15-01-2026
Le gouvernement français propose un nouveau plan d'arrachage de vignes pour 2026, afin de répondre aux défis actuels du secteur vitivinicole. Le plan, qui a été demandé par la filière viticole, a été discuté en détail lors d'une réunion du conseil spécialisé de FranceAgriMer le 14 janvier. Alors que l'approbation finale dépend de l'adoption du budget national et de la ratification du "Paquet vin" européen, les responsables de la filière se préparent à sa mise en œuvre.
Un budget de 130 millions d'euros a été alloué à cette initiative. La fenêtre de dépôt des demandes d'arrachage de vignes sera ouverte une seule fois, au plus tard le 6 février 2026. Jérôme Despey, président du conseil spécialisé des vins, a indiqué que si les services de FranceAgriMer sont prêts plus tôt, le processus pourrait commencer avant cette date. L'appel à manifestation d'intérêt restera ouvert pendant un mois et se terminera le 6 mars 2026.
La campagne devrait débuter en mars 2026, à condition que les budgets européen et français soient approuvés comme prévu à la fin du mois de février. Les viticulteurs éligibles recevront une aide financière de 4 000 euros par hectare supprimé.
En préparation de la période de candidature, Despey conseille à tous les viticulteurs intéressés de mettre à jour leur enregistrement de vignoble (CVI) et d'obtenir leur numéro de Vitirestructuration. Les demandes doivent être soumises par l'intermédiaire de cette plateforme. Ceux qui n'ont pas de numéro de Vitirestructuration doivent en faire la demande dès maintenant, en fournissant leur numéro d'identification d'entreprise Siret.
Dans le cadre de ce plan, deux options sont possibles pour l'arrachage des vignes : l'arrachage total ou l'arrachage partiel. L'arrachage total et permanent sera prioritaire. Cette option exige que les viticulteurs renoncent à leur numéro CVI et cessent toute activité viticole sur les terres concernées. En contrepartie, ils ne seront pas autorisés à planter de nouvelles vignes sur ces terres pendant dix ans. Pour bénéficier de cette mesure, les viticulteurs doivent disposer d'un numéro CVI, des déclarations de récolte des trois dernières années et d'un numéro Siret.
L'arrachage partiel et temporaire est également possible, mais il est soumis à des conditions spécifiques : les vignes doivent être âgées de plus de dix ans et ne peuvent pas être du Chardonnay, car ce cépage se trouve actuellement dans une meilleure situation que les autres sur le marché. Dans ces cas, les producteurs perdent les droits de replantation pour les parcelles qu'ils enlèvent.
Si les demandes dépassent la superficie budgétisée de 32 500 hectares - correspondant aux fonds disponibles à 4 000 euros par hectare - un coefficient stabilisateur sera appliqué aux superficies de tous les demandeurs. Cela signifie que chaque demandeur peut recevoir une aide pour une superficie légèrement inférieure à celle qu'il a demandée si la demande totale dépasse les fonds disponibles. Selon M. Despey, dans ce cas, les producteurs peuvent encore retirer leur demande après avoir pris connaissance de la superficie qui sera couverte par l'aide. Toutefois, s'ils acceptent la demande mais ne réalisent pas au moins 80 % de l'enlèvement convenu, ils s'exposent à des sanctions : perte de la subvention et exclusion de l'aide à la restructuration pendant six ans.
Des enquêtes récentes menées par FranceAgriMer indiquent que les intentions d'arrachage de vignes portent actuellement sur environ 34 428 hectares dans les principales régions viticoles françaises. Les plus grandes superficies se trouvent dans le Languedoc (11 821 ha), la Nouvelle-Aquitaine sans les Charentes (8 384 ha), la Provence/Vallée du Rhône (5 701 ha), le Sud-Ouest (3 958 ha), le Val de Loire (1 213 ha), les Charentes (963 ha) et l'Alsace/Bourgogne/Beaujolais (413 ha).
Ce nouveau plan fait suite aux précédents programmes d'arrachage de vignes en France. Pour la seule année 2024, des mesures d'aide similaires ont couvert environ 36 000 hectares. L'effort actuel reflète les ajustements en cours en réponse aux pressions du marché et à l'évolution des modes de consommation qui affectent les producteurs de vin français.
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