Les exportations américaines d'alcool vers le Canada chutent de 85 % en raison du différend commercial, laissant 57,7 millions de dollars de spiritueux invendus

Les provinces canadiennes sont confrontées à des entrepôts débordants et à des stocks périmés alors que les efforts diplomatiques pour résoudre le problème des droits de douane sont au point mort

15-12-2025

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U.S. Alcohol Exports to Canada Plunge 85 Percent Amid Trade Dispute, Leaving $57.7 Million in Unsold Spirits

Un différend commercial entre le Canada et les États-Unis a laissé les provinces canadiennes avec des entrepôts remplis d'alcool américain invendu. La situation a commencé après que les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, ont imposé des droits de douane sur les produits canadiens. En réponse, la plupart des provinces canadiennes ont retiré les spiritueux américains de leurs rayons de vente au détail. Aujourd'hui, le différend n'ayant guère progressé, les gouvernements provinciaux sont confrontés à la question de savoir ce qu'il faut faire des importants stocks d'alcool américain achetés aux frais des contribuables.

L'impact sur l'industrie américaine des spiritueux a été sévère. Chris Swonger, président-directeur général du Distilled Spirits Council of the United States, a déclaré que les exportations vers le Canada ont chuté de 85 % depuis l'introduction des droits de douane au printemps. M. Swonger a qualifié le boycott du Canada de "très troublant" et a déclaré que l'industrie demandait instamment à la Maison-Blanche de résoudre le problème afin que les produits américains puissent revenir sur les étagères canadiennes. Toutefois, les efforts diplomatiques sont au point mort. Les pourparlers ont brusquement pris fin en octobre après que l'Ontario a diffusé des publicités anti-tarifaires sur les chaînes de télévision américaines.

À l'heure actuelle, seules l'Alberta et la Saskatchewan continuent de vendre de l'alcool américain. Ces deux provinces n'ont pas de monopole d'État sur les alcools, contrairement à la plupart des autres provinces canadiennes. Les autres provinces se retrouvent avec des stocks importants de spiritueux américains qu'elles ne peuvent pas vendre par le biais des circuits de vente au détail habituels.

L'Ontario, la province la plus peuplée du Canada, détiendrait pour environ 80 millions de dollars canadiens (environ 57,7 millions de dollars) d'alcool américain qui a été retiré de la vente publique. La province n'a pas encore décidé ce qu'elle allait faire de ces stocks. Le ministre des finances de l'Ontario, Peter Bethlenfalvy, a déclaré qu'il n'était pas prévu de vendre ces stocks et a indiqué que moins de 2 millions de dollars canadiens atteindraient bientôt leur date de péremption.

D'autres provinces adoptent des approches différentes. La Colombie-Britannique ne vend pas d'alcool américain au public, mais se débarrasse de ses excédents en les vendant à des établissements d'accueil tels que les bars et les restaurants. Le Manitoba et la Nouvelle-Écosse ont annoncé qu'ils vendraient leurs stocks restants - évalués à environ 17,4 millions de dollars canadiens - et qu'ils reverseraient le produit de la vente à des associations caritatives locales. Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Tim Houston, a expliqué que la vente des stocks permettait d'éviter le gaspillage, mais il a confirmé qu'aucune nouvelle commande d'alcool américain ne serait passée.

L'impasse commerciale a créé des problèmes logistiques et financiers pour les gouvernements provinciaux, qui doivent décider comment gérer les produits achetés avec des fonds publics et désormais interdits à la vente. Les entrepôts se remplissent au fur et à mesure que de nouveaux produits se disputent l'espace, et certains stocks risquent d'être périmés avant qu'une solution ne soit trouvée.

En l'absence de tout signe de réconciliation entre Ottawa et Washington, les provinces attendent une solution tout en gérant des millions de dollars de spiritueux américains invendus. Ce différend continue d'affecter à la fois les consommateurs canadiens et les producteurs américains, sans qu'aucune issue claire ne soit en vue.

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