Le Liberty Justice Center dément préparer une action contre les limites américaines aux importations d’alcool canadien

L’organisation affirme chercher toujours un plaignant et conteste un article annonçant le dépôt imminent d’une action fondée sur la section 338.

lundi 12 octobre 2026

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Le Liberty Justice Center a contesté l’exactitude d’un récent article affirmant que l’organisation préparait une action en justice contre les restrictions américaines visant la plupart des importations d’alcool canadien. Elle assure qu’aucune requête n’est en préparation, faute de plaignant à ce stade.

Dans un courriel envoyé lundi à Vinetur, Neil Strauss, directeur de la communication du centre, a déclaré que l’article publié le 10 octobre était erroné lorsqu’il affirmait que le groupe préparait une action tarifaire fondée sur la section 338 pour la fin du mois. Strauss a écrit qu’il était « choqué » par cet article et a demandé qu’il soit modifié ou retiré.

Selon Strauss, après avoir lu l’article, il a contacté la Wine & Spirits Shippers Association, qui lui a indiqué ne lui avoir adressé aucune communication affirmant que le Liberty Justice Center allait déposer une action fondée sur la section 338 plus tard ce mois-ci ou à un autre moment. Il a ajouté que l’association avait diffusé un autre message, indiquant que l’organisation juridique recherchait des clients potentiels pour une éventuelle affaire relevant de la section 338. Selon Strauss, cette distinction est essentielle : chercher un client n’équivaut pas à préparer une action en vue de son dépôt.

Strauss a déclaré que le fait que l’organisation soit toujours à la recherche d’un plaignant montre qu’elle ne prépare pas actuellement le dépôt d’une action en justice. Aux États-Unis, un plaignant est généralement nécessaire pour établir la qualité pour agir et porter une affaire devant un tribunal. Les organisations de défense d’intérêts examinent souvent des recours potentiels avant de pouvoir engager une procédure, notamment lorsqu’elles entendent représenter une entreprise ou une personne concernée par la politique en cause. Le message de Strauss indique que le Liberty Justice Center estime que son travail sur ce dossier en est encore à ce stade préliminaire.

« Nous souhaiterions que vous modifiiez votre article ou que vous le retiriez complètement », a écrit Strauss dans son courriel. Il a également indiqué que, pour ses futurs articles, le média devrait solliciter les commentaires de l’organisation avant de rendre compte de ses projets. Il a ajouté qu’il aurait signalé le problème avant la publication s’il avait été contacté.

Le courriel ne précisait pas si le Liberty Justice Center s’attend à trouver bientôt un plaignant ni s’il espère toujours engager une action ultérieurement. Il ne donnait pas non plus davantage de détails sur le type de recours envisagé, hormis la mention d’une éventuelle action fondée sur la section 338 et liée aux importations d’alcool canadien. La section 338 est une disposition rarement utilisée du droit commercial américain qui concerne les traitements discriminatoires infligés au commerce des États-Unis par des pays étrangers.

Le différend semble porter sur la différence entre l’examen de possibilités juridiques et la préparation d’une action en justice. Affirmer qu’une affaire est en préparation peut laisser entendre qu’elle est à un stade beaucoup plus avancé qu’un avis de recherche de clients potentiels. Le message de Strauss indique que le Liberty Justice Center estime que le précédent article a franchi cette limite en présentant une démarche encore incertaine comme une action en justice imminente.

Le message attribue à la Wine & Spirits Shippers Association la confirmation de ce point, mais aucun communiqué distinct de l’association ne figurait dans les documents examinés lundi. Pour l’heure, le courriel de Strauss constitue l’explication publique la plus claire de la position de l’organisation juridique sur cette affaire. D’après ce message, le centre dément avoir fixé une date de dépôt ou préparer activement une action fondée sur la section 338 en vue de la porter devant un tribunal.

L’article initial avait associé le centre à une contestation attendue des limites américaines aux importations d’alcool canadien. Strauss n’a pas abordé en détail la politique en cause et son message ne précisait pas si la théorie juridique envisagée avait changé. Son objection portait sur l’état d’avancement de la démarche, et non sur la question commerciale sous-jacente. Il a déclaré que le problème venait de la présentation des projets du centre comme une affaire en préparation, plutôt que comme une recherche toujours en cours d’une personne susceptible d’engager une action.

La réponse du Liberty Justice Center montre à quel point l’état d’avancement d’une démarche juridique peut être exagéré lorsque les premiers échanges avec des clients potentiels sont considérés comme la preuve d’un dépôt imminent. Le message de Strauss indique clairement que l’organisation souhaite voir cette distinction respectée dans les futurs articles et qu’elle reste disponible pour commenter les informations concernant ses activités.

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