09-03-2026
Une cour d'appel française a confirmé la condamnation à une peine d'emprisonnement pour traite des êtres humains de la dirigeante d'Anavim, une ancienne société de travail à façon dans les vignobles de Champagne. La principale accusée, une femme d'une quarantaine d'années originaire du Kirghizstan, a été condamnée à quatre ans de prison, dont deux ans avec sursis. Elle reste en détention. Le tribunal l'a reconnue coupable de traite des êtres humains, de travail non déclaré et d'emploi d'étrangers sans autorisation.
Deux de ses associés, âgés d'une trentaine d'années et principalement responsables du recrutement, ont bénéficié d'une légère réduction de peine en appel. Chacun a été condamné à un an de prison avec sursis. Le tribunal a également ordonné aux prévenus de verser 4 000 euros à chacune des 53 victimes en réparation du préjudice moral.
L'affaire porte sur les vendanges de 2023 en Champagne. La plupart des travailleurs concernés étaient des sans-papiers originaires du Mali, de Mauritanie, de Côte d'Ivoire et du Sénégal. Ils étaient logés par Anavim à Nesle-le-Repons, au sud-ouest de Reims, dans des conditions décrites par les inspecteurs du travail comme mettant gravement en péril leur sécurité, leur santé et leur dignité. Les inspecteurs ont trouvé des installations sanitaires sales et obsolètes, des installations électriques dangereuses et des matelas posés directement sur le sol.
Un groupe d'une trentaine de victimes s'est rendu en bus au tribunal pour entendre le verdict. Leur avocat, Maxime Cessieux, s'est félicité que le tribunal ait reconnu l'accusation de traite des êtres humains. Il a déclaré que c'était important car "ces travailleurs ont été traités comme des animaux". José Blanco, secrétaire général du syndicat CGT Champagne, qui soutient les travailleurs depuis le début de l'affaire, a déclaré que les peines d'emprisonnement constituaient un pas dans la bonne direction. Il a fait remarquer qu'il restait un défi majeur à relever avec les sous-traitants basés hors de France qui ne sont pas soumis à la réglementation française.
Le Comité interprofessionnel des vins de Champagne (CIVC) a reçu 5 000 euros pour atteinte à sa réputation. Les demandes de salaires impayés seront traitées lors d'une audience ultérieure devant le conseil de prud'hommes.
Le propriétaire du vignoble qui avait fait appel aux services de l'Anavim, la SARL Cerseuillat de la Gravelle, a été relaxé en appel.
Il ne s'agit pas d'un incident isolé dans le secteur du travail saisonnier en Champagne. Au cours de la même période des vendanges 2023, une autre affaire est apparue concernant une quarantaine de travailleurs saisonniers ukrainiens vivant dans des conditions tout aussi déplorables. Le 28 janvier 2026, le gérant de cette société de travail viticole a été condamné à trois ans de prison, dont deux ans à purger. L'entreprise a été condamnée à une amende de 350 000 euros.
Ces affaires ont attiré l'attention sur les problèmes persistants liés aux pratiques de travail pendant la saison des vendanges en Champagne et ont suscité des appels en faveur d'une surveillance plus stricte des entreprises de travail temporaire opérant dans la région.
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