Une étude confirme que le verre reste le meilleur matériau pour conserver le vin

07-05-2026

L’aluminium et le PET peuvent convenir à des vins destinés à être consommés dans un délai d’environ six mois

Le vin est depuis longtemps commercialisé en bouteille de verre, car ce matériau protège bien les arômes et la couleur, mais une nouvelle étude suggère que certains emballages plus légers peuvent convenir à des vins destinés à être consommés relativement rapidement.

Des chercheurs de l’Université de l’Arkansas ont testé des vins rouges et blancs conservés pendant 0, 6 et 12 mois à 15 °C dans des bouteilles en verre et dans plusieurs contenants alternatifs, dont l’aluminium, le PET, le HDPE, le LDPE, le polypropylène et une poche souple. Les vins étaient élaborés à partir de raisins Chambourcin et Vignoles cultivés dans l’Arkansas et mis en bouteille en 2022 et 2023. L’étude a été publiée le 6 mai dans la revue Beverages.

L’équipe a constaté que le conditionnement avait un effet significatif sur l’oxygène dissous, le dioxyde de soufre libre, les mesures de couleur et les polyphénols totaux au cours du stockage. Les vins en verre, en particulier en bouteilles de 375 mL et 750 mL, ont le mieux résisté au fil du temps. Ils ont présenté la meilleure stabilité de couleur et la plus faible évolution de la composition phénolique.

À l’inverse, certains emballages alternatifs se sont montrés plutôt performants pour un stockage de courte durée. Les contenants en aluminium et en PET semblaient adaptés à un vin conservé jusqu’à 6 mois, mais leurs performances se dégradaient à 12 mois. Tous types d’emballages confondus, les changements de couleur devenaient plus perceptibles avec le temps, les valeurs Delta E augmentant pendant le stockage. Dans le cadre de l’étude, un Delta E supérieur à 5 signifiait que la couleur du vin était visiblement différente de celle du vin contenu dans une bouteille en verre de 750 mL au moment de la mise en bouteille.

Ces résultats sont importants car le verre reste considéré comme la référence pour la commercialisation et le vieillissement du vin, mais il présente aussi une empreinte carbone plus élevée que les matériaux plus légers. Les auteurs ont noté que les bouteilles en verre peuvent représenter jusqu’à 34 % de l’empreinte carbone totale de la production viticole. Les emballages alternatifs peuvent réduire les émissions liées au transport et à la fabrication, mais au prix d’une durée de conservation plus courte.

Les résultats de l’étude dessinent donc une segmentation pratique du marché : le verre reste le meilleur choix pour les vins destinés à un stockage prolongé ou au vieillissement, tandis que l’aluminium et le PET peuvent constituer des options viables pour des vins conçus pour être vendus et consommés dans un délai d’environ six mois après la mise en bouteille.