Les visites dans les pubs britanniques augmentent malgré la baisse des volumes d’alcool

15-04-2026

Les dépenses progressent en mars alors même que les ventes d’alcool reculent dans les pubs, bars et restaurants.

Les visites dans les pubs, bars et restaurants au Royaume-Uni ont augmenté en mars, alors que les volumes de consommation d’alcool ont reculé, selon de nouvelles données de The Oxford Partnership, société d’intelligence de marché qui suit le secteur on-trade.

Le taux d’occupation moyen a atteint 65,4 % en mars, soit une hausse de 1,1 % par rapport au même mois de l’année précédente. La durée moyenne d’une visite a également progressé, de 3,4 % à 153 minutes. Depuis le début de l’année, l’occupation est en hausse de 3,6 % et le temps passé sur place de 2,3 % par rapport à 2025.

Mais cette fréquentation plus soutenue ne s’est pas traduite par une hausse des ventes d’alcool. Les volumes de ventes globaux ont reculé de 2 % en mars par rapport à mars 2025. En cumul annuel glissant, la lager standard a chuté de 5,8 %, et le résultat en glissement annuel pour mars sur cette catégorie a montré un recul similaire. Le stout a évolué à l’inverse, en hausse de 5,8 % sur la même période.

Le nombre d’établissements en activité au Royaume-Uni a également continué de diminuer. The Oxford Partnership indique que 99 789 établissements étaient ouverts en mars, contre 101 171 en mars dernier.

La dépense par visite a augmenté à 26,91 £ en mars, principalement sous l’effet de la restauration. La dépense alimentaire par personne est passée à 32,12 £, contre 30,86 £ un an plus tôt. La dépense en boissons par personne a elle aussi progressé, mais plus modestement, à 21,28 £ contre 20,89 £.

The Oxford Partnership estime que le marché s’est amélioré mois après mois mais n’a pas encore totalement retrouvé son niveau antérieur. Dans son rapport, la société indique que les indicateurs d’engagement restent solides et que les dépenses continuent d’augmenter, mais que l’intensité de consommation demeure inférieure aux niveaux observés auparavant.

Ces chiffres dessinent une tendance désormais familière dans l’ensemble du secteur britannique de l’hospitalité : les consommateurs reviennent dans les établissements et y restent plus longtemps, mais ils boivent moins qu’auparavant, même si les ventes de nourriture contribuent à soutenir les dépenses globales.