De nouvelles données visuelles illustrent la lourdeur de la charge fiscale pesant sur le secteur vitivinicole

04-12-2025

Le graphique montre comment la hausse des droits de douane de 3,66 %, combinée à l'emballage, à la logistique et à la TVA, réduit les marges bénéficiaires et fait grimper les prix à la consommation.

À la suite de l'annonce récente du budget au Royaume-Uni, le gouvernement a confirmé une augmentation des droits sur l'alcool de 3,66 %, conformément à l'inflation. Ce changement, qui a pris effet la semaine dernière, a suscité l'inquiétude du secteur vitivinicole. Bibendum, un important fournisseur de vin, a publié une infographie illustrant l'impact de ces nouveaux coûts sur le prix d'une bouteille de vin moyenne. D'après leurs données, les droits d'accise sur une bouteille de 12,5 % d'alcool s'élèvent désormais à 2,87 livres sterling. Ce chiffre n'est qu'un élément d'une série de dépenses qui comprennent également l'emballage, la logistique, la TVA, le prix de base du vin lui-même et les frais liés à la responsabilité élargie du producteur (REP).

Jamie Avenell, directeur des achats groupés chez Bibendum, a commenté la situation en notant que, bien que cette augmentation ait été anticipée, elle survient à un moment difficile pour les consommateurs et les entreprises. Il a expliqué que de nombreuses personnes ressentent déjà une pression financière et que ce coût supplémentaire pèsera sur toutes les personnes impliquées dans la chaîne d'approvisionnement. M. Avenell a averti que les producteurs sont particulièrement vulnérables, car beaucoup d'entre eux n'ont plus beaucoup de marge de manœuvre pour absorber des coûts supplémentaires. Il craint que la hausse des prix ne réduise le choix des consommateurs et ne rende certains vins inabordables pour de nombreux acheteurs.

Les groupes industriels se sont fait l'écho de ces préoccupations. Miles Beale, directeur général de la Wine and Spirit Trade Association (WSTA), a qualifié le budget de "mort par mille coupures" pour les entreprises de vins et spiritueux. Il a souligné que les entreprises doivent encore faire face aux augmentations de taxes introduites plus tôt en février, qui comprenaient un changement de taxation du vin en fonction de son degré d'alcool. M. Beale a affirmé qu'il n'y avait pas de gagnants dans ce qu'il a appelé un régime de droits d'accise sur l'alcool "punitif". Selon lui, des taxes plus élevées ont tendance à réduire le volume des ventes, ce qui peut en fin de compte diminuer les recettes publiques tout en augmentant la pression sur les entreprises et les prix pour les consommateurs.

La WSTA a fourni des détails supplémentaires sur la manière dont les nouveaux taux affecteront les différents types de vin. Le droit moyen sur un vin rouge à 13,5 % d'alcool passera de 2,99 livres sterling à 3,10 livres sterling par bouteille. Pour un vin blanc à 11 % d'alcool, les droits passeront de 2,44 à 2,52 livres sterling par bouteille. Ces changements s'inscrivent dans le cadre des efforts déployés par le gouvernement britannique pour adapter la taxation de l'alcool à l'inflation et aux objectifs de santé publique.

Les détaillants et les importateurs évaluent actuellement l'impact de ces augmentations sur leurs stratégies de prix et leurs gammes de produits. Certains ont averti que certains vins pourraient devenir moins accessibles s'ils étaient mis hors de portée des entreprises et des consommateurs. L'industrie surveille également de près l'impact de ces changements sur la consommation globale de vin ou le déplacement de la demande vers des produits moins alcoolisés.

Les nouveaux taux de droits ajoutent une nouvelle couche de complexité pour les personnes impliquées dans l'importation et la vente de vin sur le marché britannique. Face aux pressions économiques et à l'évolution de la réglementation, de nombreux acteurs du secteur appellent à une révision du mode de taxation et de réglementation de l'alcool afin de garantir la viabilité des entreprises et l'accès des consommateurs à une gamme variée de produits.