Le secteur vitivinicole italien devrait bénéficier d'une hausse annuelle de 250 millions d'euros grâce à l'approbation prochaine des vins désalcoolisés

03-11-2025

De nouveaux financements et de nouvelles réglementations visent à renforcer la présence de l'Italie dans le monde du vin et à répondre à la demande croissante d'options à faible teneur en alcool.

Au cours des dernières semaines, le secteur vitivinicole italien a connu deux développements importants qui pourraient façonner son avenir. Le premier est l'inclusion de nouvelles ressources financières pour le secteur dans la loi de finances 2026. La seconde est l'approbation attendue d'un décret réglementant les vins désalcoolisés. Ces deux sujets ont été abordés en détail dans le dernier numéro de Il Corriere Vinicolo et lors du récent conseil national de l'Unione Italiana Vini, qui s'est tenu dans la cave Avignonesi à Montepulciano.

Le projet de budget du gouvernement italien pour 2026 prévoit une enveloppe supplémentaire de 100 millions d'euros par an pour le secteur vitivinicole au cours des trois prochaines années. S'il est approuvé, ce montant portera le financement annuel total à 250 millions d'euros. Ces fonds sont destinés à soutenir les efforts de promotion et d'internationalisation, en mettant l'accent sur le renforcement de l'image du vin italien sur les marchés mondiaux. Lamberto Frescobaldi, président de l'Unione Italiana Vini, s'est félicité de la perspective d'une augmentation des investissements. Il a souligné que ces ressources sont essentielles pour maintenir la position concurrentielle de l'Italie et pour étendre sa présence à l'étranger.

Outre les mesures financières, les changements réglementaires retiennent également l'attention. Après des mois d'attente, le décret sur les vins désalcoolisés semble proche de l'approbation finale. Ce règlement établira des règles claires pour la production et la commercialisation de vins à teneur réduite ou nulle en alcool. Cette décision intervient alors que l'intérêt des consommateurs pour les boissons à faible teneur en alcool ou sans alcool ne cesse de croître dans le monde entier. Paolo Castelletti, secrétaire général de l'Unione Italiana Vini, a appelé à une conclusion rapide du processus législatif. Il a souligné que les entreprises ont besoin d'une certitude réglementaire pour commencer la production sans retards bureaucratiques supplémentaires.

La combinaison d'un financement accru et d'une réglementation actualisée est considérée comme un signal positif par de nombreux acteurs du secteur. Ces mesures devraient aider les producteurs de vin italiens à répondre à l'évolution de la demande du marché et à explorer de nouvelles catégories de produits. Elles reflètent également un effort plus large de la part du gouvernement et des dirigeants de l'industrie pour s'assurer que le vin italien reste un acteur clé sur la scène internationale.

Les discussions qui ont eu lieu lors de la réunion du Conseil national ont mis en évidence à la fois l'optimisme et la prudence des producteurs. Si l'on espère que ces mesures offriront de nouvelles opportunités, certaines inquiétudes subsistent quant aux délais de mise en œuvre et aux difficultés potentielles d'adaptation aux nouvelles règles. Néanmoins, la plupart des producteurs s'accordent à dire que ces développements marquent un moment important pour le vin italien.

L'engagement du gouvernement à soutenir les activités d'exportation et à s'ouvrir à des produits innovants tels que les vins désalcoolisés suggère une volonté de s'adapter à l'évolution des préférences des consommateurs. Alors que l'Italie se prépare à ces changements, les acteurs du secteur observent attentivement comment les nouveaux investissements et les nouvelles réglementations se traduiront par une croissance et une confiance renouvelée pour l'une des industries les plus importantes du pays.