Les ventes de vin effervescent en Russie progressent de 4,3 % à fin septembre
Les volumes de vin tranquille reculent de 2,7 %, prolongeant sur trois trimestres un marché à deux vitesses, selon les chiffres rapportés par Interfax.
mardi 20 octobre 2026

Les ventes au détail de vin tranquille en Russie ont poursuivi leur baisse au cours des neuf premiers mois de 2026, tandis que le vin effervescent a encore progressé, prolongeant un écart déjà apparu plus tôt dans l’année.
Interfax, citant des données de Rosalkogoltabakkontrol, l’agence fédérale russe chargée du contrôle de l’alcool et du tabac, a rapporté le 16 octobre que les ventes de vin tranquille au détail avaient atteint 40,6 millions de décalitres de janvier à septembre, soit une baisse de 2,7 % par rapport à la même période un an plus tôt. Les ventes de vin effervescent ont atteint 15,1 millions de décalitres, en hausse de 4,3 % sur un an.
Un décalitre équivaut à 10 litres. Ces chiffres portent sur les volumes vendus dans les circuits de vente au détail et ne comprennent pas de données sur le chiffre d’affaires. Ils ne doivent pas non plus être considérés comme une mesure directe de la consommation finale, car les volumes écoulés au détail ne correspondent pas nécessairement aux habitudes de consommation en temps réel.
Les dernières données montrent que l’écart entre les deux catégories de vin est resté inchangé par rapport aux chiffres de janvier à août publiés un mois plus tôt. Dans cette précédente mise à jour, les ventes de vin tranquille étaient également en baisse de 2,7 %, tandis que celles de vin effervescent progressaient de 4,3 %. Les nouveaux chiffres suggèrent donc une continuité plutôt qu’une nouvelle accélération dans un sens ou dans l’autre.
Ce constat est important, car il confirme une tendance du marché russe du vin qui s’est accentuée cette année : la demande de vin effervescent est restée relativement résiliente, contrairement à celle de vin tranquille. Les chiffres de janvier à septembre indiquent que la vigueur relative du vin effervescent ne s’étend pas à l’ensemble du segment du vin.
Interfax a attribué ces statistiques à Rosalkogoltabakkontrol, l’organisme fédéral chargé de la supervision de l’alcool et du tabac en Russie. Le portail statistique de l’agence n’était pas accessible au moment de la publication, ce qui signifie que les chiffres sont repris par l’intermédiaire d’une source secondaire plutôt que vérifiés de manière indépendante à partir de la base de données d’origine.
Aucune donnée monétaire n’a été communiquée en complément des volumes de vente ; les chiffres ne permettent donc pas de savoir si le chiffre d’affaires des distributeurs ou des producteurs a augmenté ou diminué sur la période. Les variations de prix, la composition de l’offre et les promotions peuvent toutes influer sur la valeur des ventes, même lorsque les volumes évoluent en sens inverse. Les chiffres publiés ne comprenaient pas non plus les autres catégories de boissons mentionnées dans la publication officielle plus large : les données sur le vin ne donnent ainsi qu’un aperçu partiel du marché, et non une vision complète des ventes d’alcool en Russie.
La période étudiée couvre les mois de janvier à septembre et donne une vue d’ensemble des ventes sur les trois premiers trimestres de l’année. Sur cette période, le vin tranquille est resté la catégorie la plus importante en volume, avec des ventes très supérieures à celles du vin effervescent, mais les évolutions ont divergé. Les ventes de vin tranquille ont reculé sur un an, tandis que celles de vin effervescent ont progressé.
La stabilité des taux de croissance et de baisse entre le rapport couvrant janvier à août et celui couvrant janvier à septembre suggère que le mois de septembre n’a pas sensiblement modifié la tendance en cours. Cela ne signifie pas que la demande est restée inchangée d’un mois à l’autre, mais seulement que le rythme cumulé communiqué par les autorités russes est demeuré le même dans les données publiées.
Comme les chiffres ne portent que sur les volumes physiques, ils n’éclairent que peu les raisons de cette divergence. Ils ne permettent pas de déterminer si l’évolution tient aux préférences des consommateurs, aux changements dans la distribution, aux différences d’approvisionnement, aux stratégies de prix ou aux habitudes d’achat saisonnières. Ils indiquent simplement que, sur le marché russe de détail, davantage de vin effervescent a été vendu que l’année précédente, tandis que les ventes de vin tranquille ont diminué.
Pour les producteurs, les importateurs et les distributeurs qui suivent le marché russe, les dernières données témoignent de performances toujours contrastées au sein du secteur du vin. Le vin effervescent a conservé une dynamique positive jusqu’en septembre, mais le vin tranquille n’a pas encore amorcé de reprise comparable.