mousseux et de vins en bouteille non mousseux, avec des augmentations de 152 millions dans chacune de ces catégories.
En conclusion, dans un marché relativement atone, les différents producteurs mondiaux de vin affichent des taux de variation très différents jusqu'en octobre 2024, parmi lesquels ce ne sont pas nécessairement les exportateurs dont les prix moyens sont les plus bas qui s'en sortent le mieux, ce qui nous amène à réfléchir à l'importance de suivre les tendances du marché et d'améliorer la distribution en tant que clés de la croissance, dans un contexte qui continue d'offrir de bonnes possibilités.
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