15-04-2026

Les élus californiens examinent un projet de loi qui durcirait les règles applicables aux vins étiquetés « American », une mesure qui pourrait contraindre les producteurs à n’utiliser que des raisins cultivés aux États-Unis s’ils veulent conserver cette mention sur des bouteilles produites ou mises en bouteille dans l’État.
La proposition, l’Assembly Bill 1585, viendrait combler une faille des règles d’étiquetage actuelles, qui autorisent les vins portant l’appellation « American » à contenir jusqu’à 25 % de vin en vrac importé. Avec ce texte, tout vin étiqueté « American » et produit ou mis en bouteille en Californie devrait être élaboré à partir de raisins 100 % américains.
Le sujet retient l’attention car la Californie produit environ 80 % du vin élaboré aux États-Unis, ce qui confère aux règles de l’État une influence considérable sur le marché national. Les partisans du texte estiment qu’il rapprocherait les normes d’étiquetage américaines de celles appliquées dans d’autres grands pays producteurs, où les allégations d’origine sont généralement plus strictes. En France, par exemple, un vin étiqueté Vin de France doit être issu exclusivement de raisins français. Des règles similaires s’appliquent dans l’ensemble de l’Union européenne, ainsi qu’en Australie et en Nouvelle-Zélande.
À l’heure actuelle, le droit américain laisse une marge de manœuvre qui n’existe pas sur ces marchés. Un vin étiqueté « American Wine » peut légalement contenir du vin en vrac importé tant qu’il reste dans la limite des 25 %. Les critiques de ce système estiment qu’il crée une concurrence inégale pour les viticulteurs nationaux et rend la mention moins parlante pour les consommateurs qui supposent que « American » signifie entièrement domestique.
Le débat intervient à un moment difficile pour les producteurs de raisin californiens. Beaucoup peinent à écouler leur récolte, et certains vignobles ont été arrachés faute d’une demande suffisante par rapport à l’offre. Les partisans de l’AB 1585 soutiennent qu’imposer 100 % de raisins américains dans les vins étiquetés « American » pourrait aider à soutenir la demande en fruits domestiques et améliorer la situation des producteurs.
Le texte soulève aussi une question plus large dans la filière vitivinicole : dans quelle mesure les consommateurs doivent-ils être informés de l’origine de leur vin ? Les défenseurs de règles d’étiquetage plus strictes estiment que les acheteurs méritent une information plus claire et que beaucoup souhaitent soutenir l’agriculture nationale lorsqu’ils font leurs achats. Selon eux, des mentions plus précises renforceraient la confiance et amélioreraient la transparence dans un secteur qui repose largement sur l’origine et l’authenticité.
Les opposants devraient venir des grands producteurs qui s’appuient sur les règles actuelles pour assembler du vin en vrac importé dans des vins vendus sous l’appellation American. Parmi ces entreprises figurent certaines des plus grandes marques de vin vendues en supermarché du pays, qui bénéficient de coûts plus faibles lorsqu’elles peuvent utiliser du vin importé dans leurs assemblages. Des observateurs du secteur estiment que ces économies peuvent être importantes, d’autant plus que la politique commerciale en vigueur peut rendre le vin en vrac importé moins cher que les alternatives nationales.
L’AB 1585 est toujours à l’étude à Sacramento, et son sort reste incertain. S’il était adopté, il ne modifierait pas toutes les étiquettes de vin américain, mais il pourrait redéfinir l’usage de l’une des appellations les plus courantes du pays et la part de l’approvisionnement viticole national dépendant de raisins cultivés sur le territoire.
Fondée en 2007, Vinetur® est une marque déposée de VGSC S.L. qui a une longue histoire dans le secteur du vin.
VGSC, S.L., dont le numéro de TVA est ESB70255591, est une entité inscrite au registre du commerce de Saint-Jacques-de-Compostelle, Spagna.
Email: [email protected]
Sede e uffici a Vilagarcia de Arousa, Galice.