30-04-2026
L’Union européenne a adopté jeudi son 20e train de sanctions contre la Russie, en ajoutant de nouvelles restrictions dans les domaines de l’énergie, de la finance, du commerce, du transport maritime et des médias, alors que Bruxelles cherche à accentuer la pression sur Moscou en raison de la guerre en Ukraine et à fermer les voies utilisées pour contourner les mesures précédentes.
La Commission européenne a indiqué que ce paquet visait à frapper les revenus pétroliers de la Russie, à limiter l’accès aux services financiers et à compliquer l’action des entreprises et intermédiaires de pays tiers qui aident des biens sanctionnés à parvenir jusqu’en Russie. Pour la première fois, il active également l’outil anti-contournement du bloc, une mesure destinée, selon les responsables, à mettre fin aux violations répétées liées à des exportations depuis l’Union européenne qui finissent en Russie.
Les nouvelles mesures élargissent la liste des entreprises énergétiques russes et entités liées visées par le bloc. Elles ajoutent aussi davantage de navires à la liste des sanctions contre la flotte fantôme de l’UE, portant le total à 632 bâtiments. Ces navires sont désormais soumis à des interdictions d’accès aux ports et à des restrictions de services. Le paquet inclut également deux ports russes, Mourmansk et Touapse, ainsi que, pour la première fois, un port d’un pays tiers, le Karimun Oil Terminal en Indonésie, en raison de liens avec le contournement des sanctions pétrolières.
Bruxelles a également introduit des garde-fous sur les ventes de pétroliers depuis l’UE afin d’empêcher une utilisation finale russe. Les vendeurs européens devront procéder à une diligence raisonnable et inclure dans les contrats une clause obligatoire « no Russia ». Le paquet ajoute une nouvelle clause destinée à accélérer le démantèlement ou le recyclage des navires quittant la flotte fantôme.
La Commission a indiqué que le Conseil déciderait ultérieurement de la date d’entrée en vigueur d’une future interdiction des services maritimes liés au pétrole brut et aux produits pétroliers russes. Cette mesure est coordonnée avec le G7 et les pays participant à la coalition du plafonnement des prix. Le paquet interdit également les services de maintenance pour les méthaniers russes transportant du gaz naturel liquéfié (GNL) et pour les brise-glaces, et autorise les opérateurs de l’UE à mettre fin aux contrats de longue durée avec les exploitants russes de terminaux GNL.
Sur le plan financier, l’UE a étendu son interdiction de faire affaire avec 20 banques russes supplémentaires, portant à 70 le nombre total d’établissements exclus de l’accès au marché intérieur européen. Elle a aussi élargi les interdictions de transactions à quatre banques au Kirghizistan, au Laos et en Azerbaïdjan que Bruxelles accuse d’avoir aidé la Russie à contourner les sanctions ou à se connecter à son système de messagerie financière.
Le paquet instaure aussi une interdiction sectorielle des échanges avec les prestataires russes de services sur crypto-actifs et les plateformes décentralisées utilisées pour le trading de cryptomonnaies. Il interdit également tout soutien à RUBx, un stablecoin adossé au rouble, ainsi qu’au rouble numérique actuellement en développement par la banque centrale russe. En outre, il vise des intermédiaires en Russie et dans d’autres pays qui facilitent des paiements internationaux destinés à contourner les sanctions européennes.
Les restrictions commerciales ont elles aussi été élargies. La Commission a indiqué que le bloc interdirait des exportations de biens d’une valeur supérieure à 365 millions d’euros, dont le caoutchouc et les tracteurs, et restreindrait des articles utilisés dans l’effort militaire russe tels que les explosifs, la verrerie de laboratoire et les lubrifiants haute performance. Les importations de métaux, produits chimiques et minéraux d’une valeur supérieure à 530 millions d’euros seront également interdites, tandis que les importations d’ammoniac seront soumises à un quota.
L’UE a ajouté 58 entreprises et personnes associées liées au complexe militaro-industriel russe, dont des producteurs de drones et des fournisseurs de biens à double usage originaires de Chine, de Hong Kong, de Türkiye, des Émirats arabes unis, d’Ouzbékistan, du Kazakhstan et du Bélarus. Soixante autres entités ont été ajoutées pour leur soutien direct ou indirect à l’effort de guerre russe ou pour contournement des sanctions.
Le paquet comprend au total 120 nouvelles inscriptions : 33 personnes physiques et 83 entités. Les personnes et entités inscrites font l’objet d’un gel des avoirs, tandis que les personnes physiques sont également soumises à une interdiction de voyager. Parmi elles figurent des oligarques, des personnes accusées par l’UE d’être impliquées dans l’enlèvement d’enfants ukrainiens, des propagandistes et des personnalités liées au pillage du patrimoine culturel.
La Commission a indiqué renforcer également les protections juridiques pour les entreprises européennes confrontées à des actions judiciaires de représailles en Russie. Selon ces nouvelles règles, les tribunaux des États membres pourront infliger des amendes aux Russes qui engagent devant les juridictions russes des procédures abusives. Les entreprises européennes pourront aussi demander réparation si des jugements abusifs sont exécutés dans des pays tiers hors de Russie.
Les mesures ciblent aussi davantage la propagande en interdisant les sites miroirs qui recopient le contenu de médias déjà visés par des restrictions européennes comme RT et Sputnik. Bruxelles a indiqué que ces sites seraient bloqués sur le territoire du bloc. Le paquet interdit également aux instituts de recherche et aux universités de l’UE d’accepter un financement du gouvernement russe pour leurs projets de recherche et d’innovation.
Maria Luís Albuquerque, commissaire aux services financiers et à l’union de l’épargne et des investissements, a déclaré que ce paquet allait encore restreindre la capacité de la Russie à financer ce qu’elle a qualifié de guerre illégale en Ukraine. Elle a ajouté que Bruxelles visait les acteurs financiers et les infrastructures situés dans des pays tiers qui contribuent au contournement des sanctions.
La Commission a précisé que des dispositions similaires avaient également été étendues au Bélarus dans le cadre de son propre régime de sanctions.
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