11-03-2026

Fabián Ruggeri, le nouveau président de la Corporation argentine du vin (COVIAR), a pris ses fonctions avec un optimisme prudent mais clair quant à l'avenir de l'industrie vinicole du pays, soulignant une hausse inattendue de la consommation de vin en janvier et une évolution croissante des préférences des consommateurs vers des styles plus légers.
Dans une interview accordée à 0264Noticias, M. Ruggeri a déclaré que le mois de janvier avait enregistré une légère augmentation de la consommation de vin, un résultat qu'il a qualifié d'encourageant car les ventes chutent habituellement au cours de ce mois. Il a lié cette amélioration à la diversification des produits des caves, qui ont élargi leur offre avec des vins blancs plus fruités, des étiquettes à faible teneur en alcool et des options plus sucrées visant à changer les goûts des consommateurs.
M. Ruggeri a déclaré que le marché s'orientait vers des vins plus frais et moins alcoolisés, et que les producteurs devaient répondre à cette demande. Il a déclaré que les vins à faible teneur en alcool sont désormais une nécessité et a ajouté que si les consommateurs veulent des vins sans alcool, l'industrie doit s'adapter. Selon lui, les vins blancs et rouges à faible teneur en alcool sont devenus une exigence forte des consommateurs d'aujourd'hui, et les produits à faible teneur en alcool ou sans alcool sont susceptibles de se tailler une place solide sur les marchés internationaux.
Ses remarques ont été formulées à l'issue du petit-déjeuner annuel du COVIAR, qui s'est tenu le week-end dernier à Mendoza et au cours duquel l'organisation a signé plusieurs accords destinés à soutenir le secteur. L'organisation y a signé plusieurs accords destinés à soutenir le secteur, notamment un accord avec le Conseil fédéral d'investissement (CFI) pour l'élaboration et la mise en œuvre d'un programme de promotion du Torrontés Riojano. Ce programme vise à accroître la présence de cette variété sur les marchés clés et à renforcer son rôle dans le développement productif et touristique des provinces viticoles argentines.
M. Ruggeri a déclaré que la situation économique générale restait difficile pour le secteur du vin, même s'il n'a pas dit qu'il s'agissait de la pire période de l'histoire du secteur. Il a rappelé les crises précédentes au cours desquelles la récolte de raisins a été restreinte ou le vin jeté en raison de l'effondrement de la demande. Malgré cela, il pense que la tendance actuelle peut commencer à s'inverser cette année et l'année prochaine.
C'est important, car la consommation intérieure reste le principal moteur de l'industrie. Selon M. Ruggeri, entre 70 et 75 % du vin vendu en Argentine est consommé à l'intérieur du pays, ce qui signifie que même de petites variations de la demande locale peuvent avoir un effet direct sur les producteurs, les caves et l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement.
Les exportations, en revanche, se sont affaiblies ces dernières années, et M. Ruggeri a déclaré qu'il s'attendait à ce que cette tendance se poursuive à mesure que la consommation de vin diminuait sur certains marchés traditionnels. Il a néanmoins cité le Brésil comme exemple d'opportunité future. La consommation de vin par habitant y reste faible, mais la taille du marché lui confère un fort potentiel de croissance. M. Ruggeri a indiqué que si la consommation brésilienne passait à deux litres par personne, cela générerait une demande supplémentaire de 140 millions de litres.
Il a également abordé les pressions sur les coûts qui pèsent sur la compétitivité, en particulier la hausse des prix de l'énergie et des carburants. M. Ruggeri a indiqué que les coûts logistiques étaient particulièrement élevés, notant que le transport des marchandises jusqu'au port peut coûter entre 2 200 et 3 000 dollars par conteneur, soit à peu près le même montant que l'expédition directe d'un conteneur vers la Chine. Pour que l'Argentine puisse concurrencer plus efficacement les producteurs voisins tels que le Chili, la charge fiscale devra être allégée.
Une autre question à l'ordre du jour de COVIAR est la législation liée à l'utilisation du moût de raisin dans l'industrie alimentaire. M. Ruggeri a indiqué que l'organisation travaillait avec les gouvernements provinciaux de Mendoza et de San Juan sur un projet de loi relatif à l'édulcoration des jus naturels. Cette proposition permettrait d'élargir l'utilisation du moût dans l'industrie alimentaire et pourrait bénéficier à la fois aux producteurs de raisin et aux entreprises liées au secteur vitivinicole. M. Ruggeri n'a pas donné de calendrier précis pour l'introduction du projet de loi, mais il a indiqué qu'il serait présenté prochainement.
M. Ruggeri dirigera le COVIAR pendant les trois prochaines années et a déclaré qu'il avait l'intention de travailler sur tous les principaux fronts de l'industrie, notamment la promotion nationale et internationale, l'œnotourisme et la recherche scientifique. Ces efforts s'inscrivent dans les objectifs du plan stratégique pour le vin argentin à l'horizon 2030, connu sous le nom de PEVI, qui vise à améliorer la durabilité et la compétitivité de l'industrie nationale.
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