Le Chianti DOCG ajoute un rosé après l’approbation par l’Italie de nouvelles règles de production

16-06-2026

Ce changement ouvre une catégorie en forte croissance à l’une des appellations les plus connues de Toscane et renforce le contrôle des producteurs.

Le Chianti DOCG, l’une des plus grandes appellations viticoles de Toscane, s’est officiellement étendu au-delà du vin rouge et inclura désormais une catégorie rosé après que le ministère italien de l’Agriculture a approuvé des modifications du cahier des charges et les a publiées au Journal officiel.

L’actualisation, annoncée par le Consorzio Vino Chianti, marque l’une des révisions les plus importantes de l’appellation ces dernières années. Le consortium a indiqué que le nouveau Chianti Rosé DOCG a été créé pour élargir l’offre de l’appellation sur un segment de marché qui continue de croître en Italie et à l’étranger.

Cette évolution concerne une appellation qui compte environ 2 200 producteurs, plus de 13 600 hectares de vignes et quelque 75 millions de bouteilles vendues chaque année. Le Chianti a longtemps été presque exclusivement identifié au vin rouge, ce qui fait de l’ajout d’un rosé un changement notable pour l’un des noms du vin les plus connus d’Italie.

Giovanni Busi, président du Consorzio Vino Chianti, a déclaré que ces changements visent à trouver un équilibre entre tradition et besoins du marché. Il a indiqué que le consortium préserve les éléments qui ont fait du Chianti l’un des vins italiens les plus reconnus au monde tout en ajoutant des outils pour aider les domaines à répondre plus efficacement aux pressions du marché et au changement climatique.

M. Busi a ajouté que le nouveau rosé permettra aux producteurs d’entrer sur un segment en expansion, notamment pendant l’été, période durant laquelle les ventes de Chianti ont généralement ralenti. Ce calendrier pourrait compter pour l’ensemble du secteur des boissons, alors que les producteurs cherchent des moyens de lisser la demande saisonnière et de toucher des consommateurs qui achètent de plus en plus des styles de vin plus légers pour la consommation par temps chaud.

Les règles révisées s’inscrivent dans un processus engagé par le consortium en 2020 afin d’adapter l’appellation aux évolutions du secteur vitivinicole. Outre la catégorie rosé, la nouvelle réglementation ajoute officiellement « Terre di Vinci » comme sous-zone au sein du Chianti DOCG, reconnaissant une zone liée au lieu de naissance de Léonard de Vinci et décrite par le consortium comme historiquement importante pour la viticulture.

Les modifications réglementaires renforcent également les contrôles destinés à améliorer la transparence et la protection des consommateurs. Dans le nouveau système, les producteurs devront obtenir un certificat d’aptitude auprès de l’organisme de contrôle avant de transférer des lots de Chianti et de Chianti Superiore destinés à la vente. Ils devront également informer à l’avance ce même organisme lorsqu’ils transfèrent du vin nouveau encore en fermentation et destiné à être classé DOCG.

Le consortium a présenté ces mesures comme faisant partie d’un effort plus large visant à renforcer la surveillance tout en actualisant la stratégie commerciale de l’appellation. Pour les domaines du Chianti, l’autorisation du rosé ouvre une nouvelle voie de développement produit sous un nom établi, à un moment où nombre de régions européennes réexaminent la manière dont les appellations traditionnelles peuvent rester compétitives sans perdre leur identité.

En pratique, cette décision donne aux producteurs accès à une catégorie qui suscite un intérêt durable sur les marchés internationaux du vin, où le rosé est passé d’une niche saisonnière à une composante stable de nombreux portefeuilles. Pour les importateurs, distributeurs et restaurants, le Chianti Rosé DOCG pourrait ajouter une marque régionale familière à un segment qui fonctionne souvent bien au verre et pendant les mois propices à la restauration en plein air.

Le consortium a présenté ce nouveau code de production comme le résultat partagé élaboré avec la filière. Son message était que le Chianti peut se projeter vers l’avenir sans renoncer à son histoire, même si l’une des appellations rouges les plus établies d’Italie laisse pour la première fois une place au vin rosé.