20-01-2026
Les boissons sans alcool ou à faible teneur en alcool gagnent du terrain au Royaume-Uni et dans d'autres pays à revenu élevé, puisque 20 % des adultes britanniques consomment aujourd'hui ces boissons au moins occasionnellement. Cette tendance reflète une évolution globale vers des modes de vie plus sains et des habitudes de consommation plus modérées. Les supermarchés et les lieux de convivialité ont augmenté leur offre de ces produits, les présentant souvent comme des alternatives plus sûres aux boissons alcoolisées traditionnelles. Cependant, une nouvelle analyse publiée dans le BMJ soulève des inquiétudes quant à l'impact de cette évolution sur la santé publique. Elle met en garde contre le fait que, sans une réglementation plus stricte et une attention particulière portée à une véritable substitution, ces boissons pourraient saper les mesures de contrôle de l'alcool établies et creuser les inégalités en matière de santé.
L'analyse du BMJ a passé en revue les recherches actuelles et les données politiques concernant les effets sur la santé des boissons sans alcool et à faible teneur en alcool. Les auteurs ont constaté que si ces produits peuvent réduire les dommages liés à l'alcool lorsqu'ils remplacent des boissons plus fortes, leur impact global reste limité. Les données suggèrent que seul un nombre modeste de personnes procède à cette substitution et que les avantages ne sont peut-être pas suffisamment importants pour améliorer la santé publique au niveau de la population.
Les boissons sans alcool et à faible teneur en alcool, souvent appelées "no and low alcohol" ou "nolo", sont conçues pour imiter le goût de la bière, du vin ou des spiritueux, mais contiennent peu ou pas d'éthanol. Au Royaume-Uni, les produits étiquetés "à faible teneur en alcool" ne doivent pas dépasser 1,2 % d'alcool par volume (ABV). Ces produits diffèrent des boissons alcoolisées à teneur réduite, qui contiennent encore suffisamment d'alcool pour provoquer une intoxication et des risques à long terme pour la santé. L'augmentation des ventes de boissons nolo est due à l'amélioration des méthodes de production, aux tendances en matière de bien-être et à l'intérêt des consommateurs pour des options de consommation flexibles. Malgré leur popularité croissante, les boissons nolo ne représentent encore qu'une petite fraction des ventes totales d'alcool.
L'un des principaux problèmes est que le prix de ces produits est souvent similaire à celui des boissons alcoolisées ordinaires. Cette structure de prix peut limiter l'accès des groupes à faible revenu, qui sont déjà confrontés à des taux plus élevés de dommages liés à l'alcool. En l'absence de politiques ciblées sur l'accessibilité financière et la disponibilité, les boissons sans alcool risquent d'exacerber les disparités existantes en matière de santé au lieu de les réduire.
Les pratiques de marketing posent également des problèmes. Les entreprises du secteur de l'alcool utilisent souvent des marques communes à leurs produits alcoolisés et non alcoolisés pour maintenir leur visibilité sur les marchés où des restrictions publicitaires s'appliquent. Ce marketing de substitution permet aux marques d'atteindre le public en parrainant des événements sportifs ou des lieux familiaux où la publicité traditionnelle pour l'alcool serait interdite. Ces stratégies peuvent exposer les enfants et les adolescents à des marques d'alcool dès leur plus jeune âge, ce qui risque de normaliser les comportements de consommation avant qu'ils n'atteignent l'âge légal.
D'autres inquiétudes portent sur la manière dont ces produits pourraient affecter les personnes en voie de guérison d'une dépendance à l'alcool ou celles qui essaient de s'abstenir de boire pendant la grossesse ou l'adolescence. Bien que les preuves soient limitées, certains experts craignent que l'exposition à une marque ou à un emballage familier puisse déclencher des envies ou saper les efforts déployés pour éviter l'alcool.
Le rôle de l'industrie de l'alcool dans la promotion des boissons nolo en tant que solution aux dommages liés à l'alcool est un autre sujet d'examen. En se positionnant comme partenaires d'initiatives de santé publique, les entreprises peuvent chercher à détourner l'attention d'interventions plus efficaces telles que le contrôle des prix, l'interdiction de la publicité ou les restrictions sur les ventes d'alcools forts. L'Organisation mondiale de la santé a mis en garde contre l'utilisation de stratégies de substitution comme moyen de contourner les réglementations existantes ou d'étendre le marketing à de nouveaux publics.
Les réponses politiques varient considérablement d'un pays à l'autre. Certains gouvernements ont étendu les restrictions en matière de publicité aux produits non alcoolisés dont la marque est partagée, tandis que d'autres autorisent la poursuite du parrainage en profitant des lacunes de la réglementation. Les pratiques d'étiquetage diffèrent également ; des termes tels que "léger" ou "à teneur réduite en alcool" peuvent induire les consommateurs en erreur quant au contenu et aux risques réels.
Les auteurs du BMJ recommandent une approche de précaution qui donne la priorité à la santé publique plutôt qu'aux intérêts commerciaux. Ils préconisent des définitions réglementaires claires distinguant les boissons sans alcool des boissons alcoolisées à teneur réduite et des boissons non alcoolisées. Les politiques devraient promouvoir une véritable substitution de l'alcool fort en rendant les options sans alcool plus visibles et plus abordables dans les lieux autorisés, tout en protégeant les espaces tels que les salles de sport et les lieux de travail de l'empiètement des marques.
Les restrictions en matière de marketing devraient s'appliquer de la même manière à tous les produits dont la marque est associée à des boissons alcoolisées. Des politiques transparentes sont nécessaires pour empêcher l'industrie d'influencer les réglementations de manière à favoriser les intérêts commerciaux au détriment des résultats en matière de santé publique.
Si les boissons sans alcool ou à faible teneur en alcool présentent des avantages potentiels si elles remplacent les options plus fortes, les données actuelles ne garantissent pas une réduction substantielle des dommages au niveau de la population. L'impact futur de ces produits dépendra de la manière dont les gouvernements réglementeront leur commercialisation, leur prix et leur disponibilité, et si les politiques sont conçues de manière à ce que la santé publique soit l'objectif principal plutôt que la croissance de l'industrie.
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